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    Europe

    Attentats de Bruxelles: «C’était la panique totale»

    media La police belge et les secours à pied d'oeuvre près de la station de Maelbeek, à Bruxelles, après l'explosion, ce mardi 22 mars 2016. REUTERS/Vincent Kessler

    Les attentats à Bruxelles ont fait une trentaine de morts mardi 22 mars, selon un bilan encore provisoire en fin de journée. Les explosions sont survenues à l'aéroport Bruxelles-Zaventem et dans la station de métro Maelbeek. Les milliers de passagers qui se trouvaient à l’aéroport ce matin ont été évacués à présent. Ils sont bien sûr choqués, tout comme les rescapés de l’explosion du métro.

    Entourés par des dizaines de voitures de police, de pompiers, d'ambulances, les passagers de l'aéroport de Bruxelles-Zaventem ont été évacués petit à petit. L'air perdu, choqués, ils racontent comment ils ont réagi en entendant les explosions.

    « On se regarde. Le seul réflexe qu’on a eu, c’est de courir. Là, on entend une deuxième bombe. [...] Tous les éclats de verre ont volé. On s’est dit que ça allait nous tomber sur la tête, que les gravats allaient nous tomber sur la tête. Il y avait de la fumée. On sentait le caoutchouc », relate une femme à notre correspondante à Bruxelles, Laxmi Lota. « Tout le monde a couru vers la sortie, vers la route. On était en pleine heure de pointe, il y avait un monde de fou dans l’aéroport », lui dit une autre.

    Il y a eu une deuxième déflagration, plus proche celle-là, et les faux-plafonds qui étaient au-dessus de nos têtes ont commencé à s'effondrer, à tomber. Quelques personnes ont été blessées. Et là, ça a été la panique généralisée. Tout le monde est sorti, y compris en laissant ses bagages, puisqu'on était nombreux dans ces files d'enregistrement
    Témoignage d'une voyageuse en partance pour l'Australie 22/03/2016 Écouter

    « On nous a dit par le haut-parleur qu’on devait sortir : évacuation complète du bâtiment. Et on a attendu pendant deux heures, dehors, sur le parking de l’aéroport », résume un voyageur. Un jeune homme en partance pour les Etats-Unis, raconte une sortie à la hâte et des blessés couchés à terre devant l’entrée de l’aéroport, du sang partout sur eux.

    Malgré des lignes téléphoniques saturées à Bruxelles, les voyageurs tentent de rassurer leurs proches. Les accès à l'aéroport sont fermés, que ce soit par la route, le rail ou les transports en commun. Des autocars ont été mis en place pour aider les rescapés à retourner vers le centre-ville.

    « Il y avait plein de fumée, des flammes »

    A la station de métro Maelbeek, où a eu lieu le second attentat ce mardi matin vers 9 heures, le quartier est bouclé. Nicolas, un habitant, est confiné chez lui. « Le périmètre de sécurité commence à la sortie de mon appartement qui se trouve à deux blocs de la station de métro Maelbeek. […] Il y a une suite incessante de voitures de police et d’ambulances qui se dirigent vers la station de métro », disait-il à midi.

    On a vu arriver beaucoup de grands brûlés. [...] Les gens étaient sous le choc. Moi, je leur ai conseillé, quand même, de se faire accompagner [...] A un moment, on réalise qu'on a échappé à la mort. Il y en a un - lui, il était recouvert de pansements, il était brûlé un peu partout mais il tenait debout encore - qui disait : « A trois secondes, j’étais tué »
    Hughes Belin est secouriste et a oeuvré à la station de métro de Maelbeek 22/03/2016 Écouter

    Elga, une rescapée de l’explosion du métro, détaille ce qui lui est arrivé : « Ce matin, comme tous les jours, j’ai pris le métro à la station Maelbeek. […] On allait partir et soudain, il y a eu une énorme explosion. On était coincé dans la rame. Et il y avait plein de fumée, de flammes. Quelqu’un a pu forcer une petite fenêtre et […] on a pu s’échapper par là. On a dû sauter par cette petite fenêtre et après on a pu s’échapper par les quais. […] Vers l’avant du métro, il y avait plein de gens blessés, je crois ».

    « Je n’ai pas entendu beaucoup de bruit. C’était surtout le métro qui freinait vraiment fort. […] Et tout le monde a tout de suite su que c’était une bombe parce qu’on avait aussi eu, déjà, les nouvelles de l’aéroport. C’était la panique totale. Et c’était assez vite un peu le chaos », ajoute-t-elle.

    Ce Congolais vivant à Bruxelles a pris le métro ce mardi matin, un peu avant les explosions.

    Malheureusement j'ai appris qu'un ami avait été brûlé, il se trouvait dans le métro.
    Un résident congolais (Propos recueillis par Hélène Naah) 23/03/2016 - par RFI Écouter

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