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    Europe

    Réfugiés: le Danemark est en train de durcir sa politique d'accueil

    media Des migrants, principalement venant de Syrie, marchent sur une route danoise, ce 7 septembre 2015. REUTERS/Bax Lindhardt/Scanpix Denmark

    Le Parlement danois s’apprête à voter ce mardi un projet de loi qui risque de rendre encore plus difficile l’obtention de l’asile. Le texte fait polémique. Parmi les points les plus sujets à critique : la confiscation des liquidités ou des effets personnels aux migrants qui détiennent plus de 10 000 couronnes danoises, soit plus de 1 340 euros. L'idée est qu'ils apportent leur contribution à l'Etat qui les accueille.

    Avec notre envoyée spéciale à Copenhague,  Anastasia Becchio

    Saisir les biens de valeur des migrants... la mesure est avant tout symbolique, destinée à donner un signal clair aux futurs candidats à l’exil : le Danemark est une destination à éviter. Ce n’est pas la première tentative que les autorités de Copenhague entreprennent pour dissuader les migrants de venir : en septembre 2015, elles avaient acheté des encarts publicitaires dans la presse libanaise pour expliquer que les conditions d’installation avaient été durcies.

    Le texte qui va être voté ce mardi semble aller dans le même sens. Il prévoit notamment de rallonger d’un an à trois ans les délais pour demander à faire venir sa famille. Cette disposition alarme les organisations internationales qui y voient une incompatibilité avec la Convention européenne des droits de l'homme et la Convention des Nations unies relative aux droits de l'enfant. Mais cela n’émeut pas le gouvernement qui va jusqu’à évoquer la nécessité de modifier la Convention de Genève sur les réfugiés.

    Les Danois acquis à la cause

    Si le texte a été critiqué par la gauche et par la société civile, globalement, l’opinion publique danoise est favorable à une limitation des arrivées. Le pays a accueilli 21 000 réfugiés en 2015. A titre de comparaison, son voisin suédois en a recensé 163 000.

    L'issue du vote ne fait pas de doute : le parti libéral Venstre, au pouvoir, a, bien sûr, le soutien de ses alliés du Peuple danois, une formation populiste et anti-immigration. Moyennant quelques concessions, ces deux partis ont même réussi à convaincre les sociaux-démocrates de soutenir le texte, ce qui garantit son adoption.

    ► A (RE)ECOUTER : Réfugiés: un mouvement solidaire conteste la politique danoise


    ■ « Il n'y a plus rien à prendre » 

    Comment les migrants accueillent-ils la mesure de confiscation des biens ou liquidités ? Notre correspondante s’est rendue dans un centre d'accueil de demandeurs d'asile à 70 km au sud de Copenhague.

    Séance de tennis de table dans l'une des salles du centre des demandeurs d'asile de Naestved. C'est l'une des rares occupations pour les pensionnaires qui attendent souvent de longs mois avant d'être fixés sur leur sort.

    Mourhav, 20 ans, est arrivé en novembre de Lattaquié, en Syrie. Le projet du gouvernement de confisquer des liquidités ou des effets personnels aux migrants détenteurs de plus de 1 340 euros n'a pas l'air de beaucoup l'effrayer. « Non, vraiment je n'ai plus rien. Tout ce que j'ai c'est un téléphone portable et les vêtements que j'ai sur moi », explique-t-il.

    Marigret Slima, 20 ans, vient de Damas. De son long périple, elle retient les cinq heures angoissantes passées dans l'eau, agrippée à son embarcation qui s'était retournée entre la Turquie et la Grèce. Elle aussi a tout dépensé sur la route de l'exil. « J'ai dépensé tout mon argent pour venir ici, environ 3 000 dollars. Les gens dans ce centre n'ont plus rien, donc ils ne pourront rien nous prendre, parce qu'il n'y a tout simplement rien à prendre », souligne-t-elle. Inquiète pour son avenir, la jeune Syrienne garde encore l'espoir de rejoindre un jour ses frères installés dans le nord du Danemark.

    ► A (RE)ECOUTER : Au Danemark, on veut confisquer les bijoux des réfugiés

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