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    Europe

    Réfugiés en Europe: l'Otan en renfort de l'UE en mer Egée

    media Enfant syrien dans le camp de réfugiés grec d'Idomeni à la frontière entre la Grèce et la Macédoine, le 24 février 2016. REUTERS/Yannis Behrakis

    La crise migratoire est à nouveau au cœur d'une réunion des 28 ministres européens de l'Intérieur et de la Justice qui se retrouvent à Bruxelles ce jeudi 25 février, au lendemain du rendez-vous de Vienne hier de dix pays des Balkans dont la plupart ont décidé de fermer leurs frontières aux réfugiés. Des initiatives isolées qui ne mènent à rien, estime le commissaire européen en charge du dossier. Les 28 continuent de voir dans la Turquie l'une des principales clés de la crise en cours. Un nouveau sommet européen sur le sujet est prévu le 7 mars prochain.

    Le mini-sommet de Vienne qui a réuni hier les pays qui constituent la désormais célèbre « route des Balkans » (qui va de Macédoine en Autriche en passant par la Serbie, la Croatie et la Slovénie) empruntée par les migrants, constitue pour beaucoup de ministres de l’Intérieur un des principaux écueils à la recherche d’une solution commune à la crise des migrants.

    Ces pays présentent formellement ce jeudi à leurs partenaires leur décision, rapporte notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet, à savoir de refouler les migrants économiques ainsi que les personnes voyageant sans papiers d'identité, ou qui font de fausses déclarations.

    Ceci cristallise les tensions avec la Grèce dont le ministre en charge de l'Immigration, Yannis Mouzalas, a affirmé ce jeudi matin rejeter la perspective de voir son pays se transformer en « entrepôt » d'êtres humains. Le dernier sommet européen avait pourtant appelé à des solutions coordonnées et beaucoup dénoncent aujourd’hui des décisions isolées qui ont pour effet de faire de la Grèce une impasse.

    RFI

    Des patrouilles de l'OTAN en mer Egée

    Les 28 se concertent aussi avec leur homologue turc qui détient pour eux une grande partie de la solution pour ce qui est du contrôle des frontières ; de ce point de vue, la seule vraie bonne nouvelle de la journée pour eux est l’accord survenu au sein de l’Otan pour le lancement des patrouilles en mer Égée. Pour l’instant, la seule perspective tangible pour cette réunion est de voir progresser la mise en place d’un corps de gardes-frontières et de garde-côtes européens.

    → à (re)lire : L'Otan face à la crise migratoire

    Surmontant les tensions entre la Grèce et la Turquie, l'OTAN peut désormais intervenir en mer Egée dans la lutte contre le trafic des migrants de la Turquie vers la Grèce. L'accord de principe existait depuis le 11 février mais les modalités viennent d'être fixées après de longues discussions à Bruxelles.

    « Les forces de la Grèce et de la Turquie n'opéreront pas dans les eaux territoriales et l'espace aérien de l'autre » a déclaré le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Jens Stoltenberg, au terme de longues discussions à Bruxelles.

    Les relations entre Athènes et Ankara sont tendues depuis lontgemps, et ce malgré leur appartenance commune à l'OTAN. Depuis le 11 février, lorsque le principe d'une participation de l'Alliance à la lutte contre les migrants a été arrêté, le ministre grec de la Défense, le nationaliste Panos Kammenos, a accusé à plusieurs reprises la Turquie de saper la mise en oeuvre de l'accord. L'un des problèmes était de savoir où devaient patrouiller les navires de guerre grecs et turcs. Leur présence ne devait surtout pas servir de prétexte à des revendications sur des eaux territoriales contestées par l'un ou l'autre pays.

    Désormais, les navires de l'OTAN vont pouvoir patrouiller dans les eaux territoriales de la Grèce et de la Turquie, et ils pourront fournir des informations aux garde-côtes des deux pays, engagés dans la lutte contre les passeurs. Ils vont coopérer aussi avec Frontex, l'agence frontalière de l'union européenne. Lorsque des personnes venant de Turquie seront sauvées en mer, elles seront ramenées à leur point de départ.

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