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    Europe

    Attentats de Bruxelles: Najim Laachraoui, le deuxième kamikaze de Zaventem

    media Najim Laachraoui, 25 ans, l'un des kamikazes qui s'est fait exploser à l'aéroport de Bruxelles, le 22 mars. ©AFP/

    Plus de vingt-quatre heures après les attentats sanglants de Bruxelles, de nouvelles révélations sur leurs auteurs se font jour mercredi soir. La première : Najim Laachraoui est le deuxième kamikaze du trio terroriste de l'aéroport. La deuxième émane du président turc Erdogan : il a affirmé que l'un des kamikazes de l'aéroport de Bruxelles-Zaventem, Ibrahim El Bakraoui, avait été arrêté en Turquie en 2015 puis expulsé vers la Belgique qui l'a relâché. Bruxelles n'a pas encore réagi.

    Le deuxième kamikaze de l'aéroport est Najim Laachraoui

    C'est ce qu'ont confié des sources policières à l'AFP, confirmant des informations divulguées par les journaux français Le Monde et belge De Standaard. Deux des trois kamikazes sont donc identifiés. Najim Laachraoui était très recherché par les services français pour son rôle présumé central dans les attentats de novembre 2015 à Paris, dont il aurait été l'artificier.

    Najim Laachraoui, né le 18 mai 1991 au Maroc, a grandi dans la commune bruxelloise de Schaerbeek. En 2013, il se rend en Syrie où il intègre les rangs des jihadistes. En mars 2014, un mandat d'arrêt international est émis contre lui. Ce qui ne l'empêche pas de revenir en Belgique : en septembre 2015, deux mois avant les attentats de Paris, c'est Salah Abdeslam qui le récupère en voiture à la frontière hongroise. Les deux terroristes sont contrôlés en Autriche. Mais Najim Laachraoui présente une fausse carte d'identité belge et passe.

    Après les attaques en France, les enquêteurs retrouvent ses traces ADN dans une maison à Auvelais, une ville dans le centre de la Belgique, ainsi que dans un appartement à Schaerbeek, tous deux utilisés par la cellule terroriste soupçonnée d'être derrière les attentats de Paris. Selon les informations de la radio-télévision belge, l'ADN de Najim Laachraoui est également découverte sur « au moins deux ceintures d'explosifs : l'une utilisée au Bataclan et l'autre au stade de France », rapporte la RTBF.

    Lundi, le parquet fédéral belge lance un appel à témoin le concernant. Le lendemain Najim Laachraoui se fait exploser à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem.

    A l'heure actuelle, la police belge est toujours à la recherche d'un autre homme, visible sur les images des caméras de surveillance de l'aéroport. Cet homme aurait laissé sur place la plus forte charge, qui n'a explosé que plus tard au moment de l'opération de déminage sans faire de victimes.

    Ibrahim El Bakraoui expulsé de Turquie en Belgique en juin 2015

    La Turquie affirme mercredi 23 mars par la voix de son président Recep Tayyip Erdogan que l'un des trois kamikazes de l'aéroport de Bruxelles, Ibrahim El Bakraoui, avait été arrêté en juin 2015 sur son sol, à Gazantiep, à quelques kilomètres de la frontière syrienne. Il a ensuite été expulsé vers la Belgique via les Pays-Bas, a précisé Erdogan qui a aussi déploré qu'il ait ensuite été remis en liberté par les autorités belges. « Un de ceux qui ont participé à l'attaque à Bruxelles a été arrêté en juin 2015 à Gaziantep. Il a été expulsé le 14 juillet 2015 après information de l'ambassade belge, (...) les Belges nous ont dit qu'il avait été libéré », a déclaré M. Erdogan lors d'une conférence de presse à Ankara.

    Recep Tayyip Erdogan s'exprime sur El Bakraoui 23/03/2016 - par Alexandre Billette Écouter

    Erdogan ne prononce pas le nom d'Ibrahim El Bakraoui. C'est un haut responsable turc qui l'a précisé sous couvert de l'anonymat à l'AFP. Ce mercredi, le procureur fédéral belge Frédéric Van Leeuw a été affirmatif : les frères Ibrahim et Khalid El Bakraoui ont été identifiés comme deux des kamikazes qui se sont fait exploser, le premier à l'aéroport, le deuxième à la station de métro Maelbeek.

    « Bien que nous les ayons informées que cet individu était un combattant terroriste étranger, les autorités belges n'ont pas été en mesure d'identifier ses liens avec le terrorisme », a souligné pour le déplorer M. Erdogan. Le président turc a ajouté que les Pays-Bas avaient également été impliqués dans cette procédure parce que l'individu avait initialement demandé à être expulsé vers ce pays.

    Recep Tayyip Erdogan affirme que les autorités belges et néerlandaises avaient été prévenues par télégramme diplomatique le 14 juillet du passé terroriste de ce citoyen belge... Mais cette annonce soulève plusieurs questions en Turquie, rapporte notre correspondant à Istanbul, Alexandre Billette : arrivait-il d'Europe ou plutôt des territoires contrôlés par le groupe EI ? Pourquoi a-t-il été expulsé vers Amsterdam plutôt que vers Bruxelles selon les affirmations du président turc ? Chose certaine, c'est une façon pour Recep Tayyip Erdogan de réfuter le laxisme des autorités turques contre l'Etat islamique, et de répéter ce qu'il dit depuis des semaines : l'Europe selon lui n'en fait pas assez, contre le terrorisme.

    La Belgique n'a pas encore réagi à ces allégations. Ce n'est pas la première fois que les autorités turques affirment ainsi avoir prévenu, en vain, les capitales européennes du danger potentiel d'un terroriste.

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