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    Europe

    Sommet UE-Turquie: la fermeture de la route des Balkans en débat

    media Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu accueilli à Bruxelles par le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker (à gauche) et le président du Conseil européen Donald Tusk ( à droite). REUTERS/Emmanuel Dunand

    A Bruxelles, 28 chefs d'Etat et de gouvernement du continent se réunissent ce lundi 7 mars avec les représentants de la Turquie. Les pays européens comptent sur la coopération d'Ankara pour réduire l'arrivée des migrants en Grèce. Parmi les pistes évoquées, l'éventuelle fermeture de la route des Balkans, celle qu'empruntent les réfugiés venus du Moyen-Orient, un voyage de plus en plus périlleux et difficile.
     

    L’Union européenne a des attentes bien précises par rapport à la Turquie. Et même avant le début du Sommet, ses représentants l’ont fait savoir aux autorités d’Ankara présentes à Bruxelles. Ainsi le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, qui assure la présidence tournante de l’Union, a dit ce lundi matin au Premier ministre turc Ahmet Davutoglu que les 28 attendaient de la Turquie qu’elle reprenne tous les réfugiés non syriens et qu’elle fasse également tout pour stopper le départ des migrants, y compris syriens, depuis ses côtes, rapporte notre envoyé spécial à Bruxelles, Tudor Tepeneag.

    Concrètement, cela signifie qu’Ankara doit intensifier la lutte contre les passeurs. La Turquie devrait aussi imposer des visas d’entrée sur son territoire pour les ressortissants des pays d’Asie et d’Afrique. Ce n’était pas le cas jusqu’ici et certains d’entre eux se retrouvent parmi les migrants arrivés illégalement sur les îles grecques.

    « Il faut que la Turquie puisse avoir des conditions de réadmission, c’est-à-dire reprendre un certain nombre de migrants qui sont partis de Turquie et sont allés vers l’Europe, a déclaré le président français, François Hollande. De son côté, l’Europe doit également s’engager à un programme de réinstallation pour faire en sorte que les Syriens réfugiés puissent être accueillis en Europe. La France a pris des engagements, elle doit en accueillir 30 000. Nous commençons à les mettre en œuvre. »

    Mais quelle contrepartie pour la Turquie au-delà des trois milliards d’euros déjà promis par l’Europe ? On le saura sans doute à la fin du sommet.

    Le sort de la route des Balkans

    Une rumeur insistante circule, dans les couloirs du sommet, annonçant la fermeture de la fameuse route des Balkans, empruntée par les migrants pour remonter vers l'Europe du Nord. Rumeur démentie fermement ce lundi matin par la porte-parole de la chancelière allemande, Angela Merkel. « De la spéculation », selon la porte-parole.

    La route des Balkans comprend la traversée de la Turquie, de la Grèce, de la Macédoine et de la Serbie pour passer ensuite par la Hongrie ou par la Croatie et la Slovénie, afin d’atteindre l’Autriche et rallier l’Allemagne ou la Suède. Mais, face à l’afflux massif de migrants, tous ces pays appliquent de plus en plus de restrictions, jusqu’à la fermeture de leurs frontières.

    La Hongrie a érigé une clôture de quatre mètres de haut, longue de presque deux cents kilomètres. Tout au long de la semaine dernière, la Macédoine a réduit le nombre des entrées de migrants, pour n’en accepter qu’une centaine dimanche 6 mars. Ainsi, quelque trente mille migrants sont bloqués en Grèce.

    Solution proposée par Bruxelles : appliquer à la lettre les règles de libre circulation dans l'espace Schengen, en ne laissant entrer en Grèce que les seuls demandeurs d'asile. Ce qui devrait permettre de lever d'ici fin 2016 les contrôles frontaliers mis en place unilatéralement au sein de l'UE, puis d'expulser tous les «migrants économiques» vers la Turquie qui les renverrait à son tour vers leur pays d'origine.

     

     

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