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    Europe

    Attentat en Turquie: la piste kurde privilégiée

    media Scène de l'attentat à Ankara, le 13 mars 2016. EROL UCEM / AFP

    Au moins 37 personnes ont été tuées dans un attentat à la voiture piégée dimanche 13 mars en plein centre d'Ankara. C'est le troisième attentat-suicide qui frappe la capitale turque en cinq mois. Il n'a pas encore été revendiqué, mais selon le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu des éléments « quasi-sûrs » impliquent les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

    Avec notre correspondant à IstanbulAlexandre Billette

    Le ministre de l'Intérieur a évoqué dans la nuit, une charge explosive si forte que trente personnes sont mortes sur le coup. Les vitres des immeubles adjacents ont été soufflées jusqu'à des centaines de mètres à la ronde.

    C'est le deuxième attentat qui frappe la capitale turque en moins de deux mois, dans ce quartier supposé être le plus sécurisé du pays.

    Pour l’instant, l’attaque n’a pas été revendiquée, mais pour les autorités turques, la piste des rebelles kurdes du PKK est maintenant quasi certaine. D'ailleurs, dès cette nuit, les officiels turcs affirmaient avoir des informations précises sur le groupe qui serait derrière cette attaque kamikaze et ce midi, les médias turcs publient le nom d'une jeune étudiante de 24 ans: Seher Çağla Demir, de la ville de Kars. Elle était en procès pour apologie du terrorisme et soupçonnée d'être membre du PKK. Il s'agirait de l'une des kamikazes, qui a fait exploser cette voiture BMW remplie d'explosifs hier soir. Cette information a été divulguée par un officiel turc sous couvert d'anonymat.

    Ce lundi, l'enquête se poursuit. Selon les services de renseignements, il y aurait eu au moins deux kamikazes à l'intérieur de la voiture piégée. Le Premier ministre a annoncé l'arrestation de onze suspects. Plusieurs des interpellations ont eu lieu dans le sud-est du pays, une région à majorité kurde.

    Bombardements sur des camps rebelles  kurdes

    Très tôt ce matin, l'armée turque a bombardé des positions du PKK dans le nord de l'Irak. Onze bombardiers auraient visé une vingtaine de cibles dans la région de Qandil, « en représailles » à l'explosion d'Ankara selon les autorités militaires.

    Ce matin, deux heures durant, onze avions turcs ont bombardé les positions du PKK au Kurdistan irakien, a rapporté notre correspondante à Erbil, capitale de la région autonome, Oriane Verdier. Ces attaques ont atteint dix-huit des cibles visées, selon l’armée turque, parmi lesquelles, des dépôts de munitions et des abris de combattants du parti des travailleurs du Kurdistan.

    Mais selon un dirigeant politique local, les attaques de ce lundi matin ont surtout touché des zones résidentielles et des terrains agricoles. Pour l’instant, aucun mort n’a été déclaré.

    Les habitants des montagnes de Kandil sont malheureusement habitués aux bombardements. Les hommes du PKK sont depuis de nombreuses années retranchés dans les villages des montagnes de la frontière turco-irakienne. Ces derniers huit mois, les attaques aériennes sont devenues de plus en plus fréquentes, suite à la rupture du cessez-le-feu entre le gouvernement turc et le PKK.

    De son côté, le gouvernement régional du Kurdistan irakien laisse faire des bombardements sur son territoire. Il ne peut ni défendre le PKK, sous peine de perdre l’allié commercial que représente la Turquie, ni soutenir ouvertement le gouvernement turc en trahissant son voisin kurde.

    Début de polémique

    Il y a deux jours, la diplomatie américaine avait publié sur internet une mise en garde pour ses ressortissants. Elle demandait aux Américains d’éviter certains secteurs d’Ankara, dont les quartiers des ministères en raison d’une menace terroriste imminente. Washington a expliqué avoir publié cette annonce suite à des renseignements partagés par les autorités turques.

    En revanche, la Turquie n’avait pas communiqué sur d’éventuelles mises en garde. Ce silence fait donc largement polémique en Turquie depuis l’attentat d’hier soir.

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