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    Europe

    Projet d'accord UE-Turquie sur les migrants: dissensions au sein des Vingt-Huit

    media Le Premier ministre turc Davutoglu à Bruxelles le 8 mars 2016. REUTERS/Yves Herman

    La question des droits de l'homme est au coeur du projet d'accord entre l'Union européenne (UE) et la Turquie autour du sort des migrants. Un accord qui prévoit de renvoyer vers la Turquie tous les migrants y compris les demandeurs d'asile syriens qui fuient la guerre. Cette mesure suscite l'inquiétude, notamment des Nations unies. Mais ce projet ne fait pas non plus l'unanimité au sein des 28 et les ministres européens de l'Intérieur avaient l'occasion d'en parler ce jeudi à l'occasion d'une réunion à Bruxelles.

    Avec agences et notre bureau à Bruxelles,

    Trois jours après le sommet UE-Turquie de lundi, les ministres européens de l'Intérieur étaient rassemblés ce jeudi à Bruxelles. Le principal point à l'ordre du jour était bien sûr de commencer un examen approfondi du plan présenté sans préavis par le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu.

    Ces premiers débats entre ministres n'augurent pas d'une adoption sans anicroche de ce plan. Les détails du projet d'accord entre l'UE et la Turquie ne sont pas encore totalement finalisés et le président du Conseil européen Donald Tusk doit se rendre à Ankara pour ce faire. Les ministres de l'Intérieur n'avaient donc qu'un débat préparatoire à leur menu. Ce débat montre que l'objectif d'un accord avec la Turquie lors du sommet européen du 17 mars n'est pas acquis d'avance.

    La répartition des migrants divise les Européens

    En effet, les divisions demeurent très nettes entre les Européens. Si certains poussent à l'adoption de l'accord, comme l'Allemagne et les Pays-Bas qui ont largement contribué à sa conception, d'autres se montrent très dubitatifs. On sait que les pays d'Europe centrale restent très hostiles à la perspective d'une répartition des réfugiés entre les États de l'UE.

    Angela Merkel, qui soutient la Grèce face à ses difficultés d'accueil des migrants, a condamné la décision unilatérale de la Slovénie de fermer sa frontière. Mais la Slovénie est soutenue et suivie par d’autres pays comme la Croatie, la Hongrie ou l’Autriche, peu convaincus par le projet d’accord avec un gouvernement turc de plus en plus autoritaire et qui ne tient pas ses engagements.

    Le gouvernement turc, une fois de plus, est revenu sur ses propres propositions. Le ministre des Affaires étrangères européennes a contredit le chef de son gouvernement, « la Turquie ne réadmettra pas les migrants déjà sur les îles grecques, dit Volkan Bozkir, en cas d'accord de réadmission avec l'Union européenne, il est plus correct de parler de milliers de personnes ou de dizaines de milliers que de millions ».

    Marchandage sur le dos des réfugiés

    La Turquie a pourtant fait grimper les enchères au cours du sommet. Ahmet Davutoglu a exigé non plus 3 mais 6 milliards d’euros d'aide, une exemption de visas dès la fin juin pour ses ressortissants et l'ouverture rapide de négociations sur cinq nouveaux chapitres d'adhésion à l'Union. Un marchandage sur le dos des réfugiés pour nombre d'eurodéputés un chantage de la part de la Turquie. L'ONU juge illégales les expulsions collectives envisagées dans cet accord.

    L'Autriche a de son côté fait savoir que les dérives autocratiques du président turc Recep Tayyip Erdogan lui faisaient craindre pour le respect des droits de l'Homme. Même son de cloche de la part du ministre belge qui affirme que la Turquie est très éloignée des valeurs de l'Europe.

    Et cette question aurait une conséquence directe car la suppression des visas pour les courts séjours exigée par la Turquie est soumise au respect des droits de l'Homme, entre autres conditions. A Bruxelles, certains avancent que la Turquie ne respecte pas la moitié des 72 critères pour cette libéralisation des visas et qu'il est douteux que les pays acceptent de renoncer à exiger que la Turquie les remplisse tous.

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