GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 1 Décembre
Vendredi 2 Décembre
Samedi 3 Décembre
Dimanche 4 Décembre
Aujourd'hui
Mardi 6 Décembre
Mercredi 7 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Europe

    Hongrie: manifestation contre la nationalisation des écoles et lycées

    media Dans la manifestation, une bannière sur laquelle on peut lire: «auto-détermination pour Budai (le nom d'une école), nous voulons la liberté pour Budai». Budapest, le 3 février 2016.. ATTILA KISBENEDEK / AFP

    En Hongrie, des milliers d’enseignants ainsi que des lycéens et étudiants ont manifesté, mercredi soir, à Budapest et dans une dizaine de villes de province, contre la nationalisation des écoles et lycées menée depuis trois ans par le gouvernement du Premier ministre populiste et nationaliste Viktor Orban.

    Avec notre correspondante à Budapest,  Florence La Bruyère

    Malgré la pluie diluvienne, Katalin Törley a manifesté contre la centralisation du nouveau système. Les lycées n’ont plus le droit d’avoir de compte en banque. Pour acheter le moindre stylo, ils doivent passer par un nouvel organisme, appelé le Centre administratif Klebelsberg, connu sous son acronyme, le Klik.

    « Le Klik, ça ne sert à rien. C’est un organisme mammouth. C’est très lent, c’est très inefficace. Pour avoir du papier à photocopier, on doit parfois attendre des semaines, des mois », explique Katalin Törley, professeur de français au lycée Ferenc Kölcsey de Budapest.

    Les professeurs sont obligés de passer 15 heures de plus par semaine au lycée. Et ils ne peuvent plus choisir les manuels, on leur impose des livres médiocres. Zsuzsa Federmayer a une impression de déjà vu. « Ça me permet de revivre la période des années 1970 », dit la professeure d’histoire en riant.

    Selon Zsuzsa Berkesi, professeur de français, certains enseignants ont eu peur de descendre dans la rue. « Il y a beaucoup d’établissements où les proviseurs ont interdit de participer à la manifestation, et les gens ont peur », dit-elle.

    Le ministère propose une table ronde, mais les enseignants ont déjà annoncé une nouvelle manifestation le 13 février.

    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.