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    Europe

    Migrants: la situation demeure critique à la frontière gréco-macédonienne

    media Des réfugiés s'entretiennent avec un policier à la frontière gréco-macédonnienne, le 3 mars 2016. REUTERS/Marko Djurica

    Ils sont près de 11 00 hommes, femmes et enfants, principalement syriens et irakiens, massés à la frontière entre la Grèce et la Macédoine. Un temps fermée, celle-ci a été rouverte partiellement pour laisser passer au compte-gouttes les réfugiés qui veulent continuer leur périple vers l'Union européenne. L'attente se combine à la frustration, particulièrement quand certains se font refouler par les autorités macédoniennes sans savoir pourquoi. D'autant que tous vivent dans des conditions épouvantables.

    Avec notre envoyée spéciale au camp d'Idoméni à la frontière gréco-macédonienneCharlotte Stiévenard

    Comme presque chaque matin, plusieurs dizaines d'Irakiens et de Syriens sont rassemblés dans le camp. Ils se sont fait refouler côté macédonien, car une des signatures de leurs papiers grecs est une copie et pas un original. Dastan Murasil, un Kurde irakien s'énerve, car jusqu'ici, ce n'était pas un problème.

    « Ils ont marqué "faux" ici. Ils ne veulent pas que les gens traversent. Tous les jours, ils trouvent un problème. Si c'est ça qu'ils veulent, nous allons forcer la frontière, je crois que c'est ce qu'ils veulent », s'émeut-il. La foule se dirige vers les rails pour les occuper. En chemin, un réfugié interpelle un policier grec. Ce dernier tente de calmer les esprits. « Ce matin, l'officier en charge est allé là-bas pour discuter, il a appelé les autres pour trouver une solution. Ne vous énervez pas. Attendez dans vos tentes et peut-être que demain ou après-demain, ça sera réglé. Restez calme, ils essayent de trouver une solution », a-t-il tenté de convaincre les réfugiés.

    Finalement en début d'après-midi, après discussion entre la police grecque et les autorités de l'Ancienne République yougoslave de Macédoine, les choses seront réglées. Les papiers peuvent être corrigés côté grec. Un jour plus tôt, c'était des dates de naissance erronées.

    Un fort manque d'aide humanitaire

    Sur le plan de l'aide humanitaire, la situation est tout aussi grave. L'alimentation manque. Ce vendredi matin par exemple, à l'heure de la distribution du lait pour les enfants, une quinzaine de personnes attendent devant le préfabriqué où le lait est stocké. Un peu plus tard, la file d’attente sera beaucoup plus longue pour obtenir un sandwich. Il faut parfois attendre deux heures, et cela, trois fois par jour pour des portions plutôt petites.

    A Médecins sans frontières, on explique qu’il a fallu doubler le nombre de repas servis en une semaine. Ces deux derniers jours, l’organisation non gouvernementale a servi par exemple 35 000 repas par jour. Selon Jean-Nicolas Dangelser, responsable logistique de MSF, plus que la capacité financière, c’est la capacité à stocker la nourriture et la distribution qui a atteint ses limites.

    Les bénévoles permettent de combler les manques. Certains sont locaux, beaucoup sont internationaux, venus de partout en Europe notamment, et parfois même de plus loin. Ils assurent surtout les repas chauds qui sont servis à peu près une fois par jour.

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