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    Europe

    La journaliste française Florence Hartmann libérée par le TPI

    media Florence Hartmann Amadalvarez/wikimedia.org

    Elle a longtemps représenté la traque des hommes suspectés des pires crimes commis dans les Balkans: après avoir passé plusieurs jours dans la même prison que les criminels de guerre qu'elle a dénoncés, la Française Florence Hartmann a été libérée mardi dans l'après-midi.

    « Je suis sortie », a affirmé à l'AFP cette ancienne porte-parole du procureur du TPIY, ajoutant : « je suis complètement sonnée, et épuisée, mais absolument soulagée d'être sortie ». Elle s'est dite « combative ». Le TPIY lui a accordé une libération anticipée pour « son comportement exemplaire » lors de ces quelques jours de détention dans la prison de l'ONU à Scheveningen, banlieue balnéaire de La Haye.

    Porte-parole de l'ancienne procureure du TPIY Carla Del Ponte, de 2000 à 2006, Florence Hartmann, 53 ans, avait été arrêtée jeudi alors qu'elle était venue assister au jugement de l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic, condamné à 40 ans de détention pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis pendant la guerre de Bosnie, un verdict historique rendu plus de 20 ans après les faits.

    Florence Hartmann avait été condamnée en 2011 pour outrage par la Cour à 7 000 euros d'amende, convertis ensuite en sept jours de détention, après avoir divulgué dans un livre deux décisions confidentielles du TPIY qui auraient permis, selon elle, de prouver l'implication de l'Etat serbe dans le génocide de Srebrenica, qui a coûté la vie à près de 8 000 hommes et garçons bosniaques en 1995. La France avait alors refusé de l'arrêter et de la transférer.

    « Perversion pure et simple »

    Ironie du sort, elle a été placée jeudi en détention dans la même prison de l'ONU que Radovan Karadzic et l'ex-chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic. « Elle est complètement choquée par la situation », avait expliqué dans la matinée à l'AFP son avocat, Guénaël Mettraux, soulignant que Mme Hartmann n'avait néanmoins « pas eu de contact direct » avec les accusés du TPIY.

    Pour son comité de soutien, il s'agissait de « perversion pure et simple » qu'elle « se retrouve internée dans la même unité de détention que les criminels de guerre qu'elle a sans relâche combattus par ses actes de bravoure, son engagement indéfectible et ses écrits ».

    Elle avait été arrêtée jeudi sur la pelouse devant les bâtiments du Tribunal. La foule, venue assister au jugement de Karadzic, avait essayé d'empêcher les gardes onusiens d'emmener Mme Hartmann. En pleurs, celle-ci avait vivement protesté, criant que l'arrestation était « contraire aux droits de l'homme ». Plus de 4 600 personnes ont signé la pétition lancée par son comité de soutien, qui évoque une arrestation d'une « rare violence ».

    Nous espérons à court terme arriver à laver son honneur...
    Sophie Képès Responsable du comité de soutien à Florence Hartmann 30/03/2016 - par Anastasia Becchio Écouter

    Avec AFP

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