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    Europe

    Les opposants au mariage pour tous se mobilisent à Rome

    media Les manifestants contre le mariage et l'adoption pour les couples de même sexe brandissaient des drapeaux de la Manif pour tous, samedi 30 janvier à Rome. REUTERS/Remo Casilli

    Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté ce samedi 30 janvier dans les rues de Rome contre un projet de loi autorisant le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe.

    Ils sont venus en bus et en train de toute l’Italie pour se retrouver ce samedi au Cirque Maxime, l’ancien champ de courses de Rome. Sur Twitter, ils ont dit être près de deux millions à manifester ainsi au cœur de la capitale italienne contre le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe. Les journalistes présents ont pour leur part évalué le nombre de participants à ce « Family Day » à quelques dizaines de milliers.

    Parmi ces manifestants, beaucoup de catholiques engagés, a constaté notre correspondante à Rome, Anne Le Nir. Beaucoup de jeunes aussi. « Il y a beaucoup de jeunes parce qu’ils ont besoin de croire en l’avenir, il n’y a déjà pas de travail, alors si on détruit la famille, on risque de créer le chaos le plus total », a ainsi déclaré Francesco, 25 ans, venu de Palerme, en Sicile. Ils ont été nombreux à exprimer leur sentiment de peur. « Si on donnait aux couples homosexuels la possibilité d’avoir les mêmes droits que les couples hétérosexuels, on irait droit vers l’extinction du monde », a affirmé Monica, infirmière à Rome.

    « Nous sommes nés d’un père et d’une mère », « non aux unions civiles », pouvait-on lire sur les banderoles brandies par les manifestants, dont certains arboraient casquettes, sweat-shirts et drapeaux de la Manif pour tous, tandis que les orateurs se succédaient à la tribune. « Nous exigeons que la loi soit retirée, ni plus, ni moins », a déclaré Simone Pillon, l’un des organisateurs, particulièrement hostile à une clause permettant l’adoption par un homosexuel de l’enfant biologique de son partenaire. « Nous ne pouvons pas accepter que des enfants paient le prix du caprice des adultes. Les enfants ont besoin d’un père et d’une mère », a-t-il poursuivi. 
     

    Un gouvernement profondément divisé

    En l'état, le texte, baptisé « loi Cirinna », du nom de la sénatrice qui le porte depuis plusieurs années, prévoit d'instaurer une union civile entre personnes du même sexe, la possibilité de bénéficier d'une pension de réversion et d'adopter les enfants naturels de son conjoint.

    Alors que le président du Conseil Matteo Renzi avait promis que la loi serait adoptée avant la fin de l’année 2015, ce n’est que la semaine dernière que le texte a été présenté au Parlement où il devrait faire l’objet d’un vote mi-février. La coalition gouvernementale est en effet profondément divisée sur le sujet, en particulier sur la question de l'adoption. Certains membres du gouvernement ont d’ailleurs participé ce samedi à la manifestation. C’est le cas du ministre de l’Intérieur, Angelino Alfano, membre du Nouveau Centre-Droit, partenaire minoritaire de la coalition.

    Ce rassemblement fait suite à celui, il y a une semaine, des partisans de la loi sur l’union civile qui concernent aussi bien les couples hétérosexuels qu’homosexuels. Selon les derniers sondages, seuls 24 % des Italiens se déclarent favorables à l’adoption par les couples de même sexe. L'Italie est le dernier grand pays d'Europe à ne reconnaître aucun statut aux couples homosexuels.

    C'est certainement un test [pour Matteo Renzi]. Et c'est d'ailleurs ce qui lui fait craindre ce qui pourrait se passer au Parlement. Parce que beaucoup de gens veulent sa peau. Ils pourraient profiter de cette loi sur les unions civiles pour essayer de le mettre en difficulté.
    Marc Lazar Professeur à Sciences Po Paris, spécialiste de l'Italie. 30/01/2016 - par Bruno Faure Écouter

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