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    Assassinat de Nemtsov: un an après, où en est l'enquête ?

    media Portrait de Boris Nemtsov, sur les lieux de son assassinat. Photo: Moscou, 6 mars 2015. REUTERS/Maxim Shemetov

    Le 27 février dernier, l'opposant et ancien Premier ministre russe Boris Nemtsov était tué de quatre balles dans le dos sur un pont en face du Kremlin. Un an après, l'enquête est considérée comme terminée par les autorités. Cinq Tchétchènes, proches du dirigeant Ramzan Kadyrov, ont été arrêtés. Un suspect en fuite. Mais l'enquête n'est pas allé chercher d'éventuel commanditaire. Pour les proches de M. Nemtsov, il ne fait pas de doute que Kadyrov est lié à ce meurtre.

    Avec notre correspondante à MoscouMuriel Pomponne

    Vadim Prokhorov était l'ami de Boris Nemtsov. Aujourd'hui, il est l'avocat de sa famille. Pour lui, les personnes arrêtées après la mort de l'opposant, en plein cœur de Moscou, ne sont que des exécutants. « Un crime ne peut être considéré comme élucidé, contrairement à ce qu'affirme le chef du comité d'enquête, que lorsque les organisateurs, les commanditaires et les motifs ont été établis », plaide-t-il.

    Les assassins, peut-être persuadés d'être protégés, ont laissé sur place de nombreuses preuves : douilles, enregistrement... Et les suspects ont été vite retrouvés. Tous étaient membres des forces de sécurité tchétchènes. Le tireur présumé lui-même faisait partie de la garde rapprochée du président de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov. Les avocats ont donc demandé l'audition du dirigeant tchétchène. En vain.

    « Nous sommes convaincus que ce crime conduit à Kadyrov et son entourage, estime l'avocat de la famille Nemtsov. Je ne dis pas que c'est Kadyrov qui a donné l'ordre, mais je suis persuadé qu'il faut chercher les commanditaires parmi Kadyrov et ses proches. » Selon Vadim Prokhorov, le président Poutine a d'abord été surpris par cet assassinat. Mais très vite, il aurait su lui-même que la piste menait en Tchétchénie.

    Les enquêteurs russes souhaitaient poursuivre, car ils ne supportent plus l'impunité des responsables tchétchènes. Mais l'enquête a été bloquée, dénonce Me Prokhorov. « Dans cette affaire, il n'y a aucune initiative de la part de Poutine pour que ce crime soit élucidé. Et dans la Russie actuelle, rien ne peut se faire sans un feu vert de Poutine. »

    « Kadyrov dit ouvertement qu'il veut être le gendarme de la Russie »

    L'opposition veut rester dans la course et participera autant que possible aux élections parlementaires de septembre prochain. Mais pour l'opposant Vladimir Kara-Murza, qui a lui-même été victime d'un empoisonnement suspect l'année dernière, les assassins sont parvenus à leur fins : instiller la peur dans la société civile russe. « C'est ce que voulaient les assassins de Boris Nemtsov, que tout le monde soit démoralisé, que tout le monde ait peur, baisse les bras, cède, quitte le pays », assène-t-il.

    Et de cibler le président russe : « On sait depuis longtemps qu'il est dangereux de s'opposer à Poutine. Le taux de mortalité ces dernières années est élevé parmi les opposants à Vladimir Vladimirovitch. Peu avant sa mort, Boris Nemstov a dit : " Ne m'appelez plus opposant, appelez moi dissident. " »

    Différentes hypothèses avaient été émises par Ramzan Kadyrov lui-même, le jour de l'assasinat : crime d'un islamiste ; crime lié à un différent commercial. Vadim Prokhorov en est pourtant convaincu : « Le motif, c'est de mettre fin aux activités politiques de Boris Nemtsov. Kadyrov et son entourage ont eux-mêmes déclaré publiquement qu'ils voulaient s'en prendre à l'opposition par tous les moyens, où qu'elle se trouve, en Russie mais aussi à l'étranger. Kadyrov dit ouvertement qu'il veut être le gendarme de la Russie. »

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