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    Europe

    Législatives slovaques: victoire étriquée pour le Premier ministre Robert Fico

    media Le Premier ministre slovaque Robert Fico, lors d'une conférence de presse organisée après les élections à l'aube, dimanche 6 mars 2016 à Bratislava. SAMUEL KUBANI / AFP

    Sorti vainqueur du scrutin législatif du samedi 5 mars 2016, le Premier ministre social-démocrate Robert Fico risque néanmoins d'avoir du mal à former une coalition en Slovaquie. Il le devra bien, car selon des résultats portant sur 99,9 % des bulletins, les élections ont produit un Parlement très fragmenté, alors que Bratislava doit assurer la présidence tournante de l'UE en juillet prochain pour la première fois depuis son adhésion en 2004.

    C'est une victoire à la Pyrrhus, pour celui qui avait fait de la crise migratoire un thème majeur de la campagne. Robert Fico, 51 ans, ne pourra pas gouverner seul cette fois-ci, malgré une forte croissance économique dans le pays. Le Premier ministre avait axé son discours sur le refus d'accueillir des migrants, et surtout des musulmans, en Slovaquie, alors qu'il n’y a quasiment pas de réfugiés dans cet ancien pays communiste d’Europe centrale, membre de l’Espace Schengen et de la zone euro.

    Des grèves d'enseignants et d'infirmières semblent finalement parvenues à limiter l'impact de la stratégie du chef du gouvernement sortant. Au vu des résultats disponibles, certains analystes estiment que les problèmes que connait le pays, en matière de corruption, ou les insuffisances dans les secteurs de la santé et de l'éducation, ont pu contribuer à pousser une partie de l'électorat à sanctionner l'équipe en place, relate notre envoyé spécial à Bratislava, Alexis Rosenzweig.

    Le parti du Premier ministre perd pratiquement la moitié de ses sièges

    D'après les résultats quasiment définitifs, huit partis franchissent le seuil des 5 %. Des nouveaux partis, et deux formations d'extrême droite, seront notamment représentés au Parlement national. Avec 28,3 % des voix, M. Fico et son parti, le Smer-SD, devraient obtenir 49 députés sur 150, contre 83 dans la configuration précédente. Le Smer-SD est suivi par les libéraux de SaS, qui obtiendraient 21 sièges, puis par les conservateurs d'OLANO-NOVA, qui rafleraient pour leur part 19 parlementaires.

    Les nationalistes du SNS, partenaires de l'actuel chef de gouvernement lors de son premier passage au pouvoir, entre 2006 et 2010, seraient quatrièmes avec 15 sièges. Ceux du parti Notre Slovaquie, du néo-nazi Marian Kotleba, auraient 14 sièges. Most-Hid, un parti proche de la minorité hongroise, devrait obtenir 11 parlementaires. Idem pour les conservateurs de SME Rodina. Les centristes de Siet seraient juste derrière, avec 10 sièges, alors que les chrétiens démocrates de KDH n'auraient pas de députés (4,9 % des suffrages).

    Formation d'un gouvernement : des discussions probablement difficiles

    Comme en Espagne ou en Irlande, les négociations pour la formation d'un gouvernement stable s'annoncent donc difficiles en Slovaquie. Robert Fico va devoir s'allier à plusieurs partis s'il veut continuer de diriger le pays, qui doit prendre la présidence tournante de l'Union européenne à partir du mois de juillet.

    Selon des analystes slovaques, dont les propos sont rapportés par l'Agence France-Presse (AFP), M. Fico pourrait en fait revivre un scénario qu'il a connu en 2010. Au pouvoir depuis 2006, il avait alors remporté les législatives, mais n'avait pas réussi à former une coalition et s'était retrouvé dans l'opposition.

    Robert Fico se prépare déjà à de longues négociations entre partis

    Le chef du gouvernement a d'ores et déjà annoncé que les discussions seront plus longues que d'habitude. Selon lui, il faut néanmoins « tout faire pour exclure la possibilité d'une élection anticipée » : « Nous excluons de nouvelles expériences. Aussi, nous commençons aujourd'hui de premières négociations préliminaires. Elles montreront s'il existe des partenaires pour créer un gouvernement raisonnable  »

    « Nous n'avons jamais exclu aucun parti de la coopération avec nous », a précisé Robert Fico. « Nous devrons probablement travailler avec un grand nombre de partis politiques au Parlement », anticipe le Premier ministre. Et de reconnaître qu'il aurait espéré un résultat « de 4 % ou 5 % supérieur, autour de 33 % ». Selon l'analyste politique Samuel Abraham, cité par l'AFP, les discussions pourraient prendre « des semaines et même des mois ».

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