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    Europe

    Radovan Karadzic condamné à 40 ans de prison par le TPIY

    media Radovan Karadzic présent lors du verdict de son procès au tribunal pénal international pour la Yougoslavie, le 24 mars 2016. REUTERS/Robin van Lonkhuijsen

    Le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) a reconnu ce 24 mars 2016 l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic coupable de génocide pour le massacre de Srebrenica, et neuf autres condamnations pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre et l'a condamné à 40 ans de prison. Radovan Karadzic a déjà annoncé qu'il ferait appel. 

    Pour les raisons résumées durant cette audience, la Cour vous déclare, Radovan Karadzic, coupable de génocide, de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre. La Cour vous condamne, Radovan Karadzic, à une peine unique de 40 années d'emprisonnement. L'accusé est détenu depuis le 21 juillet 2008. En vertu de l'article 101C, cette période de détention sera déduite de sa peine. En accord avec l'article 103C, l'accusé restera détenu par le Tribunal en attendant la finalisation des détails concernant son transfert vers l'Etat où il purgera sa peine.
    L'annonce du verdict par le juge O-Gon Kwon 24/03/2016 Écouter

    Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Bénazet

    « Pour les raisons résumées durant cette audience, la Cour vous déclare, Radovan Karadzic, coupable de génocide, de crime contre l'humanité et de crimes de guerre. La Cour vous condamne, Radovan Karadzic, à une peine unique de 40 années d'emprisonnement », a déclaré le juge O-Gon Kwon.

    Il a précisé : « L'accusé est détenu depuis le 21 juillet 2008. En vertu de l'article 101C, cette période de détention sera déduite de sa peine. En accord avec l'article 103C, l'accusé restera détenu par le tribunal en attendant la finalisation des détails concernant son transfert vers l'Etat où il purgera sa peine. »


    Radovan Karadzic échappe à un seul chef d'accusation

    Radovan Karadzic, qui fut entre 1992 et 1996 le président de la république serbe de Bosnie, échappe à un seul des chefs d’accusation :  celui qui concernait des accusations de génocide pour des faits commis en 1992 dans sept districts de Bosnie à l’encontre de Bosniaques musulmans et de Bosno-Croates.

    Il est en revanche condamné pour l’ensemble des dix autres chefs d’accusation, en particulier pour génocide pour le massacre de Srebrenica où plus de 8 000 Bosniaques musulmans ont été tués en juillet 1995. Un massacre commis sur son ordre, ont conclu les juges du TPIY.

    Chef politique des bosno-serbes, il est jugé responsable de la campagne de purification ethnique menée dès le début du conflit en Bosnie. À ce titre, il est aussi condamné pour les 44 mois de siège de Sarajevo qui a fait dix mille morts ainsi que pour la prise d’otage de personnels de l’ONU en mai et juin 1995. On se souvient des images de soldats de l’ONU menottés à des ponts au moment de la campagne de bombardement menée par les avions de l’ONU contre les troupes bosno-serbes.

    Karadzic fera appel de sa condamnation

    C'est la conclusion d'un très long procès puisqu'il dure depuis 7 ans. Radovan Karadzic avait été arrêté en 2008 alors qu'il se cachait à Belgrade. Après onze ans de cavale, il est déféré devant le Tribunal pénal international pour la Yougoslavie à La Haye.

    Radovan Karadzic écope de 40 ans de prison, la plus lourde condamnation jamais prononcée par Tribunal pénal international.  Il a d'ores et déjà annoncé qu'il ferait appel de sa condamnation. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme a qualifié d'«extrêmement important» le verdict prononcé par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie. « Des milliers de personnes sont venues ici raconter leurs expériences et courageusement confronter leurs persécuteurs », a déclaré le procureur du TPIY, ajoutant que « justice a été rendue ».  

    « Un jour historique pour la justice internationale », selon Ban-Ki-moon

    Cette condamnation marque « un jour historique pour les peuples de la région et au-delà, ainsi que pour la justice internationale », a estimé jeudi le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. Ce verdict « envoie un signal fort à tous ceux qui sont en position de responsabilité, leur indiquant qu'on leur demandera des comptes pour leurs actes », a souligné le secrétaire général de l'ONU cité par un porte-parole.

    C’est la preuve que la justice internationale peut remplir son office et c’est pour les victimes évidemment un signe de réconfort après tant d’épreuves et une si longue période écoulée depuis les événements
    Patrick Baudouin Avocat spécialisé dans le droit pénal international 24/03/2016 Écouter

     

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