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    Manifestations anti-migrants: Pegida ne réussit pas à s'exporter

    media Des milliers de personnes ont pris part samedi à des manifestations contre les migrants à Dresde, dans l'est de l'Allemagne, le 6 février 2016. REUTERS/Hannibal Hanschke

    Le mouvement islamophobe allemand Pegida ne réussit pas à s'exporter. Les différentes manifestations anti-islam organisées ce samedi 6 février dans différentes villes européennes par le mouvement originaire de Dresde, en Saxe, ont remporté un succès des plus limités. La seule mobilisation d'importance a eu lieu à Dresde, fief de Pegida avec environ 8 000 personnes. Deux fois plus y étaient attendues.

    Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

    8 000 manifestants à Dresde ce samedi contre quelques poignées, au mieux quelques centaines, dans les autres villes européennes où le mouvement anti-islam appelait ce samedi à descendre dans la rue.

    Comme dans le passé, les tentatives de Pegida pour donner une dimension internationale à leur initiative ne sont pas couronnées de succès. Dans d'autres pays européens, la place est déjà prise par des organisations d'extrême droite bien établies.

    Plusieurs des partenaires de Pegida sont plutôt des groupuscules à l'audience limitée même si les activités du mouvement allemand sont suivies de près par des groupes idéologiquement proches en Europe.

    Les orateurs étrangers qui prennent la parole lors des manifestations du mouvement à Dresde ne sont pas non plus des stars de l'extrême droite européenne. Seule exception le Néerlandais Gerd Wildeers qui avait attiré il y a un an dans la capitale saxonne bien moins de supporters que ce que ses amis allemands espéraient. Et puis, les organisateurs de Pegida n'ont pas vraiment le charisme et l'envergure nécessaires à la naissance d'un mouvement européen.

    Mais en Allemagne même, les manifestations d'extrême droite ont sensiblement augmenté ces derniers mois qu'il s'agisse de Pegida ou d'autres initiatives. Et la montée régulière dans les sondages du parti populiste Alternative pour l'Allemagne exploitant le thème des réfugiés en est une traduction. Les trois quarts des supporters de Pegida votent, ou voteraient, pour ce mouvement politique.

    Les autres manifestations en Europe

    Pegida (Patriotes européens contre l'islamisation de l'Occident), mouvement d'extrême droite né en Allemagne à l'automne 2014, avait appelé le 23 janvier à manifester dans 14 pays d'Europe ce samedi sous le mot d'ordre « Forteresse Europe ».

    Toutefois, les deux principales manifestations se sont donc déroulées à Dresde, berceau de Pegida où se sont rassemblées entre 6 000 et 8 000 personnes, et à Prague, où quelque 5 000 participants ont été dénombrés.

    A Amsterdam, les forces de sécurité antiémeute ont arrêté une douzaine de manifestants, partisans ou adversaires de Pegida, à l'issue d'échauffourées avec des policiers dans le centre-ville, tandis que quelques troubles ont été signalés à Dublin.

    En Pologne aussi Pégida charge Merkel

    D'autres rassemblements se sont tenus dans une ambiance plus calme à Bratislava, à Graz dans le sud de l'Autriche ou encore à Birmingham, la deuxième ville du Royaume-Uni. En Pologne, quelques centaines de personnes, essentiellement des supporters de football, se sont rassemblées à Varsovie, a constaté notre correspondant sur place, Damien Simonart. Parmi elle, la chef du parti Pegida allemand.

    Debout sur la place du château royal à Varsovie, Tatjana Festerling prononce un long réquisitoire en allemand contre la politique d'immigration d'Angela Merkel. La chef du parti Pegida qualifie la chancelière de femme la plus dangereuse au monde. Elle veut fermer les portes de l'Europe aux migrants musulmans. « Chaque jour, on lit dans les journaux des articles au sujet des attaques sexuelles commises par les migrants. Ils ne sont pas reconnaissants, ils n'ont aucun respect pour notre culture allemande du bon accueil », a clamé la leader.

    La foule composée essentiellement des supporters ultras du club de football Legia Varsovie scande des chants racistes et islamophobes. Il y a également des manifestants plus modérés comme Kamila, qui a fait 500 km avec son drapeau polonais pour venir manifester. « 90% des gens qui sont arrivés en Europe sont des migrants économiques qui ne pensent qu'à imposer leur religion. Ceux qu'on doit aider, ceux qui ont vraiment besoin d'aide, ils sont restés là-bas en Syrie ou en Turquie », estime-t-elle.

    Une contre manifestation à Varsovie a rassemblé quelques dizaines de personnes, mais depuis l'arrivée au pouvoir du nouveau gouvernement nationaliste, la Pologne est plus que jamais fermée aux migrants musulmans.

    Plusieurs manifestations hostiles à Pegida ont également été organisées dans la plupart de ces villes européennes.

    A Calais, une vingtaine de personnes interpellées

    Dans cette ville porturaire du nord de la France, tristement célèbre désormais pour abriter la «jungle», une centaine de manifestants se sont regroupés en début d'après-midi malgré l'interdiction préfectorale et ont scandé aux abords de la gare des slogans hostiles à la présence des migrants.

    Après plusieurs demandes de dispersion restées vaines, les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes et ont interpellé une vingtaine de personnes, conduites au commissariat de la ville.

    Une vingtaine de personnes ont notamment été interpellées à Calais, dans le nord de la France, au cours d'un rassemblement hostile aux réfugiés et interdit par les autorités, le 6 février 2016. REUTERS/Pascal Rossignol
    Reportage à Calais où une manifestation anti-migrants a été interdite 06/02/2016 - par Alice Pozycki Écouter

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