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    Au Mali, au moins quatre casques bleus de nationalité togolaise ont été tués, ce dimanche 29 mai, dans la région de Mopti, dans le centre du pays. Ils ont été victimes d'une mine suivie d'une attaque par des assaillants, selon des sources policière et onusienne.

    Europe

    Tchétchénie: Ramzan Kadyrov cogne toujours plus fort sur l’opposition

    media Le président tchétchène Ramzan Kadyrov. AFP PHOTO / POOL / MAXIM SHEMETOV

    Le président tchétchène Ramzan Kadyrov a publié, mardi 19 janvier 2016, une tribune dans laquelle il prône l’internement en hôpital psychiatrique pour les opposants politiques. La dernière provocation en date d’une longue liste de brimades adressées à l’opposition.

    De notre correspondante à Moscou,

    Nouvelle sortie musclée pour Ramzan Kadyrov. Dans une tribune publiée par un journal proche du pouvoir, le président tchétchène s’est dit prêt à faire enfermer les opposants politiques dans des hôpitaux psychiatriques. Des propos qui rappellent l’époque soviétique, quand les dissidents étaient internés.

    Ramzan Kadyrov a commencé à s’en prendre à ses adversaires politiques il y a une semaine. Devant des journalistes, il a qualifié l’opposition non parlementaire « d’ennemie du peuple » et de « traitre à la patrie », qui veut profiter des difficultés économiques pour propager le chaos en Russie. Il l’a accusée de « jouer le jeu des services secrets occidentaux » désireux de détruire la Russie. Le dirigeant demande qu’ils soient punis avec sévérité.

    Ces propos ont été critiqués par un député de Saint-Pétersbourg qui envisage de déposer une plainte. La médiatrice et le Conseil des droits de l’homme ont jugé que ces allégations n’étaient pas conformes à la Constitution. Ce qui n’a pas calmé leur auteur.

    Repentance et humiliation

    Un de ses proches, Magomed Daoudov, speaker du Parlement tchétchène, a expliqué que Ramzan Kadyrov possède un chien baptisé Tarzan et qui n’aime pas les chiens étrangers, surtout les américains. Il a ensuite menacé de lâcher Tarzan sur les chiens de l’opposition, en donnant les noms de certaines journalistes, opposants ou militants des droits humains.

    Dans le même temps, des Tchétchènes qui avaient eu le tort de critiquer leur dirigeant sur les réseaux sociaux ont dû se repentir en public. L’un d’eux avait raillé la passion de Kadyrov pour le sport. Il a été contraint de marcher sur un tapis de course les jambes nues en faisant repentance. Aussi, des manifestations sur le thème « Ramzan, fierté de la Russie » sont prévues jeudi 21 janvier dans la capitale tchétchène Grozny.

    Pour réponse, un journaliste d’une chaîne de télé libérale, Dojd, a à son tour marché sur un tapis de courses en clamant son amour au chef tchétchène, un opposant s’est pris en photo avec un énorme chien et un autre avec un chat.

    « Fantassin » de Poutine

    Dans un registre plus sérieux, Lev Ponomarev, un défenseur des droits humains, estime que la qualification de « traitre » constitue une menace. Alexeï Venediktov, le directeur de Radio Echo, pense que Kadyrov est fébrile à cause de l’apparition de son nom dans plusieurs enquêtes journalistiques s’intéressant au meurtre de l’opposant russe Boris Nemtsov.

    Venediktov a ainsi demandé des mesures de protection supplémentaires pour sa radio. Selon Victor Chenderovitch, activiste de la société civile, cette affaire montre que l’Etat ne fonctionne pas correctement, car partout ailleurs, Kadyrov aurait été rappelé à ses responsabilités. L’opposant Konstantin Merzli-kine note que le Kremlin n’a pas réagi. Quant à Mikhaïl Khodorkovski, il y voit un message du Kremlin. Et c’est la toute la question, car dans sa harangue contre l’opposition, Kadyrov ne cesse de se présenter en patriote, en « fantassin » du président Poutine.

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