GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 28 Mai
Dimanche 29 Mai
Lundi 30 Mai
Mardi 31 Mai
Aujourd'hui
Jeudi 2 Juin
Vendredi 3 Juin
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Europe

    Face aux centres débordés, certains migrants dorment dans les rues d'Athènes

    media L'attente sans fin des migrants dans le port du Pirée, à Athènes, le 26 février 2016. REUTERS/Alkis Konstantinidis

    En Grèce, plus de 70 000 personnes pourraient être bloqués en Grèce le mois prochain. Le gouvernement grec essaie de construire des camps au plus vite. Cinq devraient être répartis dans le nord de la Grèce et deux autres dans la région de Kilkis, à la frontière avec l'ancienne République yougoslave de Macédoine. Ensemble, ils devraient permettre d'accueillir 20 000 personnes. A Athènes, les centres d'accueil sont pleins, le gouvernement essaye de les agrandir. En attendant, certains sont forcés de dormir dans la rue.

    Avec notre correspondante à Athènes,  Charlotte Stiévenard

    Sur la place Victoria, au centre d'Athènes, la police a compté environ 500 personnes. Surtout des Afghans bloqués en Grèce. Installé sur des couvertures, ce jeune de 11 ans, sa mère, ses frères et leur père sont là depuis une semaine .

    « Le plus important, c'est que nous n'avons pas de toilettes, souligne le garçon. Nous n'avons pas d'eau pour boire, pour nous laver, pour manger. Nous n'avons pas école ».

    Cette après-midi, la police espère libérer les lieux. Ils proposent aux réfugiés de monter dans des bus pour les emmener au camp d'Elliniko, car de nouvelles places d'accueil y ont été créées.

    Mais beaucoup, comme Ahmed Gangi, un Afghan de 25 ans l'ont connu plein et préfèrent rester ici. « Dans le camp, il y avait beaucoup de gens. Pas de nourriture, pas d'eau, pas de toilettes », se souvient-il.

    Selon le ministère de l'Immigration, l'aide réclamée par le gouvernement à l'Union européenne a été augmentée. Elle s'élève désormais à 480 millions d'euros. Elle doit notamment couvrir des chambres d'hôtel, des soins médicaux, de la nourriture, des employés pour le service d'asile ou encore le programme des retours volontaires.

    A Idomeni, c'est un parterre de tentes de camping. Sauf que bien évidemment ils ne sont pas du tout du camping. Et qu'ils attendent plusieurs jours, le temps de pouvoir passer la frontière. (...) C'est un camp de transit, donc normalement avec une capacité de 1 500 ou 2 000 personnes, et aujourd'hui on en a 7 000.
    Marie-Elisabeth Ingres chef de mission de Médecins sans frontières (MSF) dans le nord de la Grèce 01/03/2016 - par Anastasia Becchio Écouter


    ■ Le Haut commisaire aux droits de l'homme dénonce « une clameur xénophobe grandissante ».

    S'exprimant à la tribune de l'ONU à Genève à l'ouverture de la 31e session du conseil des droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein a mis en garde les dirigeants contre les dangers que les réflexes d'exclusion font courir à nos sociétés.  

    « Le traumatisme subi par les migrants est épouvantable. Ils méritent la solidarité et la compassion de la communauté internationale. Construire des murs de plus en plus hauts face à ces gens désespérés qui fuient, c’est illusoire et cruel », a-t-il lancé.

    « Les accords qui avaient permis de relocaliser et d'intégrer les réfugiés du Cambodge, du Laos et du Vietnam, et ceux de la guerre de Yougoslavie ont non seulement apporté un bénéfice net aux pays d'accueil mais aussi prouvé leur autorité morale et leur capacité de coopération internationale », a souligné le Haut commissaire.

    Et d’ajouter : « aujourd'hui, on voit à l'inverse de l'hostilité, du désordre, et une xénophobie grandissante. La rhétorique contre les immigrants et les minorités marquent nos sociétés. Elle apporte peut-être des bénéfices politiques immédiats dans certains milieux mais elle produit des divisions profondes. Quand les dirigeants font - ou incitent à - des discours de haine, comme on l'a vu ces derniers mois, ils provoquent des ondes de choc qui conduiront à la violence. »

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.