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    Europe

    [Reportage] Au camp de migrants surpeuplé d'Idomeni, entre Grèce et Macédoine

    media Des migrants du camp d'Idomeni, à la frontière gréco-macédonienne, attendent une autorisation pour pouvoir traverser la frontière, le 1er mars 2016. REUTERS/Alexandros Avramidis

    La Grèce a renvoyé environ 150 migrants en Turquie ce mardi 1er mars. A peu près autant devraient être renvoyés ce mercredi. Des retours forcés dans le cadre de l'accord de réadmission signé entre les deux pays en 2002, a indiqué le ministère de la Protection du citoyen. Le pays cherche à gérer le nombre de migrants et de réfugiés sur son territoire, alors qu'ils sont de plus en plus nombreux à attendre à la frontière macédonienne. Dans le camp d'Idomeni, on trouve des Syriens et des Irakiens, seuls autorisés à passer. 9 000 personnes environ selon Médecins sans frontière pour 1500 places. Un camp surpeuplé où le quotidien est difficile.

    Avec notre envoyée spéciale à Idomeni,  Charlotte Stiévenard

    Une longue file d'attente longe l'entrée du camp. C'est l'heure de la distribution des bouteilles d'eau. Naïma et Rema sont deux Syriennes d'Alep. Elles dorment dans de grandes tentes chauffées, mais pour elles, le plus dur, c'est de se nourrir. « On achète la nourriture, parce que la file d'attente est très longue. Deux heures, trois heures... », explique Naïma. Tout ça « pour un petit sandwich », déplore Rema. Pas de douches chaudes, les gens vivent entassés. Le fils de Naïma résume le sentiment général par cette phrase laconique : « La vie ici est dégoutante. »

    D'autres ont moins de chance. Alors que la nuit tombe, ils dormiront dehors, comme Kamal, un Kurde irakien de 39 ans. Assis près d'un feu, il raconte son départ avec sa femme et sa fille de la ville de Kirkouk, où il enseignait l'anglais dans une université. Ils entament leur cinquième nuit dans une toute petite tente. Pour lui, la situation ne peut plus durer.

    → Lire aussi : Entre la Grèce et la Macédoine, le tri entre migrants continue

    « Ma femme est malade, elle s'est allongée, parce qu'ici il fait froid et les gens sont malades très facilement, dit-il. Tousser, de la fièvre, mal de gorge, parce qu'il n'y a pas beaucoup de nourriture, donc ils ont faim. Or les gens qui ont faim attrapent vite froid. Certaines familles que je connais sont allées en Allemagne en huit jours. Ils ne se sont pas arrêtés. Ils sont passés du train au bus, ils n'ont pas marché plus de 30 minutes. Ils sont arrivés facilement. Ils nous ont dit venez, c'est très facile. Maintenant cela fait déjà 10 jours que je suis en Grèce. Je ne sais pas pourquoi. Les gens ne peuvent pas supporter ces conditions. »

    Ils seraient près de 9000 migrants et réfugiés, dans le camp d'Idomeni, pour 1500 places. REUTERS/Alexandros Avramidis

    Passage en force

    Des conditions qui ont poussé ce lundi près de 300 personnes à tenter de forcer le passage de la frontière. « Certains enfants et certaines femmes, certaines familles ont été blessés, raconte Kamal. Je pense que les pays européens doivent faire quelque chose pour ces gens. Des milliers de familles sont passées par ici sans un seul papier. Maintenant ils demandent le passeport, la carte d'identité et je ne sais quoi d'autre. Même les gens qui ont un passeport, ils vont leur dire qu'il est expiré et ils ont revenir ici. Chaque jour, des nouveaux arrivent et parmi eux, il y en a des centaines qui n'ont aucun moyen de s'identifier. Je ne sais pas ce qui va leur arriver. »

    L'armée construit actuellement des camps mieux équipés dans la région, mais beaucoup de réfugiés préfèrent attendre à la frontière, de peur d'être coincés en Grèce.

    REPORTAGE
    La file d'attente est très longue. Deux heures, trois heures, pour un sandwich.
    A la frontière gréco-macédonienne 02/03/2016 - par Charlotte Stiévenard Écouter

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