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    Europe

    L’avenir du Kosovo suspendu à la création d'un tribunal spécial

    media Le candidat de l'UCK à la présidentielle Hashim Thaçi est menacé par la création d'un tribunal spécial chargé de juger les crimes commis entre 1998 et 2000 par la guérilla albanophone. Reuters

    C’est dans un climat politique délétère que le Kosovo s’apprête à célébrer dans un mois le huitième anniversaire de son indépendance le mois prochain. Le Parlement est paralysé par l’opposition, tandis que la création d’un tribunal spécial chargé de juger les crimes de guerre commis par l’UCK entre 1998 et 2000 menace certains hauts dirigeants.

    De notre correspondant à Pristina,

    Alors que le Kosovo fêtera dans un mois le huitième anniversaire de son indépendance, proclamée le 17 février 2008, la situation politique ne cesse de se dégrader dans le petit pays. Depuis l’automne, les travaux du Parlement sont bloqués par l’opposition. Menée par le mouvement Vetëvendosje, elle dénonce les accords de Bruxelles, signés par le gouvernement avec la Serbie.

    Elle s’oppose notamment à la création d’une association des communes à majorité serbe qui, selon elle, mènerait à la partition du Kosovo et transformerait le pays en une nouvelle Bosnie-Herzégovine. Renforcée par l’avis de la Cour constitutionnelle, qui a partiellement dénoncé les accords signés, elle réclame désormais la démission du gouvernement qu’elle estime « illégitime », et est bien décidée à continuer à bloquer le Parlement.

    L’élection du président de la République menacée

    Cette stratégie de blocage pourrait compromettre l’élection du président de la République. Le mandat de l’actuelle chef de l’Etat, Atifete Jahjaga, se termine en avril, et le Parlement doit élire son remplaçant dès le mois prochain. Pour l’instant, le seul candidat déclaré est Hashim Thaçi, le chef du Parti démocratique du Kosovo, fort de son alliance avec la Ligue démocratique du Kosovo.

    Les deux formations dirigent ensemble le pays depuis décembre 2014, mais au sein même de la Ligue, le nom de l’ancien chef de l’UCK ne fait pas consensus. Pour que l’élection soit valide, deux-tiers des députés doivent voter, mais M. Thaçi n’est pas assuré d’obtenir ce chiffre. D’autant plus que les députés de la liste serbe Srpska, téléguidée par Belgrade, posent aussi leurs conditions et n’ont toujours pas exprimé leur position. Si l’élection présidentielle échouait, un nouveau scrutin anticipé serait obligatoire. Un scénario qui inquiète fort les chancelleries occidentales.

    Hashim Thaçi convoite l’immunité présidentielle

    Hashim Thaçi espère se faire élire pour bénéficier du statut présidentiel et ainsi échapper à un jugement de la nouvelle cour spéciale chargée de juger les crimes de guerre commis entre 1998 et 2000. Même si l’immunité que la fonction présidentielle pourrait lui procurer demeure incertaine. En réalité, toute la vie politique du Kosovo est désormais suspendue à la création de ce tribunal.

    La semaine dernière, le gouvernement des Pays-Bas a confirmé qu’il serait basé à La Haye, et pourrait entrer en fonction dès le printemps. Cette cour est une conséquence directe du rapport du député suisse Dick Marty sur les crimes commis par l’UCK, notamment un possible trafic d’organes. Les accusations pourraient frapper les plus hauts dirigeants de l’ancienne guérilla, dont Hashim Thaçi ou le président du Parlement, Kadri Veseli, le chef des services secrets de l’UCK.

    C’est donc une ambiance de fin de règne qui prévaut à Pristina. Certains analystes supposent même que les pays occidentaux, notamment les Etats-Unis, pourraient bientôt « lâcher » Hashim Thaçi, qui fut longtemps leur protégé. Dans ce contexte délétère, l’opposition est bien décidée à exploiter les frustrations politiques et sociales qui s’accumulent dans le petit pays. Le Kosovo pourrait bien être à la veille d’une nouvelle explosion.

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