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    Europe

    Grèce, Belgique, Liban: la crise des réfugiés s'invite à Bruxelles

    media Des réfugiés sur une embarcation en Turquie après une tentative échouée de rejoindre les côtes grecques de Lesbos. Refugees and migrants board Turkish Coast Guard Search and Rescu

    Un sommet européen extraordinaire se tient ce jeudi 18 février à Bruxelles. L'éventuelle sortie du Royaume-Uni de l’UE et la crise migratoire sont au programme des discussions. Les réfugiés continuent d’affluer sur les côtes des îles grecques. Athènes est sous pression de l’Union européenne et semble mettre les bouchées doubles pour renforcer l’accueil des réfugiés. Côté oriental de la Méditerranée, au Liban, les ONG s'activent aussi pour accueillir le million et demi de réfugiés du pays. 

    La Grèce veut montrer au reste de l’Europe qu’elle remplit sa part du contrat. Les patrouilles en mer ont été renforcées, rapporte notre envoyée spéciale, Anastasia Becchio. Résultat : la plupart des réfugiés sont récupérés par les garde-côtes et les navires de Frontex, qui les acheminent vers le centre d’enregistrement de Moria.

    Les autorités européennes et grecques chargées de relever les empreintes digitales et de photographier les réfugiés y travaillent sans interruption. Le centre peut gérer 1 500 à 2 000 arrivants en 24 heures. Ce qui reste encore insuffisant : mercredi 17 février après-midi, des centaines de personnes - beaucoup de familles avec enfants - attendaient leur tour devant les préfabriqués blancs.

    « On tient bon »

    D’autres locaux sont en cours de construction sur cette ancienne base militaire : d’ici peu, le centre pourra gérer jusqu’à 4 000 arrivées par jour. Une perspective qui rassure le maire de Mytilène, la principale ville de l’île, même si Spiridon Galinos reste très amer vis-à-vis de l’Union européenne : « Je peux dire qu’on tient bon face aux pressions, parce qu’en effet on subit des pressions. Je pense que c’est une réponse injuste face à la situation et aux efforts accomplis. Parce que les efforts fournis par la Grèce et le poids de la situation, nous les supportons pour toute l’Europe. Et l’Europe devrait le reconnaître. Quand il y a eu les événements à Paris, nous disions tous que nous étions Parisiens, par empathie pour les gens qui ont subi ce crime terroriste. Je ne vois pas pourquoi le reste des Européens – quand nous nous vivons des situations difficiles – ne déclarent pas : "nous sommes tous Grecs" ».

    Bientôt une « jungle » à Zeebruges ?

    En Belgique, depuis plusieurs semaines, des migrants de Calais quittent la France pour se rendre a Zeebruges. De là, ils espèrent rejoindre l'Angleterre à bord d'un ferry. Les autorités belges craignent de voir une jungle de Calais s'installer sur leurs côtes : 300 migrants ont été comptabilisés par la police depuis janvier 2016.

    C'est très dur : le froid, la pluie...La nuit dernière, nous avons dormi sous la pluie, nous étions trempés...Si je suis heureux ? Non. Mais je vais me battre pour avoir un avenir meilleur où je serai en sécurité...
    Reportage à Zeebruges de Laxmi Lota 18/02/2016 - par RFI Écouter

    Au cœur des discussions du sommet européen de ce jeudi 18 février,  la « réinstallation » en Europe, dans le cadre d’un programme onusien, de réfugiés aujourd’hui installés en Turquie et la répartition intra-européenne de 160 000 demandeurs d’asile depuis l’Italie et la Grèce.

    La Jordanie et le Liban débordés par l'affux massif de migrants

    Alors que de nombreux pays européens plaident le durcissement et la protection des frontières, la Jordanie et le Liban, qui subissent un afflux sans précédent de réfugiés, demandent l’aide de l’Europe. Le Liban à lui seul héberge un million et demi de réfugiés.

    « La situation est catastrophique et explosive, explique Kamel Mehanna, le président de Amel, une ONG libanaise d’aide aux réfugiés, au micro de nos confrères de MCD Doualiya. J’invite, en Europe, à ouvrir les frontières au lieu de transformer l’Europe en une forteresse. Un ministre suédois de l’Immigration, qui est venu au Liban, m’a dit : on est 500,7 millions d'habitants en Europe. Au Liban vous êtes 4 millions, et vous avez un million et demi de réfugiés. Là je suis fier d’être Libanais, surtout le Liban qui vit depuis quarante ans en état d’urgence. Et en Europe, où ils vivent beaucoup mieux que nous, ils ferment leurs portes. C’est inhumain. Là, il faut appliquer la 4ème Convention de Genève. Il ne faut pas refuser les gens, il faut les trier à l’intérieur. Et aussi selon la Convention européenne des droits de l’homme, quelqu’un qui est en état de danger il faut le secourir. Et maintenant on travaille avec des avocats français et européens pour porter plainte contre le gouvernement pour les gens qui se sont noyés dans le territoire de leur pays, parce qu’ils devaient sauver ces gens-là et essayé de les secourir ».

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