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    Europe

    Ukraine: élections locales dans l'Est avant juillet mais cessez-le-feu incertain

    media De gauche à droite, les ministres des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, ukrainien Pavlo Klimkin, français Jean-Marc Ayrault et allemand Frank-Walter Steinmeier, le 3 mars au Quai d'Orsay. REUTERS/Jacky Naegelen

    Des élections locales dans le Donbass séparatiste d'ici juillet : c'est le souhait émis par les ministres des Affaires étrangères français, allemand, ukrainien et russe. Réunis ce jeudi 3 mars dans la soirée au Quai d'Orsay à Paris, les chefs de la diplomatie ont tenté d'avancer sur plusieurs points des accords de Minsk qui ont du mal à être mis en oeuvre et établi un calendrier de travail. Mais le processus de paix reste incertain.

    (Avec AFP)

    Les efforts de Paris et Berlin pour relancer les négociations visant à mettre fin au conflit séparatiste dans l'est de l'Ukraine butent sur l'absence d'engagements concrets de Kiev et Moscou, en dépit d'une date butoir avancée ce jeudi pour des élections locales jugées cruciales.

    Au terme d'une longue réunion à Paris entre les ministres des Affaires étrangères français, allemand, ukrainien et russe, le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault a indiqué que des élections dans la région prorusse du Donbass devraient se tenir d'ici juillet, un scrutin que Paris et Berlin réclament en vain auprès de Kiev depuis des mois.

    « Nous avons souligné l'importance de l'adoption d'une loi électorale pour la tenue d'élections locales avant la fin du premier semestre 2016 », a déclaré à la presse M. Ayrault. « Il faut pouvoir assurer la sécurité de l'organisation des élections, nous avons besoin de sécurité sur le terrain », a néanmoins tempéré son homologue ukrainien, Pavlo Klimkine, en jugeant que la réunion de ce jeudi n'avait pas permis « d'avancée ».

    Si les Occidentaux voient les élections dans l'Est rebelle comme une ouverture pour sa réintégration politique dans l'Ukraine, Kiev redoute que la Russie, accusée de soutenir militairement les séparatistes, ne s'en serve pour déstabiliser l'ensemble de l'ex-république soviétique.

    → A (re)lire : Accords de Minsk: un an après, l'enlisement ?

    M. Klimkine a dénoncé la présence d'« importants armements cachés dans le Donbass » et déploré l'absence d'accès à la frontière avec la Russie. Selon lui, l'Ukraine a fait des propositions pour contrôler la frontière et stopper « l'entrée d'armes, de munitions, de mercenaires russes et de troupes russes en Ukraine, mais la partie russe n'a pas voulu discuter de certains points dans le détail ».

    Sur ce volet de consolidation du cessez-le-feu, M. Ayrault a indiqué que toutes les parties devaient « fournir toutes les informations nécessaires pour le suivi et la vérification par l'OSCE du retrait de toutes les armes lourdes sans délai ».

    Le ministre français, qui s'attelle avec la crise ukrainienne à son premier gros dossier depuis sa nomination en février, a aussi insisté pour que les observateurs de l'OSCE, dont la mission a été prolongée jusqu'à fin mars 2017, « puissent identifier les responsables des violations du cessez-le-feu ». Paris et Berlin, a-t-il ajouté, ont également appelé à « la libération et l'échange de tous les prisonniers et personnes détenues illégalement d'ici le 30 avril ».

    Déception de Berlin

    Si Paris affirme que la réunion de jeudi a permis de « franchir une étape », Berlin a fait entendre un son de cloche différente. « Je ne suis pas satisfait de la façon avec laquelle Kiev et Moscou mènent les négociations », a asséné le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, alors que son homologue russe Sergueï Lavrov quittait la réunion le visage fermé, sans faire de déclarations.

    La réunion n'a pas permis « de progrès en ce qui concerne le processus politique », a-t-il déploré. La tenue d'élections locales est suspendue au fait de savoir « si Kiev et Moscou vont travailler ensemble de manière plus constructive [...]. Ca reste difficile », a-t-il lâché, visiblement pessimiste.

    Signés en février 2015 dans la capitale bélarusse grâce à la médiation franco-allemande et en présence du président russe Vladimir Poutine, les accords de Minsk prévoient un cessez-le-feu ainsi qu'un ensemble de mesures politiques, économiques et sociales pour régler le conflit ukrainien qui a fait plus de 9 000 morts depuis bientôt deux ans.

    Violations du cessez-le-feu

    Lors d'un déplacement à Kiev les 22 et 23 février, les ministres français et allemand des Affaires étrangères avaient déjà exhorté les autorités ukrainiennes, en pleine crise politique, à poursuivre leurs réformes, et notamment à adopter d'urgence une loi électorale permettant la tenue d'élections locales.

    L'Ukraine et les Occidentaux accusent la Russie de soutenir militairement les rebelles pro-russes, ce que Moscou dément. Ces derniers jours, l'Allemagne et le général américain commandant les forces de l'Otan en Europe, Philip Breedlove, ont fait part de leur préoccupation concernant des violations du cessez-le-feu.

    Les combats opposant l'armée ukrainienne aux rebelles ont considérablement baissé en intensité depuis l'instauration d'une nouvelle trêve en septembre 2015 mais des flambées irrégulières de violence, et surtout les mines omniprésentes dans la zone de guerre, continuent d'alourdir le bilan.

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