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    Europe

    Attentats de Bruxelles: un second suspect activement recherché par les Belges

    media Le roi des Belges, Philippe, en compagnie de son épouse Mathilde, aux côtés d'un agent des forces fédérales lors d'une cérémonie d'hommage près de la station de métro de Maalbeek mercredi 23 mars. REUTERS/Eric Herchaft/Pool

    L’enquête avance, après les attentats survenus mardi 22 mars dans la capitale belge. D’après le scénario qui tend à se dessiner, le commando de Bruxelles pourrait être passé à l’action parce qu’il se sentait de plus en plus acculé après l'arrestation de Salah Abdeslam. Mais surtout, la police a confirmé ce jeudi 24 mars l'existence d'un deuxième suspect dans la nature.

    Abandonné dans une poubelle, près d'un appartement perquisitionné mardi 22 mars, dans le quartier bruxellois de Schaerbeek où les terroristes ont séjourné avant de passer à l'acte, les enquêteurs ont retrouvé un ordinateur. A l'intérieur : un témoignage écrit, sorte de testament numérique, signé Ibrahim El Bakraoui, l'un des kamikazes de l'aéroport de Bruxelles-Zaventem.

    Il y explique ne plus savoir « quoi faire », qu'il est « recherché de partout ». Il ajoute que s'ils « s'éternisent », les siens risquent de « terminer à côté de lui dans une cellule », selon le compte rendu qu'en a fait le procureur fédéral belge. Une référence, semble-t-il, à Salah Abdelslam. Ces lignes auraient donc été écrites entre l'arrestation de ce dernier, vendredi, et les attentats de mardi matin.

    Le gouvernement avec les autorités compétentes mettront absolument tout en œuvre pour faire la lumière sur ces attaques que sur l’ensemble des événements qui sont liés
    Charles Michel Premier ministre belge 24/03/2016 Écouter

    Pas assez de place dans le taxi pour leurs explosifs ?

    Un autre élément vient souligner le possible côté « hâtif » du commando au moment d'agir, rapporte notre envoyé spécial dans la capitale belge, Pierre Olivier. A savoir que trois de ses membres, ceux qui ont pris la route de l'aéroport, ont utilisé un taxi pour partir de l'appartement qu'ils occupaient. En soi, appeler un taxi semble extrêmement risqué lorsque l’on mène ce genre d’opérations. Cela revient à prendre le risque d’être immédiatement signalé à la police.

    C'est d’ailleurs ce qu'il s’est passé, puisque le chauffeur du taxi a très vite donné l’adresse où il avait embarqué les terroristes de l'aéroport, ce qui a permis de découvrir dans l'appartement de Schaerbeek 15 kilogrammes d’explosifs TATP, 150 litres d’acétone, 30 litres d’eau oxygénée, des détonateurs et une valise remplie de clous et de vis. Les terroristes auraient renoncé à emporter une partie des sacs contenant les bombes qu’ils comptaient transporter. Car ils avaient commandé un van ; or c'est une berline qui est arrivée à Schaerbeek.

    Si le commando est finalement parvenu à faire exploser trois bombes, deux à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem et une dans la station de métro de Maelbeek, faisant au moins 31 morts et 250 blessés, ces indices témoignent à tout le moins d'une certaine fébrilité de la part de ses membres. La réalisation de leur opération, qui a certes dû nécessiter plusieurs semaines de préparation, semble avoir été précipitée par des kamikazes sentant l’étau policier se refermer sur eux.

    La police le confirme : au moins deux suspects dans la nature

    Selon des informations obtenues par le journal Le Monde, et confirmées ce jeudi par la police belge, deux complices sont en revanche activement recherchés. Le premier, c'est ce « troisième » homme aux lunettes et au chapeau, photographié à l’aéroport avec les deux kamikazes et dont le sac, rempli d'explosifs instables aussi, a finalement explosé, mais après l’arrivée des démineurs et sans faire de blessé. L'individu avait fui les lieux sans déclencher sa bombe.

    Quant au second, dont l'existence a été confirmée ce jeudi, il a été filmé par les caméras de vidéosurveillance du métro bruxellois, lui aussi équipé d'un gros sac, aux côtés du kamikaze Khalid El Bakraoui, frère cadet d'Ibrahim âgé de 27 ans, peu avant qu'il ne se fasse lui aussi exploser dans la station de Maelbeek, après les détonations de l'aéroport. Sur les images, on voit les deux hommes discuter dans les couloirs, mais le suspect recherché ne rentre pas dans la rame et fait demi-tour lorsque le métro démarre.

    Pour le moment, la police ne peut pas, ou ne veut pas, dévoiler son identité. Il en est d'ailleurs de même pour l'homme aperçu à l'aéroport. Tous deux sont activement recherchés et la crainte des enquêteurs est que, se sentant acculés à leur tour, ces deux suspects restés dans la nature ne tentent le tout pour le tout, en commettant un autre attentat.

    Trois Belges, tous suspects dans les attentats de Paris

    Les frères Ibrahim et Khalid El Bakraoui, qui se sont donc séparés pour se faire sauter dans deux lieux différents, ont été identifiés rapidement grâce à leurs empreintes papillaires. L'identification du deuxième kamikaze de l’aéroport, Najim Laarchaoui, a pour sa part nécessité plus de temps. Elle a finalement été rendue possible par comparaison de son empreinte génétique. Les trois kamikazes morts mardi faisaient tous partie des suspects les plus recherchés dans l’enquête sur les attaques antérieures en France, et tous sont de nationalité belge.

    Khalid El Bakraoui est soupçonné d’avoir loué deux appartements utilisés par les commandos du 13-Novembre, dont une planque à Bruxelles ayant servi à Salah Abdeslam jusqu’à l’opération de police du mardi 15 mars, lorsqu'il s'était échappé en filant par les toits. Ibrahim El Bakraoui, 30 ans, est lui aussi considéré comme un proche de Salah Abdeslam, par ailleurs bien connu pour grand banditisme. Enfin, Najim Laachraoui, 24 ans, est soupçonné d’être l’artificier des attentats de Paris. Sa mort est un réel soulagement pour les enquêteurs.

    Mais un personnage central de cette cellule, identifié dans l'enquête antiterroriste, est toujours activement recherché : Mohamed Abrimi. Ce Belgo-Maroicain de 31 ans aurait lui aussi participé aux attentats de Paris. Il avait été vu aux côtés de Salah Abdeslam deux jours avant les attentats de Paris, dans une station-service au nord de la capitale française. Sa famille affirme qu'il était à Bruxelles le soir du 13-Novembre. Mais il a disparu depuis. Voisin de Salah Abdeslam à Molenbeek, il est soupçonné d'avoir passé du temps au sein de l'organisation Etat islamique en Syrie.

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