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    Europe

    Attentats de Bruxelles: l'Europe face à la terreur

    media A l'intérieur de l'aéroport de Bruxelles Zaventem, peu après les explosions, ce 22 mars. REUTERS/Ketevan Kardava/Courtesy of 1tv.ge/Handout via Reuters

    Après les attentats de Bruxelles de ce mardi 22 mars, plusieurs pays européens proches de la Belgique ont renforcé leurs mesures de sécurité et les contrôles aux frontières. La France, l'Allemagne et les Pays-Bas mais aussi la Grande-Bretagne ont annoncé de nouvelles dispositions peu après des attaques qui ont fait au moins, selon un bilan provisoire, de 26 à 31 morts à l'aéroport international de Zaventem et dans le métro de Bruxelles.

    Dans les pays limitrophes de la Belgique, à commencer par la France, le ministre de l'Intérieur a annoncé le déploiement de 1 600 gendarmes et policiers supplémentaires sur l'ensemble du territoire national. Des renforts destinés avant tout aux gares et aéroports. Les différents aéroports de Paris et Marseille ont d'ailleurs été placés en alerte dès l'annonce des attentats, ce 22 mars au matin. Et, également dès cette annonce, c'est l'ensemble de la force Sentinelle, soit 6 500 personnes, qui se concentrent en Île-de-France autour des gares et aéroports, ainsi que des principales stations de métro et RER. Le président François Hollande, dans un communiqué, souligne, qu'à Bruxelles, « C'est toute l'Europe qui est frappée ». Le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a, de son côté, appelé à renforcer la lutte antiterroriste au niveau européen.

    Surveillance accrue

    Aux Pays-Bas, les services anti-terroristes ont annoncé une surveillance accrue des aéroports : à Schiphol, l'aéroport international d'Amsterdam mais aussi à ceux de Rotterdam et Eindhoven. Par ailleurs, davantage de policiers vont patrouiller dans les principales gares du pays. Le pays renforce aussi ses contrôles à sa frontière sud, mais ne modifient pas le niveau d'alerte général pour l'instant.

    Au Royaume-Uni, le niveau d'alerte reste fixé à 4 sur une échelle de 5. A Londres, l'aéroport de Gatwick fait aussi l'objet d'une surveillance plus stricte depuis ce matin. Afin de protéger la population et pour la rassurer, selon le chef des services antiterroristes de la police, des patrouilles de police très visibles vont être positionnées aux points névralgiques de la capitale.

    « Attaque abjecte »

    Au Danemark aussi, la présence policière est également renforcée en ville, dans les endroits clés de Copenhague, une annonce du Premier ministre sur Twitter. Et l'aéroport international de la capitale est en alerte. La police est aussi plus présente dans les principaux rues de la capitale; les forces de l'ordre ont annoncé le renforcement des mesures de sécurité en ville et à l'aéroport international de la capitale danoise.

    « Nous suivons de près ce qui s'est passé à Bruxelles. C'est pour cela que vous rencontrerez plus de policiers à l'aéroport et dans les lieux clés de Copenhague », a écrit la police sur Twitter alors que le Premier ministre Lars Løkke Rasmussen dénonçait une « attaque abjecte ». Enfin, les aéroports de Francfort et Moscou ont aussi élevé leur niveau d'alerte.

    En Allemagne, le ministre de l'Intérieur Thomas de Maizière a déclaré que l'objectif des terroristes, un aéroport international et une station de métro, semble indiquer que « ces attaques ne visaient pas seulement la Belgique mais aussi notre liberté de mouvement, notre mobilité », des valeurs qui « font partie de l'Union européenne ».

    Les services de secours sont présents en nombre sur la rue de la Loi, là où se trouve la station de métro Maelbeek LAURIE DIEFFEMBACQ / BELGA / AFP

    Le cas spécifique de la Belgique, capitale de l’Europe

    Sur l’antenne de RFI, Yves Bonnet, ancien patron de la Direction de la surveillance du territoire, considère que des mesures plus particulières doivent être prises concernant la Belgique, siège de l'Union européenne et de l'Otan « des mesures extrêmement contraignantes, qui sont probablement très coûteuses » car « il n’y a pas de raisons que la Belgique soit le seul pays à assumer la charge de dispositifs et de dispositions qui doivent être considérablement renforcés ».

    La coordination entre les services, rappelle Yves Bonnet, existe depuis des dizaines d’années : « Il y a des échanges quotidiens en informations. Tout ceci fonctionne bien. Mais ce n’est toutefois pas suffisant ».

    L’idée d’un parquet européen antiterroriste refait ainsi surface, suggestion faite par l’ancien juge antiterroriste français, Marc Trévidic, et que reprend le spécialiste du renseignement : «Je pense qu’il a raison mais il faudrait avoir aussi véritablement un service antiterroriste européen. Si on ne met pas en place ce genre de structure, on avancera toujours mal aisément parce que la concurrence entre les services, elle existe toujours. Elle existe bien à l’intérieur de la France, pourquoi ne voudriez-vous pas qu’elle n’existe point entre la France et la Belgique ? »

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