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    Europe

    L'avocat de l'ex-porte-parole du TPIY demande sa libération «immédiate»

    media L'ancienne porte-parole du TPIY, Florence Hartmann, lors de son arrestation à La Haye, le 24 mars 2016. Robin van Lonkhuijsen / ANP / AFP

    Florence Hartmann arrêtée jeudi 24 mars à La Haye lors du jugement de Radovan Karadzic, doit être « immédiatement » libérée. C’est ce que demandent aujourd’hui ses avocats ainsi que plusieurs personnalités. Il faut dire que la situation est peu ordinaire : l’ancienne porte-parole du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie est actuellement placée à l’isolement dans le centre de détention de ce même tribunal. Les juges du TPYI n’ayant jamais pardonné à la Française ses révélations les concernant dans un livre publié en 2007.

    Une « vendetta », voilà comment les avocats de Florence Hartmann qualifient l’arrestation, puis la détention de l’ancienne correspondante du journal Le Monde dans les Balkans.

    Dans Paix et châtiment, ouvrage publié à la fin de sa mission de porte-parole du procureur général du TPIY Carla Del Ponte entre 2000 et 2006, Florence Hartmann révélait les arcanes du procès Slobodan Milosevic, et notamment deux décisions des magistrats de l’époque empêchant, à la demande de l’Etat serbe, la communication de documents compromettants pour le régime serbe accusé de génocide en Bosnie.

    « Divulgation d’informations confidentielles », les juges du TPIY condamnent alors notre ex-consœur à 7 000 euros d’amende, somme qu’elle refuse de payer. Nouvelle condamnation, cette fois à 7 jours de prison avec demande d’extradition, ce à quoi Paris s’est toujours refusé.

    Carla Del Ponte, Bernard-Henri Lévy et d’autres personnalités prennent aujourd’hui la défense de l’ex-salariée du tribunal de La Haye. Selon ses avocats, Florence Hartmann a été placée à l’isolement dans une cellule éclairée 24h sur 24. Cette affaire « jette une tâche inutile sur le TPIY au moment où il rend une décision historique », a fait savoir maître William Bourdon.

    Radovan Karadzic, l’ancien chef politique des Serbes de Bosnie a été condamné jeudi à 40 ans de détention pour génocide et crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis pendant la guerre de Bosnie.

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