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    Europe

    «Brexit»: «ça passe ou ça casse» selon Donald Tusk

    media Sommet européen de Bruxelles: les disscusions se sont poursuivies tard dans la nuit sur le «Brexit». David Cameron est face à Donald Tusk (G), président du Conseil européen et Jean-Claude Juncker, président de la Commission, ce vendredi 19 février. REUTERS/Yves Herman

    A l'issue d'une première journée de négociations sur la question du maintien du Royaume-Uni dans l'UE, Donald Tusk a estimé qu'il y avait des progrès, mais qu'il « reste encore beaucoup à faire ». Les revendications de Londres portent principalement sur quatre points : un surplus de pouvoir aux Parlements nationaux en cas de désaccord sur une directive de l'UE, la suppression du droit automatique aux prestations sociales pour les ressortissants d'autres pays de l'Union, moins de régulations et des garanties pour les pays non adhérents de la zone euro de ne pas être pénalisés.

    Toujours pas de compromis à Bruxelles pour éviter un « Brexit ». Avant la reprise des négociations ce vendredi, David Cameron l'a confirmé : « Nous avons fait quelques progrès, mais il n'y a toujours pas d'accord. » Si le président du Conseil européen, Donald Tusk, a lui aussi fait état de progrès dans les négociations avec Londres sur le maintien du Royaume-Uni dans l'UE, il a cependant souligné qu'il « reste encore beaucoup à faire » dans ce sommet extraordinaire. Tout se joue donc ce vendredi. « Ça passe ou ça casse », a lancé M. Tusk.

    De son côté, le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy s'est dit optimiste sur les chances d'un compromis. « Je pense que les choses vont bien. J'espère que nous aurons un accord demain (vendredi) », a dit M. Rajoy à des journalistes jeudi soir. Même discours chez le Premier ministre belge, Charles Michel, selon lequel ce vendredi sonnera « l'heure de vérité ». Quant à Angela Merkel, elle assurait dans la nuit que les termes du débat sont déosormais clairement posés.

    Allocations sociales, droits de regard : ce qui coince encore

    Globalement, les partenaires européens du Royaume-Uni estiment que beaucoup trop de temps a été consacré à gérer une crise inutile produite par les promesses de campagne de David Cameron, rapporte notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet. Pourtant, les discussions se sont encore prolongées tard dans la nuit entre jeudi et vendredi, puisque la réunion proprement dite s'est terminée à 2 h du matin, un petit groupe de responsables européens, dont François Hollande et le Premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka, jouant les prolongations avec M. Cameron.

    Le tour de chauffe de jeudi aura effectivement servi à préciser les positions, puisque tous semblent s'accorder à dire que c’est à ce sommet, et seulement à celui-là, que les Européens pourront ou non trouver une solution. Or, au bout de la nuit, certains sujets continuaient de bloquer très fortement, comme l’idée de priver d’allocations sociales britanniques les immigrants européens, perspective qui mécontente les pays de l'Est. On s’est notamment écharpé sur la durée d'une telle suspension. D'autre part, l’idée d’un droit de regard du Royaume-Uni sur l’euro continue de passer très mal, notamment auprès de la France.

    Hollande : « Un accord est possible parce qu'il est nécessaire »

    En marge du sommet, le président français a dit qu'il fallait encore avancer sur la nécessité de n'avoir qu'une seule et unique régulation financière dans l'Union. François Hollande reste opposé à tout droit de veto britannique, car il faut que l'UE puisse lutter contre la spéculation financière, lutter contre les crises financières, de la même manière partout et avec les mêmes organes de contrôle, plaide-t-il. Dès son arrivée à Bruxelles, M. Hollande a posé ses bémols : « Un accord est possible, mais si certaines conditions sont réunies », a-t-il dit jeudi soir.

    Et de préciser : « Un accord est possible parce qu’il est nécessaire. La Grande-Bretagne doit rester dans l’Union européenne, c’est ma volonté. Mais en même temps, il faut que l’Union puisse avancer. Aucun pays ne doit avoir un droit de veto, aucun pays ne doit se soustraire à des règles communes ou à des autorités communes. C’est l’esprit qui est le mien : je souhaite que le Royaume-Uni reste dans l’Union européenne, mais dans le cadre des principes fondamentaux de l’Union européenne. Parce que sinon, un autre pays demandera d’autres exceptions. »

    Déclarations d'intention des chefs d'institution de l'Union

    Avant l'ouverture du sommet, le président du Parlement européen, Martin Schulz, et celui de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, s'étaient contentés de déclarations d’intention déjà entendues à de multiples reprises, à savoir leur foi dans le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne. Jean-Claude Juncker avait déjà martelé, mercredi 17 février, qu’il n’existait « pas de plan B ».

    Autrement dit, il n'existe pas de plan pour préparer la sortie du Royaume-Uni de l'UE. M. Juncker a donc répété jeudi matin sa certitude : in fine, Londres restera selon lui un membre actif et constructif de l’Union européenne. Même son de cloche chez Martin Schulz, qui a d'ailleurs ajouté que les quatre demandes principales du gouvernement britannique étaient au fond l’occasion d’améliorer l’Europe en amenant plus d’efficacité, de compétitivité et de transparence.

    David Cameron reste inflexible, campé sur son objectif

    De son côté, c'est très clair : le Premier ministre britannique est arrivé à Bruxelles jeudi avec la nette intention d’en découdre, afin d’obtenir le plus possible pour son pays. Il lui faudra donc conclure les discussions ce vendredi sans faute, pour pouvoir tenir son référendum en juin prochain comme il le souhaite.

    David Cameron a promis de défendre le maintien du Royaume-Uni dans l'UE auprès des électeurs britanniques, mais seulement si un accord satisfaisant à ses yeux est trouvé. Et dans le cas contraire ? L'incertitude est réelle concernant l'issue des discussions. Et c'est bien un accord « à l'arraché » qui est espéré à Bruxelles.

    Je n'accepterai pas un accord qui ne répondrait pas à nos besoins.
    Déclaration de David Cameron, Premier ministre britannique 18/02/2016 - par Pierre Benazet Écouter

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