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    Europe

    Migrants en Grèce: entrée en vigueur de l’accord migratoire UE-Turquie

    media Des migrants qui ont quitté le hotspot manifestent dans le port de Chios, le 3 avril. LOUISA GOULIAMAKI / AFP

    L'accord conclu le mois dernier entre l'Union européenne et la Turquie entre officiellement en application ce lundi 4 avril, avec pour objectif de stopper le flux de migrants qui arrivent sur les côtes grecques. En Grèce, les autorités organisent les préparatifs pour les premiers retours en Turquie qui ont eu lieu tôt ce lundi matin. Mais beaucoup d’interrogations demeurent quant à la réalisation de ce processus.

    Officiels grecs et européens restent peu diserts sur le déroulement des opérations et sur les conditions précises de ces retours. Selon l’agence de presse grecque Ana, 750 migrants devraient être acheminés de l'île de Lesbos vers le port turc de Dikili entre lundi et mercredi. Les premiers bateaux ont de fait quitté Lesbos ce lundi matin très tôt. Qu’en est-il des autres îles de la mer Egée situées face à la Turquie ?

    Depuis le 20 mars, date d'entrée en vigueur de l'accord, quelque 6 000 personnes ont accosté à Lesbos, mais aussi Chios, Leros et Samos, quatre îles dotées de centres d’enregistrement transformés, de fait, en centres de rétention administrative. C’est l’agence Frontex, chargée de surveiller les frontières extérieures de l’Union européenne, qui doit superviser les opérations.

    La Commission européenne évoquait récemment le déploiement de 4 000 agents – forces de l’ordre, interprètes ou officiers de protection du droit d’asile  qui pourraient faire face à une vague de demandes d’asile de dernière minute, l’accord prévoyant un examen individuel de chaque cas.

    Autre problématique : dans quelles conditions les personnes expulsées seront-elles accueillies en Turquie ? Les organisations de défense des droits de l’homme s'inquiètent. Le flou demeure également sur l’autre pan de l’accord, qui prévoit que pour chaque Syrien renvoyé, un autre sera acheminé de Turquie vers un pays de l’Union européenne. L’échange, qui sera plafonné à 72 000 personnes, doit débuter ce lundi.

    Sur l'île de Chios, des réfugiés méfiants

    Plus de 1 760 migrants se trouvent à l'heure actuelle sur l'île de Chios. Une partie d'entre eux occupe toujours le port de l'île après avoir quitté le hotspot vendredi dernier. Les premiers renvois vers la Turquie sont en préparation et la première étape de la procédure consiste à proposer aux migrants de demander l'asile en Grèce.

    La loi qui a modifié le système d'asile a été adoptée vendredi seulement. Les employés du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés ont commencé à enregistrer les premiers signes d'intérêt au port de Chios, a constaté notre envoyée spéciale, Charlotte Stiévenard.

    Les migrants qui le veulent sont ensuite emmenés vers le hotspot, pour effectuer une demande plus concrète. Selon l'accord signé entre l’Union européenne et la Turquie, seuls ceux qui ne demanderont pas l'asile en Grèce ou qui sont déboutés peuvent être renvoyés.

    Pour l'instant au port, les gens restent méfiants car de sérieux doutes subsistent sur la façon dont les réfugiés ont été informés sur leurs droits. Sur l'île, plusieurs migrants sortis vendredi du centre estiment n'avoir reçu aucune information quand ils étaient enfermés. Et à l'intérieur du hotspot de Lesbos, un migrant confirme avoir demandé chaque jour depuis son arrivée sur l'île s'il pouvait demander l'asile, sans résultat, jusqu'à ce dimanche.

    A Chios, seule une vingtaine de personnes a pour le moment accepté de monter dans le premier bus. Des Pakistanais et des Syriens figurent notamment parmi les nationalités qui se sont inscrites. Ils considèrent la vie trop difficile en Turquie, voire dangereuse estiment certains, et d'autres veulent profiter du regroupement familial.

    Ecoutez le témoignage de Katerina Kitidi au micro de notre envoyée spéciale

    Porte-parole du HCR pour l'île de Chios

    04/04/2016 - par Charlotte Stiévenard Écouter

    Selon Katerina Kitidi du Haut commissariat des Nations unies, l'organisation intergouvernementale a constaté des failles sérieuses dans les procédures liées au système d'asile en Grèce.

    Incertitudes en Turquie

    Du côté turc, le gouvernement l'assure : tout est prêt pour accueillir les premiers réfugiés « réadmis » depuis la Grèce. Le ministre de l'Intérieur parle ainsi de 500 personnes qui pourront être prises en charge dès ce lundi, alors que les premiers bateaux sont attendus en milieu de matinée à Cesme, face à l'île grecque de Chios, mais surtout à Dikili, une petite ville face à l'île de Lesbos.

    En revanche, les autorités turques communiquent très peu sur la suite du parcours de ces réfugiés lorsqu'ils mettront le pied en Turquie, rapporte notre correspondant à Istanbul, Alexandre Billette. Ils devraient être d'abord enregistrés par les officiels, puis répartis dans des camps. Or les médias turcs ont, ces derniers jours, montré des images des lieux supposés accueillir ces réfugiés, et qui ne semblent pas prêts à recevoir des centaines, voire des milliers de personnes.

    Les ONG turques de soutien aux réfugiés dénoncent d'ailleurs le manque de préparation des autorités turques pour recevoir convenablement ces nouveaux arrivants. Le Croissant rouge turc doit pour sa part faire sortir de terre un immense camp, dans la région de Manisa près d'Izmir, qui pourrait accueillir à terme jusqu'à 5 000 personnes.

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