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    Europe

    Régionales en Allemagne: un séisme en Une de la presse allemande

    media La chancelière allemande, Angela Merkel, le 12 mars 2016. REUTERS/Kai Pfaffenbach

    Le parti conservateur d'Angela Merkel, la CDU, a essuyé dimanche 13 mars un revers électoral lors des élections régionales organisées dans trois Länder. La politique migratoire de la chancelière figurait au centre de ces trois scrutins, qui se concluent sur des reculs pour la CDU et une percée des populistes de l’Alternative pour l’Allemagne.

    « Un tremblement de terre politique » écrit en Une ce lundi le quotidien Tagesspiegel. « Le succès de l’AfD ébranle le pays », titre pour sa part le Berliner Zeitung. La percée des populistes de droite de l’Alternative pour l’Allemagne, hier lors des élections régionales, fait les gros titres de la presse allemande. Si certains s’alarment, d’autres restent sereins comme le quotidien de gauche Tageszeitung qui titre que 85% des Allemands « restent cool » puisqu'ils n’ont pas voté pour ce parti hostile à la politique migratoire d’Angela Merkel et aux réfugiés.

    Les mauvais scores de la CDU vont sans doute faire rebondir les discussions dans le parti chrétien-démocrate sur la ligne de la chancelière. Mais le secrétaire général du parti a prévenu hier soir : « pas question de changer de politique » sur les réfugiés.

    Les alliés bavarois d’Angela Merkel vont sans doute augmenter la pression sur la chancelière. Mais un putsch est exclu. La tenante du titre n’a pas de concurrent sérieux et reste le meilleur atout de son parti. Et dans les deux régions de l’Ouest où on votait hier, une majorité soutient sa politique migratoire. Les gagnants dans ces Länder, une sociale-démocrate et un écologiste, ont soutenu la politique d’Angela Merkel pendant que les têtes de liste CDU affichaient une certaine distance.

    La Saxe-Anhalt, symbole de la percée de l’Alternative pour l’Allemagne

    A Magdeburg, la capitale de la Saxe-Anhalt, le succès de l'AfD était attendu, mais les résultats dépassent largement tous les pronostics. Hier, dans cette région, un électeur sur quatre a été séduit par l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), ce parti anti-migration, anti-establishment, qui se considère ni plus ni moins comme le sauveur de la démocratie en Allemagne. L’exploit de l’AfD, explique notre envoyé spécial Achim Lippold, est d’avoir mobilisé les chômeurs, les travailleurs et tous ceux qui d’habitude ne se rendent pas aux urnes.

    Si la CDU reste la première force politique dans cette région, la percée de l’AfD complique sérieusement la formation d’une coalition pour gouverner. Ce matin, la presse évoque une possible alliance entre les conservateurs, les sociaux-démocrates et les Verts.

    La presse locale a largement commenté cette percée de l’AfD. « La xénophobie entre au Parlement », titre ce lundi la Mitteldeutsch Zeitung qui essaie de comprendre ce qu’il s’est passé hier soir. L’AfD a pu « surfer sur la vague du sentiment anti-réfugiés », écrit le journal de Magdeburg, mais cela ne suffit pas à expliquer le triomphe électoral de ce parti. D’après la Mitteldeutsch Zeitung, il existe une tradition xénophobe en Saxe-Anhalt que l’AfD a pu réactiver.

    En Allemagne et à l’étranger, la Saxe-Anhalt sera désormais associée à une région hostile aux immigrés. Cette mauvaise image aura forcément des conséquences sur l’économie et le tourisme, conclut la Mitteldeutsch Zeitung.

    Alternative pour l'Allemagne (AfD): un parti jeune mais déjà ancré

    Créé il y a à peine trois ans, l’AfD s’était d’abord fait connaître comme un parti particulièrement eurosceptique. Il prospère désormais comme parti anti-immigrés, jouant sur les craintes alimentées par la crise des réfugiés.

    En mai 2014, il est parvenu à envoyer sept représentants au Parlement européen. Depuis, il est entré dans tous les Parlements régionaux allemands où il présentait des candidats. Il s’agit aussi bien de régions riches et industrielles que de régions pauvres et agricoles. L’AfD rejette le qualificatif d’extrême-droite, se définissant comme « conservateurs de droite » ou « libéraux de droite ».

    Pour la presse allemande, un tabou vient de tomber. Les sondages d’opinion montraient déjà un soutien potentiel pour un parti populiste xénophobe. Toutefois, le passé nazi du pays et le sentiment de culpabilité encore très répandu agissaient comme un frein. Désormais, le discours populiste xénophobe semble s’installer durablement sur la scène politique allemande.

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