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    Europe

    Sommet de l'UE: les pistes d'un possible compromis avec le Royaume-Uni

    media David Cameron, photographié ce vendredi 19 février lors d'une rencontre billatérale avec son homologue italien Matteo Renzi. REUTERS/Dylan Martinez

    Au deuxième jour de discussions particulièrement ardues à Bruxelles, le Premier ministre britannique David Cameron tente d'arracher à ses 27 partenaires européens des concessions susceptibles d'éviter, selon lui, un « Brexit », c'est-à-dire une sortie du Royaume-Uni de l'UE. M. Cameron veut quoi qu'il arrive organiser un référendum à ce sujet. Mais il conditionne son soutien au maintien de son pays dans l'Union à l'obtention d'un accord dans ce sommet. Ce vendredi 19 février à la mi-journée, quelques pistes semblaient se dégager.

    Avec notre bureau à Bruxelles

    Les freins à un accord rapide sont évidents. Mais des débuts de pistes existent bel et bien. La suspension, souhaitée par David Cameron, des prestations sociales, familiales ou de chômage dont bénéficient actuellement les ressortissants des autres pays de l’UE expatriés au Royaume-Uni, pourrait par exemple être admise sur le principe.

    En revanche, le déclenchement effectif d'une telle suspension ne pourrait être autorisé que par la Commission européenne et le Conseil de l’UE, et ce au vu d’un déséquilibre significatif du financement de la Sécurité sociale britannique, ou de fraudes massives. Et encore, ce serait pour une période limitée dans le temps.

     

    Un accord, mais sous quelle forme : contraignante ou déclarative ?

    De même, la City de Londres et les places financières de la zone euro resteraient soumises à la même régulation, mais une information systématique, en amont, des intentions des grands argentiers des pays de l’euro, serait transmise aux pays de l’UE extérieurs à la monnaie unique.

    Enfin, l’objectif fixé par les traités, consistant à tendre vers une union sans cesse plus étroite entre pays européens, ferait l’objet d’une « explication de texte ». Cet objectif n’est pas remis en cause, mais chaque pays a le droit de progresser dans cette direction à la vitesse qu’il se choisira librement. Reste à déterminer la nature juridique de ces compromis, ainsi que leur caractère : relativement contraignant, ou simplement déclaratif ?

     

    Je fais ce qu’il faut pour que l’on puisse garder le Royaume-Uni dans l’Europe, mais aux conditions que l’Europe puisse avancer. Je ne vais pas laisser un pays, en l’occurrence un pays ami, la Grande-Bretagne, dans la situation où il pourrait satisfaire son opinion publique, elle-même traversée, divisée, au risque de ne pas faire avancer l’Europe, pour régler les problèmes qui sont les nôtres : la croissance, l’emploi, l’agriculture, les réfugiés, la cohésion, la politique extérieure. De faire en sorte de trouver des propositions mais en même temps de fixer des conditions.
    « Brexit » : Hollande met en garde contre une «dislocation» de l’Europe Le président François Hollande dans un entretien à la radio France Inter 19/02/2016 - par RFI Écouter


    ■ La Grèce menace de bloquer l'obtention d'un accord

    Alors que la crise des migrants semblait avoir été éclipsée par les négociations sur le « Brexit », elle a ressurgi brutalement au courant de l'après-midi, rapporte notre envoyé spécial à Bruxelles, Tudor Tepeneag.

    La Grèce menace de rejeter en bloc les conclusions du sommet, si des pays comme l'Autriche ou les pays membres du groupe de Visegrad (la Pologne, la Hongrie, la République Tchèque et la Slovaquie) ne sont pas d'accords pour maintenir leurs frontières ouvertes d'ici le 6 mars. C'est à cette date qu'aura lieu le sommet de l'Union avec la Turquie, et les Vingt-Huit espèrent qu'il apportera enfin une solution pour diminuer le flux des migrants.

    Athènes craint que si l'Autriche continue de restreindre fortement l'accès des réfugiés sur son territoire, d’autres pays fassent la même chose. Par effet de domino, la Grèce se retrouverait alors avec la plupart des migrants sur son territoire.

    Athènes menace donc de s'opposer aux conclusions du sommet d'aujourd'hui, quitte à bloquer définitivement une solution négociée avec le Royaume-Uni.

    François Hollande vole au secours d'Athènes qui ploie sous la pression migratoire Le président François Hollande dans un entretien à la radio France Inter 19/02/2016 - par RFI
    Il y a encore à peu près 80 000 réfugiés par mois qui arrivent en Europe via la Turquie, dans des conditions parfois effroyables. Cela ne peut pas durer ainsi. Ces réfugiés qui viennent vont rester en Grèce, un pays qui a déjà des difficultés économiques considérables ? Qui va en faire quoi ? Qui va les renvoyer ? Et comment ? Et ça, nous avons tous raisonné en Européens, on ne peut pas renvoyer sur un pays la responsabilité qui est la nôtre. Donc, il ne faut pas qu’il arrive des réfugiés en grand nombre, il faut tarir ce flux dans des conditions dignes, que nous puissions justement avec la Turquie, le Liban, la Jordanie, maintenir ces personnes qui fuient les bombardements, qui fuient la guerre, ou qui sont là depuis longtemps et qui cherchent à venir en Europe. Il faut absolument que nous maintenions ces populations en Turquie, en Jordanie et au Liban, et nous y travaillons.
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    → Écouter sur RFI : les conséquences économiques d'un « Brexit »

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