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    Europe

    Allemagne: des élections régionales aux enjeux nationaux

    media Un électeur arrive au bureau de vote de Sigmaringen, dans le Land de Bade-Wurtemberg en Allemagne, le 13 mars 2016. REUTERS/Michaela Rehle

    En Allemagne, trois Länder sont appelés aux urnes : le Bade Wurtemberg, la Rhénanie Palatinat à l'Ouest et la Saxe-Anhalt à l'Est. Ce scrutin constitue un test grandeur nature pour la chancelière, Angela Merkel. En cause : sa politique migratoire a été au cœur de la campagne et que l'opinion publique exprime des réticences voire un rejet plus large qu'il y a quelque mois contre les nouveaux arrivants.

    Avec notre correspondant à Berlin Pascal Thibaut

    « Super-Sunday » en Allemagne, le dimanche électoral tant attendu est arrivé. Avec 13 millions d’Allemands appelés aux urnes dans trois régions, il s’agit d’un test majeur pour Angela Merkel.

    Six mois après la décision de la chancelière d’ouvrir largement les portes de l’Allemagne aux réfugiés, les migrants et leur accueil ont figuré au cœur de la campagne, plus que les thèmes régionaux. Si la popularité d’Angela Merkel s’est redressée, les critiques se font plus fortes contre sa politique migratoire, y compris au sein de son parti. Les trois têtes de liste de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) ont pris leurs distances avec leur présidente alors que la gauche soutient la chancelière.

    → A (RE)LIRE : Régionales en Allemagne: un scrutin à valeur de test pour Angela Merkel

    Les chrétiens-démocrates pourraient subir un revers en ne regagnant pas leur fief historique du Bade-Wurtemberg, pire, en étant devancé par les Verts au pouvoir avec les sociaux-démocrates. La reconquête du Rhénanie-Palatinat n’est pas non plus assurée. Si les critiques contre Angela Merkel pourraient reprendre de l’ampleur dans son parti, la chancelière n’est pas menacée.

    Ces régionales vont être marquées par la percée attendue du parti populiste de droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) crédité selon les Länder de 9 à 19% des voix. Cette nouvelle force dénonce ouvertement la politique migratoire de la chancelière. Ce parti récent confirme son implantation durable qui bouscule l’échiquier politique et met fin à une exception allemande, l’absence sur la durée et au plan national de l’extrême droite.

    Les bulletins de vote pour les élections régionales sont posés sur une table, dans un bureau de vote à Bad Kreuznach, le 13 mars 2016. REUTERS/Kai Pfaffenbach


    Reportage au bureau de vote de Magdebourg, capitale de la Saxe-Anhalt

    Avec notre envoyé spécial à Magdebourg,  Achim Lippold

    Son nom ne figure pas sur les bulletins de vote, mais Angela Merkel est bien présente lors de ce scrutin. Ce retraité vient de lui envoyer un message très clair : « Contre les réfugiés ! Il faut d’abord s’occuper des gens qui vivent de l’aide sociale ! Les retraités doivent se débrouiller eux-mêmes pour aller voir un médecin et les réfugiés y sont conduits en taxi. Sur nos frais»

    Devant le bureau de vote, un jeune homme pense tout le contraire : il faut soutenir la chancelière. « Moi je n’aime pas voir les réfugiés qui attendent devant nos frontières, les jambes et les bras cassés, malades. C’est une situation insoutenable ! Je pense qu’on ne doit pas fermer nos portes. Voilà pourquoi je vote aujourd’hui ! »

    « Ça suffit avec tous ces étrangers ! »

    Un peu plus loin, une dame s’est déplacée en vélo pour aller voter. Sa motivation ? La colère : « Ça suffit avec tous ces étrangers ! Souvenez-vous, après la guerre, nos parents ont reconstruit le pays. Et eux, ils prennent la fuite ! J’ai envie de donner une bonne leçon à Merkel. Vraiment, ça suffit ! »

    Les habitants sont en colère, mais ils ont également peur, comme l’explique cette jeune femme, justifiant son déplacement au bureau de vote : « Pour que l’extrême droite ne prenne pas les dessus. Je ne veux plus de nazis. Ma grand-mère a été déportée et a pu se sauver miraculeusement. Je lui dois ma vie. »

    Quelques minutes après l’ouverture du bureau de vote, une patrouille de police arrive pour surveiller le bon déroulement du scrutin. C’est du jamais vu, confie le responsable des lieux.

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