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    Europe

    [Analyse] L'inextricable conflit du Haut-Karabagh

    media Des volontaires, en route vers la ligne de front, avec pour objectif d'aller aider les séparatistes du Haut-Karabagh, lundi 4 avril. REUTERS/Hrayr Badalyan/PAN Photo

    Plusieurs dizaines de personnes ont été tuées lors des combats en cours dans le Caucase du Sud. Ces affrontements opposent depuis plus de trois jours les forces azerbaïdjanaises et les séparatistes arméniens de la république autoproclamée du Haut-Karabagh, soutenus par les autorités arméniennes d'Erevan. Ce mardi 5 avril 2016 à Vienne, les médiateurs de ce conflit très ancien vont tenter de rétablir le cessez-le-feu.

    Dès leur déclenchement dans la nuit de vendredi à samedi, les affrontements en cours ont été décrits comme les plus violents sur place, depuis la trêve trouvée à la fin de la guerre de 1988-1994, qui avait fait 30 000 morts et des centaines de milliers de réfugiés, majoritairement des Azéris. Ils opposent les troupes azerbaïdjanaises aux séparatistes arméniens de la république autoproclamée du Haut-Karabagh.

    Les premiers bilans humains laissent craindre une reprise durable du conflit pour le contrôle de cette partie montagneuse du Caucase, stratégique pour l'acheminement des hydrocarbures, et peuplée par 150 000 personnes environ - majoritairement des Arméniens à l'heure actuelle. Plusieurs dizaines de militaires des deux camps, mais aussi des civils, ont perdu la vie dans ces hostilités depuis vendredi soir. Plus de 200 personnes ont été blessées.

    « Des consultations très intenses »

    Co-présidé par la France, les Etats-Unis et la Russie, le groupe dit « de Minsk » sur le Haut-Karabagh, créé en 1994 et qui officie au sein de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), est chargé de trouver une issue à ce « conflit gelé ». Jusqu'ici, cela n'a manifestement pas fonctionné, mais rendez-vous a été pris  ce mardi à Vienne, en Autriche, à l'aune des derniers développements sur le terrain.

    Andrzej Kasprzyk, représentant personnel du président de l’OSCE pour ce conflit, se trouve actuellement dans la capitale autrichienne pour participer aux négociations, qui incluent le groupe de Minsk, composé de 11 pays, et les protagonistes des tensions de ces derniers jours. « Des consultations très intenses sont en cours sur le plan bilatéral entre les capitales des co-présidents du groupe de Minsk et les parties du conflit », confirme M. Kasprzyk.

    Les obsèques d'une des victimes du conflit du Haut-Karabagh, selon les autorités arméeniennes, en présence de nombreux hommes armés, dans une église d'Erevan, capitale d'Arménie. REUTERS/Varo Rafayelyan/PAN Photo

    « Des mesures sérieuses et concrètes »

    « Les chances d’aboutir à une solution pacifique dépendent de la bonne volonté et du courage politique des parties, considère le représentant du président de l'OSCE. Jusqu’à présent, aucun moyen de résoudre ce conflit n’a été trouvé. Combien de temps faut-il pour en trouver un ? Difficile à dire. Les négociations durent depuis la fin de la guerre et n’ont toujours pas abouti à un résultat tangible. »

    Il faudra en effet beaucoup d'habileté. « Aujourd'hui, nous sommes à une telle escalade, qu’il ne suffit plus de se contenter d'appels pour revenir au calme. Il faut absolument prendre des mesures sérieuses et concrètes, pour contraindre le pouvoir du régime azerbaïdjanais à cesser cette attaque, cette offensive, et surtout ces bombardements sur les villes », considère Hovannès Gevorkian, représentant du Haut-Karabagh en France.

    « Des tentatives de parties extérieures »

    Alors que l'Azerbaïdjan, très vite, avait proclamé un cessez-le-feu unilatéral ce week-end après le déclenchement des hostilités, les autorités du Haut-Karabagh et le président arménien se sont par la suite déclarés prêts à discuter d'une proposition de trêve, mais à condition que Bakou (capitale azerbaïdjanaise) renonce aux positions et territoires perdus dans la région ces derniers jours. Des positions qui ont été renforcées par l'Azerbaïdjan.

    Lundi, cette crise sud-caucasienne a été au centre d'une conversation téléphonique entre le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, dont le pays a été le premier à réagir samedi matin. Il ont notamment « condamné les tentatives de parties extérieures au conflit pour aggraver la confrontation », selon la Russie, dans une expression semblant cibler la Turquie.

    L'artillerie en action côté arménien, dans la ville de Martakert, dans le Haut-Karabagh, le 3 avril 2016. REUTERS/Vahram Baghdasaryan/Photolure

    « Le propriétaire originel du Haut-Karabagh »

    Moscou, qui entretient de bonnes relations avec l'Arménie, traverse une grave crise diplomatique avec Ankara, sur fond de guerre en Syrie. Or, à la veille de la réunion de Vienne, le président turc Recep Tayyip Erdogan et les siens ont multiplié les messages de soutien à leurs « frères » et autres « martyrs » azerbaïdjanais, le chef de l'Etat allant jusqu'à assurer que « le Karabagh retournera un jour, sans aucun doute, à son propriétaire originel, l'Azerbaïdjan ».

    Le conflit du Haut-Karabagh trouve ses sources il y a plusieurs siècles. Mais les choses se sont cristallisées à l'époque de l'URSS, lorsque Moscou a attribué ce territoire à la République socialiste soviétique d'Azerbaïdjan. Le Haut-Karabagh est ensuite passé sous le contrôle de forces séparatistes proches d'Erevan. Aucun traité de paix n'a été signé depuis lors.

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