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    Europe

    Heurts à la frontière macédonienne: les réfugiés, un casse-tête européen

    media Seuls 600 réfugiés irakiens et syriens sont passés en Macédoine depuis samedi 27 février. Les autres restent bloqués dans le camp d'Idomeni, en Grèce. Ce lundi 29 février, 300 migrants ont essayé de passer la frontière macédonienne de force. LOUISA GOULIAMAKI / AFP

    Ce lundi 29 février à la mi-journée, 300 Syriens et Irakiens ont tenté de forcer la barrière frontalière entre la Grèce et la Macédoine au poste d'Idomeni. La police macédonienne a riposté en tirant des gaz lacrymogènes, empêchant les migrants de franchir la frontière. Ces heurts ont lieu alors que les pays des Balkans, sous l'impulsion de l'Autriche, ont limité le nombre de migrants autorisés sur leurs territoires. Devant les critiques de la Grèce et de l'Allemagne, la ministre de l'Intérieur autrichienne a rappelé que son pays est, avec la Suède, le pays qui a accueilli le plus de migrants par habitant.

    A la mi-journée, ce lundi 29 février, la police macédonienne a tiré, des gaz lacrymogènes contre un groupe de 300 Syriens et Irakiens qui tentaient de forcer la barrière frontalière entre la Grèce et la Macédoine au poste d'Idomeni. Après avoir forcé un cordon policier grec, ces migrants ont envahi la voie ferrée et cassé une partie de la barrière de barbelés marquant la frontière avec la Macédoine. La police macédonienne a donc riposté en tirant des gaz lacrymogènes, empêchant les migrants de franchir la frontière.

    La situation est « à la limite du gérable », selon la cheffe de mission de Médecins sans frontière pour le nord de la Grèce. MSF, comme les autres ONG présentes au poste-frontière d’Idoméni, ont eu à soigner plusieurs dizaines de personnes, notamment des femmes et des enfants, pour des problèmes respiratoires.

    Pendant toute la journée de dimanche 28 février, la Macédoine n'avait laissé quasiment aucun migrant traverser la frontière alors que la veille, 300 Irakiens et Syriens, ont été autorisés à fouler le sol de ce pays. Les Afghans n'ont plus le droit de traverser la frontière.

    La Macédoine est le premier pays sur la route des Balkans, empruntée par les migrants qui arrivent sur les îles grecques en provenance des côtes turques et à destination des pays de l'Europe centrale et du Nord.

    Passage au compte-gouttes vers la Macédoine

    La frontière gréco-macédonienne a été, à nouveau, fermée ce lundi matin 29 février, après que 300 migrants eurent été autorisés à passer à l'aube en Macédoine, alors que le nombre de familles de migrants et réfugiés bloquées côté grec s'élevait à plus de 6 000 personnes, selon la police grecque.

    Les 300 migrants et réfugiés qui ont pu passer la frontière étaient surtout des Irakiens et Syriens, selon la même source.

    Réunion extraordinaire à Athènes

    Des restrictions ont été imposées dès le 24 février, suite à la conférence organisée à Vienne, par l'Autriche, mais aussi la Croatie, la Slovénie, membres de l'Union européenne (UE), ainsi que par la Macédoine et la Serbie, qui ont limité le nombre de migrants autorisés sur leurs territoires. La Grèce a averti que près de 70 000 personnes risquaient d'être bloquées dans le pays en mars 2016 contre 22 000 actuellement.

    Une réunion ministérielle extraordinaire doit avoir lieu à Athènes ce lundi 29 février pour élaborer un plan « d'urgence » afin de parer au problème, ont indiqué les médias grecs.

    Soutien allemand à la Grèce

    Athènes n'a cessé de protester contre les décisions « unilatérales » de certains pays de l'UE, notamment l'Autriche, en matière de crise migratoire. Le Premier ministre Alexis Tsipras a appelé vendredi 26 février « à un partage proportionnel » des responsabilités par tous les pays membres pour préserver l'union dans l'Europe.

    De son côté, la chancelière Angela Merkel a affirmé ce dimanche soir 28 février que l'UE ne pouvait pas laisser la Grèce « plonger dans le chaos » face à l'afflux migratoire.

    Vives critiques européennes envers l’Autriche

    « L'Autriche n'a de leçon à recevoir de personne », a dit Johanna Mikl-Leitner, la ministre autrichienne de l’Intérieur face aux critiques européennes en réaction aux récentes restrictions dans l'accueil des migrants.

    Vienne a décidé de limiter les demandes d'asile sur son territoire à 80 par jour, rappelle notre correspondant sur place, Christian Fillitz, ce qui risque de dramatiser la situation en Grèce. La ministre de l’Intérieur rappelle, à ce propos, que l'Allemagne qui, assure-t-elle, profite des restrictions autrichiennes, a refoulé plusieurs milliers de migrants vers l'Autriche. Et, selon elle, son pays s'est retrouvé, subitement, à héberger et nourrir 18 000 personnes qui souhaitaient se rendre en Allemagne.

    Vienne s'est attiré de vives critiques de plusieurs pays européens pour sa nouvelle politique restrictive et pour avoir organisé, la semaine dernière, une conférence à laquelle étaient conviés neufs pays limitrophes de la route des Balkans, à l'exception remarquée de la Grèce, pays pourtant en première ligne dans la crise. Cette absence, la ministre de l’Intérieur autrichienne l’avait alors justifié par un prétendu manque de volonté d'Athènes de protéger ses frontières.

    « Visiblement, pour certains, une solution européenne, c'est que tout le monde se retrouve en Autriche », a ironisé Johanna Mikl-Leitner.

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