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    Europe

    Mise en oeuvre de l'accord migratoire UE-Turquie: des craintes et des questions

    media Les quelque 200 migrants en provenance de Grèce sont arrivés à Dikili (Turquie) hier, lundi 4 avril, encadrés par un important dispositif policier. REUTERS/Murad Sezer

    Plus de 200 migrants illégaux, à bord de trois bateaux, ont été « réadmis » lundi 4 avril en Turquie pour la première journée d'application de l'accord turco-européen. Ils ont été immédiatement acheminés par autocars dans des camps de détention. Dans le même temps 43 Syriens sont arrivés en Europe en provenance d'Istanbul. La plupart ont été accueillis à Hanovre en Allemagne. On est donc encore loin du «un pour un» prôné par les dirigeants européens et turc il y a 15 jours.
     

    Avec notre envoyé spécial à Dikili, Alexandre Billette

    Les habitants des villages au nord de la ville d'Izmir, qui assistent au retour de ces réfugiés, voient avec inquiétude cette nouvelle vague de migrants en sens inverse. La ville de Dikili a été pendant des années l'un des points de départ des réfugiés en route vers la Grèce. Depuis lundi, c'est à nouveau ici que les migrants ont été rassemblés, avant d'être envoyés dans des camps de détention provisoire bien loin de ce village.

    Mais chez les habitants de Dikili perdure la crainte de voir la région devenir un lieu où se concentrent les réfugiés. « Ils ont peur qu'ils restent ici... Tout ce qu'on voit ici actuellement c'est inquiétant, parce que les gens ont peur d'avoir des problèmes de sécurité, ils ne sont pas très contents d'accueillir autant de réfugiés. Samedi, il y a eu une manifestation contre les réfugiés parce qu'il pourrait y avoir un camp à 15 kilomètres d'ici », explique Mehmet, un Franco-Turc qui est originaire de Dikili.

    Une manifestation qui avait rassemblé plusieurs centaines de personnes. Et ce lundi 4 avril, les pêcheurs n'ont pas pu travailler puisque le port était barricadé par les policiers. Une situation qui risque de se reproduire souvent jusqu'à ce que les milliers de migrants prévus par l'accord européen soient réadmis en Turquie.

    Les autorités turques satisfaites

    Du point de vue des autorités turques, cette première journée en forme de répétation générale de mise en oeuvre de l'accord s'est bien déroulée puisque ces réadmissions ont eu lieu sans couac majeur, de façon assez expéditive et en gardant le plus possible éloignée la presse. Mais cette première journée de mise en oeuvre de l'accord soulève nénamoins beaucoup de questions.

    => comment rassurer les populations locales là où les réfugiés syriens pourraient être « installés » dans des villages de préfabriqués alors qu'il est question de manifestations dans certaines régions contre la venue de ces réfugiés.

    => on ne connaît pas les conditions de détention des migrants, qui ont été envoyés dans un camp de détention qui n'est pas accessible.

    => On ne sait pas non plus comment la Turquie et l'Europe vont pouvoir gérer le transfert de dizaines de milliers de migrants, alors qu'il a fallu mobiliser pour 200 personnes un nombre impressionnant de forces de sécurité et de fonctionnaires.

    => quelle est la contrepartie de cet accord ? Pour un réfugié renvoyé en Turquie c'est un réfugié syrien qui doit être accepté en Europe, or lundi, cette fameuse parité n'a pas été respectée.

    Donc beaucoup de questions alors qu'il n'y a aucune indication claire sur un éventuel calendrier ni sur la durée de la mise en oeuvre de cette entente.

    Le port de Dikili en Turquie où les migrants ont été débarqués de bateaux (ferry en haut à droite) en provenance de Grèce hier, lundi 4 avril, en vertu de l'accord migratoire négocié avec l'Union européenne. REUTERS/Murad Sezer

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