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    Europe

    Le rapport de l'IISS sur l'équilibre des forces armées dans le monde

    media John Chipman-directeur de l'IISS, lors de la présentation du rapport 2016 sur l'équilibre des forces armées dans le monde, le 9 février 2016. YouTube/IISS

    C'est une photographie de l'état du monde et des grands équilibres militaires. Ce mardi 9 février, le très réputé Institut de recherche géostratégique de Londres (IISS) a rendu son rapport 2016. Dans sa conférence de presse ce matin, John Chipman, le directeur de l'institut, a tout d'abord évoqué les enjeux de sécurité en Europe. 
     

    Le rapport de l'IISS revient sur les évènements de 2015, avec une situation potentiellement explosive autour des pays baltes. 

    « La Russie a déployé des capacités dans ses districts militaires de l'Ouest qui peuvent entraver l'accès et la liberté de manoeuvre dans la région de la Baltique, cela inclut le déploiement de missiles anti-aériens à longue portée S400 et des intercepteurs Mig 31. Pendant un exercice début 2015, Moscou a déplacé temporairement ces missiles à courte portée "Iskander" à Kaliningrad. Avec une portée de 500 km, ces missiles mettent en danger une bonne partie de l'Europe du Nord et de l'Est », déclare Johe Chipman, lors de la conférence de presse.

    Un retour à la guerre froide ?

    On assiste bien à un face à face entre l'Ouest et l'Est, mais avec infiniment moins de soldats que pendant la guerre froide. Le problème, c'est que les Etats-Unis ont fermé leurs bases en Europe pour recentrer leur stratégie globale sur l'Asie, et souhaitent que les Européens gagnent en autonomie. 

    Après des années de coupes budgétaires, les lignes de crédits se sont stabilisées en 2015, pour la première fois depuis 2008, mais les ressources affectées aux futurs plans de défense restent incertaines. En 2015, seulement 4 des 26 pays européens de l'Otan ont respecté leur engagement consistant à consacrer 2 % de leur PIB à la Défense. Pour les 22 restants, les dépenses moyennes étaient de l'ordre de 1,1 % du produit intérieur brut.

    Et ce sont surtout les nouveaux membres de l'Otan, Pologne et pays baltes, qui font le plus d'efforts, suivis de la France et de la Grande-Bretagne

    Autre point chaud sur lequel s'est focalisé l'IISS : le Moyen-Orient

    Avec la nouvelle donne militaire qui se dessine dans le Golfe, l'accord de Vienne entre l'Iran et les grandes puissances a permis de retarder de 10 à 15 l'acquisition de la bombe atomique par Téhéran, a dit John Chipman, mais il pense que cela va relancer la course aux armements conventionnels dans la région.

    La levée des sanctions donne à Téhéran l'opportunité de revoir sa politique de défense. Mais si l'Iran réarme, cela va pousser à une coopération militaire plus étroite entre les pays du Golfe, comme ce que l'on voit actuellement au Yémen. Mais les pays du Golfe savent aussi que l'Iran aura toujours le dessus en ce qui concerne les effectifs militaires, et ils vont chercher à se doter de toujours plus de moyens sophistiqués, comme les missiles de croisière afin de mener des frappes efficaces sur une grande quantité de cibles. 

    Courses aux armements également en Asie

    Une croissance de 5,6 des budgets de la Défense dans la zone, l'Asie dépense bien plus que les alliés européens de l'Otan. Selon l'institut, la Chine dispose maintenant de missile balistique anti-navire capable d'atteindre la base américaine de Guam dans le Pacifique. Et la Corée du Nord vient de tirer une fusée bien plus puissante que les versions précédentes. 

    L'accès aux technologies militaires se démocratise. C'est le cas pour les drones tactiques, qui en quelques années, sont devenus très accessibles.

    Les robots, particulièrement les drones, sont maintenant devenus relativement communs dans le monde. Le développement de ces dernières années a vu par exemple l'apparition de drones armés d'origine chinoise, en Irak et au Nigeria. Les petits drones, souvent issus du commerce, ont trouvé leur place dans les inventaires militaires. Le niveau technologique augmente et les capacités militaires sophistiquées prolifèrent. Les coûts liés aux technologies de défense baissent, ainsi que le prix à payer pour y accéder. 

    Ces technologies peuvent tomber aux mains de groupes non-étatiques

    C'est déjà le cas. Aux mains de l'organisation de l'Etat islamique ou du Hezbollah. Mais quand on parle de puissance militaire dans le monde, on s'aperçoit finalement que si le terrorisme est considéré comme une menace, il ne pèse pas grand-chose dans les grands équilibres militaires mondiaux. Finalement ce sont toujours les mêmes acteurs qui avancent leurs pions sur l'échiquier : la Russie, les Etats-Unis, talonnés désormais par la Chine.

    La conférence de presse de présentation du rapport de l'IISS en vidéo
         (en anglais)

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