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    Europe

    Turquie: deux journalistes libérés de prison mais encore poursuivis

    media Can Dündar (droite) et Erdem Gül (gauche) s'adressent à la presse après leur libération, ce vendredi 26 février près d'Istanbul. REUTERS/Can Erok/Cumhuriyet

    Deux journalistes d'opposition turcs viennent de sortir de prison, ce vendredi 26 février 2016. Ils étaient derrière les barreaux depuis trois mois, simplement pour avoir fait leur travail. En cause : un article affirmant que la Turquie livrait des armes à des rebelles islamistes en Syrie. Désormais libres, ils n'en ont pas pour autant fini avec la justice, puisque des charges pèsent encore sur eux.

    Avec notre correspondant à Istanbul,  Jérôme Bastion

    Le procès aura bien lieu, mais Can Dündar et Erdem Gül pourront comparaître libres. Ils ont été libérés la nuit dernière après cette décision de la Cour constitutionnelle, qui a jugé que la détention provisoire était illégale et violait les droits des deux journalistes.

    C'est une remise en liberté plutôt inattendue, une décision « historique », a même dit Can Dündar à sa sortie de prison, alors que le parquet d'Istanbul a déjà requis la perpétuité, pour avoir publié ces informations sur des livraisons d'armes.

    Procès le 25 mars

    C'est aussi, en quelque sorte, un revers pour le président Recep Tayyip Erdogan, qui a personnellement porté plainte dans cette affaire et qui avait promis que les deux journalistes allaient payer « très cher » pour ces divulgations.

    Mais rien n'est terminé pour autant, car les deux journalistes du quotidien Cumhuriyet font toujours face à des accusations très lourdes : espionnage et tentative de coup d'Etat contre le gouvernement d'Ankara. Leur procès débutera le 25 mars prochain.

    Une décision qui met en cause le pouvoir de juges tout puissants qui « abusent de leur fonction », estime Erol Onderoglu, représentant de Reporters sans Frontières en Turquie. « Je pense que tout juge de paix maintenant a devant lui un document très précieux, qui est celui de la Cour constitutionnelle, et donc devra réfléchir à deux coups avant d’abuser de ses fonctions.

    Ce sera à la 14ème Chambre de la Cour d’assise d’Istanbul d’établir si le fait d’informer sur des pratiques de transfert d’armes en direction de groupuscules islamistes en Syrie relève toujours du journalisme ou pas.

    Nous comprenons que ces sujets puissent inquiéter, ennuyer les autorités turques. Ma position est celle qui est partagée par tous les journalistes. Lorsqu’il y a une mauvaise pratique, violation du droit humanitaire, risque de guerre pour une société, il y a toujours intérêt public de savoir quel risque elle encourt. Les journalistes doivent lutter contre des politiques opaques qui mènent des sociétés vers le danger, vers la guerre et vers l’oppression ».
     

     

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