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    Europe

    Espagne: Rajoy renonce à former un gouvernement

    media Le conservateur Mariano Rajoy a renoncé, pour l'instant, à former un gouvernement, laissant la voie libre à la gauche pour s'y essayer à son tour. REUTERS/Juan Medina

    Le conservateur Mariano Rajoy a renoncé vendredi 22 janvier à tenter de former un nouveau gouvernement dans l'immédiat, faute de majorité au congrès, laissant la voie ouverte aux socialistes et à la gauche radicale Podemos.

    « Sa majesté le roi a proposé à M. Mariano Rajoy d'être candidat à la présidence du gouvernement. M. Mariano Rajoy a remercié sa majesté le roi mais a décliné l'offre », a annoncé le palais royal dans un communiqué.

    « Je maintiens ma candidature mais je ne peux pas me présenter pour l'instant », a expliqué M. Rajoy à la presse. Il a fait valoir qu'il avait « contre lui une majorité absolue des députés, d'au moins 180 » sur 350. Le roi Felipe VI entamera mercredi une nouvelle ronde de consultations des partis avant de désigner un autre candidat à la formation d'un gouvernement, a annoncé le palais.

    Depuis les élections du 20 décembre, M. Rajoy répétait qu'il lui revenait de former un gouvernement en tant que chef du Parti populaire (PP) qui a recueilli le plus de voix (28,7%). Mais il a bien dû admettre vendredi qu'il était dans l'impasse, son adversaire traditionnel, le Parti socialiste, ayant rejeté son offre de pacte de gouvernement à trois, avec le parti libéral Ciudadanos.

    Sa décision est tombée après une annonce-choc de Podemos, qui a pour la première fois fermement proposé de « former un gouvernement avec le Parti socialiste et Izquierda unida » (IU, écolo-communistes). Le dirigeant du nouveau parti anti-austérité, Pablo Iglesias, a précisé que lui-même briguerait la vice-présidence du gouvernement.

    Analyse de la presse

    Le leader indigné Pablo Iglesias a réussi un coup magistral. La balle est désormais dans le camp du socialiste Pedro Sanchez. Telle est en substance l'analyse du quotidien El Pais, pour qui l'offre de former un gouvernement des Indignés de Podemos est un cadeau empoisonné, rapporte notre correspondant à Madrid, François Mussau.

    En effet, le leader socialiste est dos au mur, renchérit le journal El Mundo. S'il accepte, il sera l'otage de Podemos pendant tout son mandat. Et s'il refuse, poursuit El Mundo, Sanchez pourra être taxé d'être le responsable de l'instabilité dans le pays. Ce qui est sûr, résume le journal conservateur ABC, c'est que l'Espagne est aujourd'hui un pays bloqué, la logique voudrait qu'il y ait un vaste gouvernement d'union nationale, au lieu de cela on risque un front de gauche avec le soutien des indépendantistes de Catalogne.

    Autant dire, souligne La Razon, que l'unité du pays ne serait plus garantie. Les médias reflètent dans leur ensemble une atmosphère d'incertitude. Il faudra attendre la semaine prochaine pour y voir plus clair, lorsque le roi reprendra les contacts avec tous les dirigeants dans l’espoir de former un gouvernement.

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