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    Europe

    Blocage de migrants à la frontière: le contraste gréco-macédonien

    media Des migrants photographiés, depuis la Macédoine, de l'autre côté de la frontière, en Grèce, le 23 février 2016. REUTERS/Marko Djurica

    Les pays des Balkans tentent de faire «front commun» pour gérer la crise des réfugiés. Leurs ministres de l'Intérieur se sont réunis mercredi 24 février à Vienne. Ces pays continuent de vouloir freiner les flux migratoires. Résultat, c'est en Grèce, pays qui n'était pas convié à leur réunion, que les gens se retrouvent bloqués. Une situation difficile à gérer pour Athènes, et qui crée deux réalités bien différentes des deux côtés de la frontière. De l'autre côté de la frontière, côté macédonien, avec très peu d'entrées par jour, l'ordre règne.

    Avec notre envoyée spéciale à la frontière gréco-macédonienne,  Charlotte Stiévenard

    En Grèce, le ministre adjoint à l'Immigration parle de « mini-crise humanitaire ». Pour Yannis Mouzalas, voilà ce qu'a provoqué la décision prise par les pays des Balkans et d'Europe centrale de limiter le flot des migrants qui transitent par le région.

    Les Yézidis aussi ?

    Depuis ce week-end, les Afghans ne peuvent plus quitter la Grèce. Mais c'est le cas aussi de certains Syriens et Irakiens s'ils n'ont pas de passeport, de certificat de naissance ou de carte d'identité sur eux.

    Au passage de la frontière avec la Macédoine, plusieurs se sont fait refouler ces jours-ci. Dans cette grande tente du camp d'Idomeni, un Irakien de 27 ans a l'air abattu. Il ne peut lui-même pas passer.

    Avec 16 proches, ce membre de la minorité yézidie a fui la province du Sinjar en août 2014. Pas le temps d'emmener ni passeport, ni carte d'identité dans ce périple. Lui et sa famille ont été chassés par le groupe Etat islamique, explique-t-il :

    « Ils ont brûlé notre maison. Nous sommes venus juste avec ce que nous avions sur nous. Daech est venu là où nous habitions, alors nous sommes partis. Notre famille a réussi à quitter cet endroit. »

    Passages au ralenti

    Leurs papiers, d'autres migrants disent les avoir perdus en mer. Ou alors, ils ont fui l'armée sans rien. Stella Nanou, porte-parole du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) sur place, rappelle qui sont les demandeurs d'asile :

    « Les réfugiés ne sont pas censés avoir des documents valables, car ce sont des gens qui quittent la guerre, les persécutions. Ils peuvent aussi fuir les autorités qui délivrent ce type de documents. Donc nous devons garder en tête que pour quelqu'un qui demande l'asile, un passeport ou une carte d'identité n'est pas une condition préalable. »

    Ce mercredi, les passages de la frontière macédonienne se sont faits au ralenti. Selon la police macédonienne, à 17 h, seules 150 personnes avaient pu traverser. Côté macédonien, les passeports et autres pièces d'identité sont contrôlés à trois reprises.

    Les réfugiés rapidement évacués

    RFI

    A peine arrivées en Macédoine, les personnes reçoivent de la nourriture et attendent dans une grande tente blanche équipée de bancs. Une petite heure plus tard, la police leur donne un laissez-passer en anglais qui leur permettra de traverser l'ensemble de la route des Balkans.

    Le camp est propre. Le sol a été couvert de gravier pour éviter la boue les jours de pluie. Des préfabriqués blancs équipés de lits permettent d'accueillir les réfugiés et d'autres sont en construction.

    Selon le responsable du Haut Commissariat des Nations unies sur place, Haidar Fahad, ce camp de transit peut accueillir jusqu'à 1 000 personnes. La plupart d'entre eux ne restent que quelques heures.

    Ils sont en effet emmenés rapidement à la frontière serbe, au Nord, en train. Le billet coûte 25 euros par personne. Les migrants embarquent directement dans le train depuis le camp, où une gare provisoire a été construite au fond.

    Comparée au camp grec, la situation du côté de l'Ancienne République yougoslave de Macédoine est bien plus calme. Mais quand ce pays peut gérer le flux des arrivées en imposant des restrictions, la Grèce en serait bien incapable, ses frontières se trouvant en pleine mer.

    Les réfugiés attendent la distribution de nourriture dans le camp d'Idomeni, à la frontière gréco-macédonienne, côté grec, le 25 février 2016. REUTERS/Yannis Behrakis

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