GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 27 Août
Dimanche 28 Août
Lundi 29 Août
Mardi 30 Août
Aujourd'hui
Jeudi 1 Septembre
Vendredi 2 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Europe

    Norvège: lors de son procès contre l'Etat, Anders Breivik se compare à Mandela

    media Anders Behring Breivik, au second jour de son procès contre l'Etat norvégien, dans la prison de Skien, le 16 mars 2016. REUTERS/Lise Aserud/NTB Scanpix

    L'extrémiste de droite Anders Behring Breivik, qui a tué 77 personnes en Norvège en 2011, est en procès contre l'Etat sur ses conditions de détention. Il accuse les autorités norvégiennes de vouloir le tuer dans sa détention.

    Avec notre correspondant à Oslo, Grégory Tervel

    C’est une question de vie ou de mort. Voilà comment Anders Behring Breivik a présenté ce procès qu’il intente aux autorités norvégiennes. « Je suis traité comme un animal depuis cinq ans, a-t-il maintes fois répété. Je suis maintenu en isolement qui est la pire méthode de torture qui existe. Peu de gens auraient survécu aussi longtemps que moi. Je ne suis pas loin de craquer ».

    Pendant ces trois heures passées à la barre, l’extrémiste a clairement cherché à se faire passer pour un martyr. Son discours ne manque pas de contradictions. Par exemple, lorsqu’il certifie n’être plus militant et s’être converti au pacifisme, tout en assurant qu’il se battra pour le nazisme jusqu’à sa mort. Il est même allé jusqu’à se comparer à Nelson Mandela qui « comme lui, dit-il, était devenu non-violent en prison ».

    Le décalage est frappant entre le discours de l’avocat de Breivik, qui cherche à atténuer le degré d’isolement de son client, et celui du terroriste jugé sain d’esprit en 2012, pour qui seules des relations avec des personnes partageant plus ou moins ses idées présentent un intérêt. Ulrik Fredrik Malt est psychiatre, il avait témoigné lors du procès de 2012 qui avait conclu à la responsabilité pénale du terroriste.

    « Il n’a absolument pas changé depuis son procès il y a quatre ans. Dans sa personnalité, dans sa façon de se présenter ou de présenter ses idées, tout est exactement pareil. Ce dont il se plaint, ce n’est pas de séquelles psychologiques dues à l’isolement. Ce dont il se plaint, c’est de ne pas avoir le droit de rencontrer ou de communiquer avec d’autres néo-nazis. C’est ça qu’il appelle torture ou traitement inhumain. Par ce procès, il cherche à la fois à utiliser les médias pour faire passer son idéologie politique, et à faire pression sur la démocratie en jouant sur la problématique des droits de l’homme afin d’obtenir un peu plus de possibilités d’entrer en contact avec ceux qui partagent ses idées », explique-t-il. 

    Il ressort du discours de Breivik une extrême paranoïa, un narcissisme exacerbé et le sentiment qu’il a intenté ce procès pour faire passer, grâce aux médias, ses idées politiques. Aucun expert ne semble déceler chez lui de séquelle psychologique due à l’isolement dans lequel il est maintenu depuis 5 ans. Son avocat aura bien du mal à convaincre la Cour du contraire.

    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.