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    «Le centre opérationnel a coordonné 40 opérations de secours» au large de la Libye, ont annoncé les gardes-côtes de la marine italienne sur leur compte Twitter. Les gardes-côtes italiens ainsi que l'opération européenne anti-passeurs Sophia, l'agence européenne Frontex et les organisations humanitaires présentes en Méditerranée «ont sauvé 6500 migrants» ce lundi, soit l'une des journées les plus intenses de ces dernières années en Méditerranée.

    Europe

    Grèce: les réfugiés de Konitsa

    media Ils seraient près de 9000 migrants et réfugiés, dans le camp d'Idomeni, pour 1500 places. REUTERS/Alexandros Avramidis

    Malgré l’accord passé entre l’Union européenne et la Turquie, plus de 45 000 réfugiés sont toujours bloqués en Grèce. Pour « délester » les points chauds comme le camp d’Idomeni, sur la frontière macédonienne, le gouvernement tente de les reloger dans des camps disséminés à travers le pays, comme à Konitsa.

    Avec notre envoyé spécial à Konitsa, Jean-Arnaud Dérens

    Le village de Konitsa est un nid d’aigle accroché aux montagnes du Pinde. Le cadre pourrait être paradisiaque, si la crise, ici aussi, n’était venue faire ses ravages. La moitié des habitants sont partis vers les grandes villes, et les vitrines fermées se succèdent dans la rue centrale. C’est ici qu’il y a une semaine, le gouvernement grec a installé 167 réfugiés syriens, directement conduits à Konitsa depuis le port du Pirée où ils venaient de débarquer.

    Les réfugiés sont très correctement logés dans un vaste centre d’hébergement dépendant du ministère du travail et des affaires sociales. La frontière albanaise n’est qu’à une vingtaine de kilomètres et certains se demandent si les réfugiés ne vont pas tenter de poursuivre leur voyage en pénétrant dans le pays voisin. Une hypothèse que rejette Katerina Boupoulou, la directrice du centre « Lors des entretiens que j’ai eu dernièrement avec les réfugiés syriens, ils m’ont tous dit qu’ils se sentaient en sécurité dans ce camps. Pour l’instant, ils préfèrent attendre ici. Nous accueillons surtout des familles avec des enfants en bas âge, et je ne crois pas qu’elles soient prêtes à mettre leurs vies en danger. Ce serait une entreprise trop difficile ».

    Pour autant, personne ne sait ce qu’il adviendra de ces réfugiés. Resteront-ils en Grèce ? Le gouvernement pourra-t-il longtemps subvenir à leurs besoins ? Dimanche, 1 200 autres réfugiés sont arrivés à Ionnina, à une cinquantaine de kilomètres plus au sud, également tout près des frontières de l’Albanie.

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