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    Moyen-Orient

    Sommet UE-Turquie: la stratégie d'Erdogan rend ses partenaires européens méfiants

    media La chancelière allemande Angela Merkel et le président turc Recep Tayyip Erdogan. REUTERS/Yasin Bulbul

    Les autorités turques ont créé la surprise au sommet extraordinaire du 7 mars à Bruxelles, en mettant sur la table de nouvelles exigences, à savoir trois milliards d'euros d'aide européenne supplémentaire en plus de trois milliards déjà promis. La Turquie souhaite également l'accélération des négociations pour supprimer «d'ici juin» les visas pour les Turcs qui circulent dans l'espace Schengen. La stratégie politique de Recep Tayip Erdogan laisse ses partenaires européens, notamment l'Allemagne, méfiants.

    « La Turquie est un pays décisif pour régler la question des réfugiés. Mais la Turquie n'obtiendra pas tout ce qu'elle veut ». Ce commentaire, ce mardi 8 mars, de Volker Kauder, un député CDU proche d'Angela Merkel en dit long sur la méfiance qui règne toujour à Berlin envers Ankara, rapporte la correspondante de RFI en Allemagne, Nathalie Versieux. « Dans les négociations avec le gouvernement turc, la question des libertés démocratiques et religieuses sera aussi abordée », poursuit le député.

    Le parti de la gauche radicale Die Linke reproche pour sa part à l'Union européenne d'accepter le chantage de la Turquie. Les divisions de l'UE sur la question des réfugiés la rendent faible face à la Turquie, estime le chef du parti, Bernd Riexinger.

    A l'issue du sommet, Angela Merkel avait salué les avancées de la position turque, estimant même être proche du but si comme convenu un accord est bien signé dans 10 jours. Mais la chancelière ne change pas de position sur une éventuelle adhésion de la Turquie à l'UE. Angela Merkel a toujours fait partie du camp des opposants à Ankara sur ce point.

    Les arrière-pensées à visée intérieure de la Turquie

    La stratégie d'Ankara lors du sommet UE-Turquie pourrait être efficace pour le président turc à des fins de politique intérieure, explique notre correspondant à Ankara, Alexandre Billette. En ouvrant de nouveaux chapitres dans les négociations d'adhésion, même s'il est clair que les dirigeants turcs ne visent pas nécessairement l'intégration européenne, le président Erdogan pourrait ainsi démontrer que la Turquie est de retour à la table des discussions. Ensuite avec la libéralisation des visas pour les citoyens turcs, ce serait pour les autorités d'Ankara la preuve que la Turquie est traitée d'égal à égal.

    Et enfin avec les milliards d'euros supplémentaires, ce serait une « correction », pour le président Erdogan qui a toujours considéré que les fonds alloués en novembre étaient insuffisants. Donc une stratégie politiquement gagnante, quelques jours après la mise sous tutelle du plus grand quotidien d'opposition. D'ailleurs ce sont peut-être les opposants au pouvoir de Recep Tayyip Erdogan qui sont les grands perdants, et qui ont aujourd'hui l'impression d'être sacrifiés par l'Europe au profit de cette entente.

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