GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 21 Septembre
Jeudi 22 Septembre
Vendredi 23 Septembre
Samedi 24 Septembre
Aujourd'hui
Lundi 26 Septembre
Mardi 27 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Europe

    Migrants: l'Union européenne et la Turquie parviendront-elles à une entente?

    media Le roi Abdallah de Jordanie a été accueilli par le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker à Bruxelles ce jeudi 17 mars, en marge du sommet européen sur les migrants. REUTERS/Francois Lenoir

    Ce jeudi 17 mars, les Vingt-Huit se réunissent à Bruxelles avec l'espoir de finaliser un accord avec la Turquie sur le sort des migrants, et plus particulièrement des réfugiés syriens. Les divisions et les critiques sont encore vives, mais les Européens sont d'accord sur un point : l'enjeu est de mettre fin à l'arrivée illégale des migrants sur le territoire européen. Encore faudra-t-il convaincre certains pays européens d'accepter quelques-unes des contreparties demandées par la Turquie. Chypre, tout particulièrement.

    L'accord esquissé par la chancelière Angela Merkel et le premier ministre turc Ahmet Davutoglu veut apporter « une solution durable à la crise migratoire ». C'est faire preuve de beaucoup d'optimisme, tant les obstacles sont nombreux.

    Le renvoi en Turquie des réfugiés syriens arrivés illégalement sur les îles grecques est le point qui suscite le plus de critiques chez certains Européens.

    Pour être légale, chaque demande d'asile et chaque recours déposé doit être traitée individuellement. Un défi énorme pour Athènes, en moyens humains et matériels.

    Il faut aussi que la protection des réfugiés, en Turquie, soit conforme aux standards internationaux, ce qui n'est pas encore acté, souligne-t-on dans l'entourage de François Hollande.

    La question des contreparties

    Selon la déclaration que le journal Le Figaro a consultée, le compromis qui pourrait s'esquisser est cependant assez clair : « Tout migrant nouvellement arrivé de Turquie dans les îles grecques sera renvoyé en Turquie. »

    Reste que les contreparties exigées par la Turquie pour sa pleine coopération font débat. « Il n'y aura aucune concession en matière de droits de l'homme ou de libéralisation des visas », a affirmé le président français.

    Candidature turque à l'UE

    La Turquie est candidate à l'Union européenne depuis des décennies, et souhaite profiter de l'occasion actuelle pour ouvrir, notamment, de nouveaux chapitres de discussion autour de son adhésion.

    Problème : Ankara ne remplit que 10 des 72 critères exigés par l'Union européenne pour avancer dans ce dossier. Et à cela s'ajoute le fait qu'ouvrir de nouveaux chapitres suppose également une percée sur le dossier conflictuel de l'île de Chypre, ce qui loin d'être acquis.

    La Turquie, qui interdit l’accès à ses ports et aéroports aux navires et aéronefs battant pavillon chypriote, refuse toujours de reconnaître jusqu'à l'existence légale de ce pays, une île dont la partie nord turcophone, séparée du sud depuis 1974, jouit d'un statut d’Etat aux yeux d'Ankara.

    Le veto chypriote dans l'UE

    D'où l'extrême réticence, dans les discussions actuelles au sein de l'UE, des autorités hellénophones de Nicosie, au sud de Chypre. Car dans l’attente d'une réunification, en matière de droit international mais aussi aux yeux des Européens, ce sont elles qui représentent l’Etat chypriote, membre de l'UE.

    Certes, depuis peu, les pourparlers intra-chypriotes, chapeautés par les Nations unies, avancent bien vers l'objectif d'une réunification. L’on pourrait même déboucher sur un référendum avant la fin de cette année, rappelle notre correspondant à Bruxelles, Quentin Dickinson.

    Mais pour rappel, 33 chapitres thématiques articulent les discussions européennes autour de l'adhésion de la Turquie à l'Union. Et cette dernière, contre sa pleine coopération dans la crise migratoire, demande un dégel pour huit de ces chapitres.

    Or, Chypre a d'ores et déjà mis son veto sur cinq d'entre eux. Et visiblement, Nicosie n’entend pas renoncer entièrement à cet efficace moyen de pression sur la Turquie. Un moyen que lui offre sa propre adhésion à l'Union européenne en 2004.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.