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    Europe

    Offensive turque en Syrie: le ton monte entre Moscou et Ankara

    media Le président russe Vladimir Poutine (g) et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan (d). REUTERS/Montage RFI

    Rien ne va plus entre la Russie et la Turquie. Le ton est monté encore d'un cran entre les deux pays, ce lundi 15 février. Et c'est toujours la situation en Syrie qui en est la cause : l'artillerie turque bombarde en Syrie les zones tenues par les combattants kurdes syriens.

    A la guerre comme à la guerre. Chacun défend ses propres intérêts. La Russie, reproche aux Turcs d’avoir bombardé la Syrie et la Turquie reproche aux Russes exactement la même chose.

    Ce qui diverge en réalité, ce sont les cibles visées sur le terrain. Ankara lâche ses bombes sur les Kurdes syriens. Hors de question pour les responsables turcs de laisser leurs ennemis historiques monter en puissance et conquérir avec l’aide de la Russie et la bénédiction de Damas, de nouveaux territoires au nord de la Syrie, autrement dit au seuil de leur pays.

    → Lire aussi : [Analyse] Pourquoi la Turquie s’en prend-elle aux Kurdes de Syrie?

    De son côté, la Russie a une priorité : maintenir à tout prix Bachar el-Assad au pouvoir. Pour y parvenir, elle bombarde massivement tous ses ennemis sur le terrain et contraint des dizaines de milliers de civils syriens à fuir les frappes pour trouver refuge en Turquie voisine, créant une crise migratoire et avec elle une pression internationale quant au sort de ces réfugiés à qui Ankara interdit l’entrée sur son territoire. Pour la Turquie trop c’est trop, le mot est lâché : la Russie se comporte comme une organisation terroriste, dit le Premier ministre turc.

    « Menace pour la paix »

    Moscou se déclare quant à elle « gravement préoccupée » par l'intervention turque et en appelle au Conseil de sécurité de l'ONU, rapporte notre correspondante dans la capitale russe,  Muriel Pomponne. La Russie dénonce une politique « provocatrice » d'Ankara qui, à ses yeux, constitue « une menace pour la paix ». Dans un communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères déclare voir dans la politique des autorités turques « un soutien non voilé au terrorisme international ».

    La Russie a l'intention de soumettre cette question au Conseil de sécurité de l'ONU, ajoute la diplomatie russe, afin que soit « clairement évaluée cette politique provocatrice d'Ankara, qui crée une menace pour la paix et la sécurité au Proche Orient et au-delà ». Moscou accuse Ankara de violer ainsi les engagements pris dans le cadre du groupe international de soutien à la Syrie.

    La diplomatie russe accuse encore Ankara de « continuer à faciliter l'entrée illégale sur le territoire syrien de nouveaux groupes de jihadistes et de mercenaires armés ». Le régime de Damas, soutenu par la Russie, accuse également la Turquie d'avoir envoyé des troupes régulières et des camions chargés d'armes et de munitions, sur le sol syrien, en soutien aux rebelles. Une accusation qui n'a toutefois pas été reprise par Moscou.

    Russes et Turcs ont donc une vision contradictoire en Syrie et cela semble exacerber les relations entre ces deux pays surtout depuis le mois de novembre lorsque la Turquie a abattu un chasseur bombardier russe.

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