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    Europe

    Portugal: le «professeur Marcelo» aux portes du pouvoir

    media Marcelo Rebelo de Sousa est une personnalité présente dans les médias depuis plus de 40 ans. https://pt.wikipedia.org

    Grand favori de la présidentielle dont le 1er tour se déroule ce dimanche 24 janvier au Portugal, Marcelo Rebelo de Sousa peut l’emporter dès ce soir et succéder à Anibal Cavaco Silva qui ne peut pas briguer un troisième mandat. Ce serait une consécration pour une personnalité présente dans les médias depuis plus de 40 ans.

     

    Professeur de droit haut en couleur et champion prédestiné de la droite portugaise, Marcelo Rebelo de Sousa s'est imposé comme le grand favori de l'élection présidentielle de ce dimanche grâce à une popularité engrangée en tant que vedette du commentaire politique. A 67 ans, cet homme au regard pétillant semble en mesure d'atteindre le sommet de l'Etat, après avoir laissé passer sa chance de briguer le poste de Premier ministre à la fin des années 1990.

    Personnalité « ambiguë et contradictoire », ayant vécu « au centre de la vie politique portugaise depuis qu'il est né », M. Rebelo de Sousa est « le meilleur exemple du pouvoir médiatique au Portugal », résume son biographe Vitor Matos. Né à Lisbonne le 12 décembre 1948, il doit son prénom à Marcello Caetano, témoin de mariage de ses parents et qui allait succéder à Antonio Salazar avant la fin du régime dictatorial renversé en 1974. Son père, médecin, a notamment été ministre et gouverneur colonial sous Caetano.

    Un parcours semé d’échecs

    Habile orateur, Marcelo Rebelo de Sousa jouit d'une solide popularité. REUTERS/Rafael Marchante

    Etudiant à la faculté de droit de Lisbonne, il se rapproche des milieux les plus modérés du régime, qui réclament davantage d'ouverture, et s'éloigne de son mentor Marcello Caetano, éminent professeur de droit. Diplômé avec une moyenne de 19 sur 20, il participe en 1973 à la création de l'hebdomadaire Expresso, dont il devient un des chroniqueurs les plus redoutés et où il entretient des rapports crispés avec la censure. Avec l'avènement de la démocratie, il prend part à la fondation du Parti social-démocrate (PSD, centre-droit) et devient député à l'Assemblée constituante, sans jamais abandonner sa carrière académique.

    Au début des années 1980, M. Rebelo de Sousa entre au gouvernement, en tant que secrétaire d'Etat puis ministre des Affaires parlementaires. Dix ans plus tard, sa première grande joute électorale, comme candidat à la mairie de Lisbonne, se solde toutefois par un échec. Cet électron libre de la vie politique portugaise, critiqué pour son penchant pour l'intrigue et pour son manque de loyauté, revient sur les devants de la scène dès 1996 en prenant les rênes du PSD, alors dans l'opposition.

    Sous sa direction, le parti s'abstient à plusieurs reprises lors du vote du budget de l'Etat, permettant au gouvernement socialiste minoritaire de l'époque d'arriver au bout de son mandat. Ce fervent catholique, divorcé et père de deux enfants, obtient une importante victoire quand le « non » l'emporte lors du premier référendum sur la légalisation de l'avortement. Pourtant, à quelques mois des élections législatives de 1999, il jette l'éponge après l'échec de son projet de coalition de droite, remplacé par le futur Premier ministre José Manuel Barroso.

    Chroniqueur à succès

    Après deux quinquennats Anibal Cavaco Silva (g), ici avec le Premier ministre Pedro Passos Coelho, ne peut pas se représenter. REUTERS/Rafael Marchante

    Dès l'année suivante, le « professeur Marcelo » fait ses débuts dans le rôle de commentateur vedette, qui distille avec éloquence ses petites phrases chaque dimanche soir devant une audience grandissante de fidèles téléspectateurs. « Le peuple l'aime, car Marcelo est divertissant », mais ses détracteurs dénoncent la « légèreté irresponsable » avec laquelle il passe du commentaire politique à l'actualité économique ou sportive, explique son biographe.

    Seul candidat de droite à la présidentielle de dimanche, il courtise les électeurs du centre en se disant le représentant de « la gauche de la droite » et répète qu'il ne sera pas un « contre-pouvoir » au nouveau gouvernement socialiste. S’il est élu, l’ancien professeur - crédité de 52 à 55% des voix dans les derniers sondages - aura la possibilité de dissoudre le Parlement où la droite n’est pas parvenue à disposer d’une majorité absolue lors des dernières législatives du 4 octobre. Selon la Constitution portugaise, cette dissolution ne pourra néanmoins pas intervenir avant le début avril, soit six mois après le dernier scrutin législatif.

    (Avec AFP)

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