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    Tensions dans les Balkans autour de l'accueil des réfugiés

    media Les réfugiés et migrants, bloqués sur le territoire grec en raison des restriction imposées à leur circulation par les pays voisins, ont manifesté dans le port du Pirée à Athènes vendredi 26 février 2016. REUTERS/Alkis Konstantinidis

    La Grèce essaye de ralentir le flot de réfugiés qui montent vers la frontière macédonienne. Ils seraient près de 20 000 bloqués sur le sol grec, dont quelque 5000 au poste frontière d'Idomeni, alors que les pays des Balkans ont décidé de réduire le nombre d'entrées sur leur territoire. Les tensions entre la Grèce et l'Autriche connaissent une poussée de fièvre. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, se rendra dans la région la semaine prochaine.

    A Athènes, nombre de réfugiés ont été transportés vers les trois camps de la ville. D'autres ont décidé de rester au port du Pirée où ils ont passé la journée à manifester ou tout simplement à attendre que les choses bougent. Ces réfugiés irakiens et syriens veulent quitter la Grèce en passant par l'ancienne République yougoslave de Macédoine. Mais pour l'instant, ils sont bloqués au Pirée. «  Je sais que ce n'est pas la faute du gouvernement ici » témoigne Rana, une Syrienne mère de deux enfants, mais elle prie pour qu'une solution diplomatique avec les pays des Balkans soit trouvée, rapporte notre correspondante à Athène, Charlotte Stievenard.

    Le gouvernement grec a demandé aux compagnies de bus de ne plus emmener personne à la frontière et aux ferrys de rester à quai, car les camps sur le continent sont pleins. Athènes a aussi expliqué que cette décision était une réaction aux mesures prises par l'Autriche et des pays des Balkans à leur frontière. Hassan, un Syrien de 45 ans est au port du Pirée depuis 24h00, aidé seulement par des bénévoles. « La situation n'est pas bonne, raconte-t-il. Pas d'endroit où dormir, pas de nourriture, rien pour les humains. C'est trop difficile de rester ».

    Cette semaine, entre 1000 et 3500 personnes ont débarqué chaque jour sur les côtes grecques. Sa frontière étant en mer, le gouvernement grec ne peut pas réduire les arrivées comme ses voisins qui ont imposé de nouvelles restrictions au passage des migrants, comme en Autriche et dans plusieurs pays des Balkans.

    Tensions entre la Grèce et l'Autriche

    La situation reste tendue, y compris politiquement, notamment entre la Grèce et l'Autriche. Réponse du berger à la bergère, la Grèce a ainsi refusé de recevoir la ministre autrichienne de l'Intérieur. De son côté, l'Autriche n'avait pas invité les autorités grecques à la réunion organisée mercredi dernier à Vienne sur les migrants, avec la participation des pays des Balkans.

    Les tensions, très vives, entre la Grèce et l'Autriche, ont empoisonné aussi, jeudi à Bruxelles, la rencontre des pays de l'Union consacrée à la crise des migrants. A cette occasion, la ministre autrichienne de l'intérieur s'était demandée si la Grèce avait sa place dans la zone Schengen, vu que, selon elle, le gouvernement n'arrivait pas à protéger suffisamment la frontière extérieure de l'Union.

    Ce vendredi, la Macédoine, la Serbie, la Croatie et la Slovénie, ont emboîté le pas à l'Autriche et décidé de limiter à 580 par jour le nombre de migrants autorisés à transiter par leur territoires. Pour tenter de déminer la situation, le président du conseil européen, Donald Tusk se rendra dans les Balkans la semaine prochaine.

    L'attente sans fin des migrants dans le port du Pirée, à Athènes, le 26 février 2016. REUTERS/Alkis Konstantinidis

     

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