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    Europe

    «Brexit»: les eurodéputés veulent avoir leur mot à dire

    media David Cameron et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, à Bruxelles, le 29 janvier 2016. EMMANUEL DUNAND / AFP

    Le Royaume-Uni et l’Europe sont-ils en passe de finaliser un accord pour éviter le « Brexit » ? Le Premier ministre britannique David Cameron se montre satisfait du texte de compromis présenté par Bruxelles, mais rien n’est encore joué. La question du référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l’UE sera débattue par les eurodéputés ce mercredi à Strasbourg, avec en ligne de mire le prochain sommet européen qui se tiendra les 18 et 19 février à Bruxelles.

    Les 18 et 19 février sont des dates butoirs pour le Premier ministre britannique. Il espère aboutir d’ici là à un accord qui lui permettra d’organiser, en juin prochain, le référendum qu’il a promis sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l’Union européenne, et à son parti de faire campagne pour la première solution.

    Sans accord, le referendum devra être repoussé à septembre, voire même en 2017, ce qui représente une menace pour le Parti conservateur en proie à d’importantes divisions. Cela risque aussi de pousser un peu plus Londres vers la sortie.

    Après les propositions, ce mardi, du président du Conseil européen Donald Tusk, les prochains jours feront l’objet d’intenses consultations diplomatiques. Du côté du chef du gouvernement britannique, on se montre ainsi plutôt satisfait : le document présenté « montre de réels progrès dans les quatre domaines où le Royaume-Uni souhaitait un changement », a écrit ainsi David Cameron sur Twitter.

     → A (RE)LIRE : Brexit: l’UE s’active pour garder la Grande-Bretagne en son sein

    A Strasbourg, les eurodéputés, eux, n’ont eu qu’un jour à disposition pour préparer le débat sur ce sujet avec le chef de la Commission de Bruxelles, Jean-Claude Juncker, qui doit se tenir ce mercredi. Très peu d’entre eux souhaitent une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Et pratiquement aucun groupe constitué, quelle que soit son orientation politique, ne se résout à cette perspective qui affaiblirait l’Union, notamment sur le plan politique et sur celui de la Défense, relève notre envoyé spécial à Strasbourg, Tudor Tepeneag.

    Presque tous sont donc d’accord pour faire quelques concessions qui permettraient à David Cameron de militer pour que son pays reste dans l’Union. Mais qui doit en décider ? Selon les eurodéputés, il s’agit des trois principales institutions européennes réunies et sans que le Parlement soit mis hors-jeu par le Conseil des chefs d’Etat et de gouvernement.

    « Si le Conseil européen s’estime autorisé à prendre des engagements législatifs futurs à l’égard du Royaume-Uni, sans consultation du Parlement - ce qui est évidemment le cas - le Parlement ne veut pas se tenir lié par ces promesses, explique à RFI le Belge Philippe Lamberts, co-président du groupe Ecologiste au Parlement européen. Si par exemple, on promet au Royaume-Uni de revoir certains dispositifs de législation sur la libre circulation des travailleurs, le Conseil ne sera pas sûr d’avoir une majorité au Parlement. »

    Et sur le fond, la crainte la plus répandue est que les concessions faites à Londres n’affaiblissent la cohésion de l’Union européenne.

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