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    Europe

    Les attentats de Bruxelles permettront-ils l'adoption du fichier PNR en Europe?

    media Des policiers patrouillent à l'aéroport de Madrid, le 22 mars 2016. REUTERS/Sergio Perez

    Les mesures de sécurité ont été renforcées ce mardi en Europe, notamment dans plusieurs aéroports, après les attentats qui ont frappé Bruxelles. Parmi les mesures les plus emblématiques, mais qui bloquent encore, le fichier de renseignement européen sur les passagers aériens, dit PNR. Quelles autres mesures ont été prises au niveau européen depuis un an ?

    La mesure phare réclamée par bon nombre de pays, c'est la mise en place d'un fichier européen des passagers des compagnies aériennes, dit PNR (« Passenger Name Record »). Un registre qui doit permettre la traçabilité des voyageurs pour les vols depuis ou vers l'UE, dans le cadre de la lutte antiterroriste. Ce fichier pourrait en effet être croisé avec les bases de données des personnes dangereuses. Le PNR doit notamment permettre d'obtenir des informations sur les départs des ressortissants européens soupçonnés de vouloir rejoindre des mouvements jihadistes en Syrie et en Irak, et informer les Etats de leur retour.

    Après dix ans de discussions, un accord a été trouvé en décembre entre les Etats membres, la Commission européenne et le Parlement européen. Mais le texte devait encore être adopté par les eurodéputés en session plénière. Et il n'a toujours pas été inscrit à l'ordre du jour du Parlement, bloqué par une partie de la gauche, les sociaux-démocrates, écologistes et libéraux. Ceux-ci réclament des garanties sur le traitement des données récoltées.

    La France plaide pour l'adoption rapide du PNR

    Le sujet a ainsi été au centre des débats à l’Assemblée nationale française. La droite, par la voix de Christian Jacob, est montée au créneau au sujet du PNR. Un état de fait que le député Les Républicains Eric Ciotti ne comprend pas. « Il y a ce fichier qui recense les réservations de billets d’avion qui existe pour tous les vols à destination des Etats-Unis. On ne l’a pas pour tous les vols intra-européens. C’est une faute », a-t-il souligné.

    Le sentiment est désormais partagé par une large partie de la gauche française. Dans l’hémicycle, le Premier ministre Manuel Valls a appelé lui-même ses camarades socialistes européens à voter ce texte, sous les acclamations de la droite. « Il est temps de l’adopter, et je le dis notamment au groupe socialiste et écologiste du Parlement européen », a-t-il déclaré.

    Là-dessus, l’écologiste François de Rugy est totalement d’accord. Pour lui, les choses ont beaucoup trop traîné dans cette affaire. « Tout le monde accepte que les compagnies aériennes exploitent, y compris commercialement des données et les Etats n’y auraient pas accès pour des questions de sécurité. C’est absolument incompréhensible », s’est-il indigné.

    Les attentats de Bruxelles vont-ils faire évoluer les points de vue des eurodéputés et permettre l’adoption de ce PNR ? Réponse d’ici quelques semaines. Pour l’heure, nombre d’eurodéputés de gauche réclament toujours que soit adopté, parallèlement à ce texte, un projet sur la protection des données personnelles.

    Contrôles aux frontières renforcés mais inégal

    Les Vingt-Huit ont également demandé le renforcement des contrôles aux frontières extérieures de l'UE. Chaque entrée sur le territoire européen doit désormais faire l'objet d'une consultation du SIS, le Système d'information Schengen recensant les personnes recherchées. Mais ce fichier communautaire n'est pas alimenté scrupuleusement par tous les Etats membres. Et la France demande notamment qu'il soit connecté aux fichiers nationaux de personnes recherchées.

    Deux avancées ont toutefois été enregistrées, en matière de contrôle des armes à feu et de lutte contre le blanchiment d'argent et de financement du terrorisme. Là, les législations ont été renforcées. Mais au terme d'une année marquée par trois séries d'attentats, en France et au Danemark, ce sont là de maigres progrès.

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