GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 24 Mai
Mercredi 25 Mai
Jeudi 26 Mai
Vendredi 27 Mai
Aujourd'hui
Dimanche 29 Mai
Lundi 30 Mai
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Europe

    Arctique: coups de grisou meurtriers dans une mine de charbon russe

    media Les 36 personnes mortes ou portées disparues dans la mine de Severnaïa viennent s'ajouter à une longue liste dans cette région, autrefois peuplée de bagnards. AFP PHOTO / DOMINIQUE FAGET

    Six personnes, dont cinq sauveteurs, ont perdu la vie dans la mine russe de Severnaïa, dans la région arctique de Komi, samedi 27 février 2016. Elles ont été fauchées par une explosion, alors qu'elles s'efforçaient de secourir 26 travailleurs portés disparus après un premier coup de grisou, survenu jeudi dans cette mine de charbon. La première explosion avait déjà tué quatre mineurs. Ce dimanche, les secours ont jeté l'éponge, ce qui porte le bilan officiel à 36 décès.

    Le double drame survenu cette semaine dans la mine de Severnaïa, à plus de 100 kilomètres au nord du cercle polaire près de Vorkouta, est le plus meurtrier que la Russie ait connu ces dernières années.

    Six personnes, dont cinq sauveteurs, sont mortes dans une nouvelle explosion de méthane à l'intérieur de cette mine de charbon du Grand Nord, où quatre personnes avaient déjà été tuées et 26 autres portées disparues après un violent coup de grisou jeudi.

    Les sauveteurs décédés avaient été envoyés, parmi des centaines d'autres, à la recherche des mineurs portés disparus depuis la première explosion de jeudi, a expliqué à la presse Anton Kovalichine, porte-parole du ministère des Situations d'urgence dans la région de Komi.

    « Il a été mis fin aux opérations de secours », a finalement fait savoir ce dimanche une porte-parole de l'opérateur de la mine, Vorkoutaougol, dans un mail adressé à l'Agence France-Presse (AFP).

    Le bagne au temps de Staline

    D'après le conseil technique d'expertise, les disparus n'avaient « aucune chance de survie », écrit la porte-parole Tatiana Bouchkova, alors qu'aucun contact n'avait pu être établi avec les mineurs pris au piège.

    Le ministre russe des Situations d'urgence, qui s'était rendu sur place jeudi, avait déjà émis un constat amère. Vladimir Poutchkov avait par ailleurs souligné que les secouristes travaillaient dans des conditions difficiles, sans visibilité, alors que les explosions de gaz continuaient, précisément.

    La région de Vorkouta, située à près de 2 000 kilomètres au nord-est de Moscou, est soumise à des conditions climatiques extrêmes. A l'époque de Staline, elle abritait plusieurs dizaines de milliers de détenus employés dans les mines.

    Malgré la fermeture des camps, dans les années 1950, l'exploitation s'est pérennisée. Au moment de la première explosion de jeudi, survenue à une profondeur de 748 mètres, quelque 110 personnes étaient présentes dans la mine de Severnaïa.

    La mine de Servernaïa est dans le cercle arctique dans le Grand nord russe. Google Map

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.