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    Europe

    Grèce: à Chios et Lesbos, la peur du renvoi en Turquie hante les migrants

    media Des migrants détenus dans le centre fermé de Vial sur l'île de Chios, le 4 avril 2016. LOUISA GOULIAMAKI / AFP

    Une délégation de ministres des Affaires étrangères et européenne de six Etats membres de l’Union européenne s’est rendue le vendredi 8 avril à Athènes. Le Français Harlem Désir a annoncé que l’UE versera 100 millions d’euros le 13 avril 2016 à la Grèce, frappée de plein fouet par la crise migratoire. Un rapport d’Amnesty international rapporte des conditions de vie indignes, l'incertitude et la peur d’un renvoi en Turquie qui tiraillent les réfugiés parqués dans les centres fermés des îles grecques de Chios et Lesbos.

    Le 13 avril prochain, indique notre correspondante en Grèce, Charlotte Stiévenard, l'Union européenne (UE) versera 100 million d'euros à la Grèce, pour l'aider à gérer la crise migratoire. C'est ce qu'a annoncé le vendredi 8 avril le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Harlem Désir, lors de son déplacement à Athènes. C'est une première car cet argent, qui provient du Service d'aide humanitaire et de protection civile, n'est habituellement utilisé que pour gérer des crises en dehors de l'Union européenne.

    En Grèce, il doit permettre d'aider à la gestion de l'accueil des populations fuyant la guerre et la misère, notamment dans les hotspots, ces centres fermés dans lesquels les migrants vivent provisoirement dans des conditions difficiles. Pas de douche chaude, une file d'attente de plusieurs heures pour manger, c'est ainsi que les réfugiés qui ont pu s'échapper du centre de Vial, situé sur l'île de Chios, décrivent leurs conditions d'accueil.

    Tensions entre réfugiés

    C'est aussi ce que confirme un rapport d'Amnesty international. L'ONG a pu avoir accès aux camps de Lesbos et Chios. Elle note également un accès inadéquat aux services médicaux : trois docteurs pour plus de 3 000 personnes à Lesbos et une équipe de médecins qui n'est là que quelques heures par jour à Chios.

    Le nombre d'arrivées sur les îles a certes diminué, mais ces deux camps se remplissent. Cela conduit à des tensions comme ça a été le cas à Chios entre Syriens et Afghans. Sept cents demandeurs d’asile ont ensuite forcé la porte du camp pour échapper à ces conditions. La même scène s'est répétée sur l'île de Samos cette semaine.

    Mais ce que le rapport d'Amnesty international met surtout en cause par la voix de sa directrice adjointe en Europe, Gauri van Gulik, c'est que les personnes détenues à Lesbos et à Chios n'ont presque aucune information sur leur statut actuel et leur destin possible. Avec la peur d'un renvoi en Turquie.

    124 migrants renvoyés en Turquie

    Une deuxième vague de réadmissions a eu lieu vendredi de la Grèce vers la Turquie, en application de l’accord conclu entre Ankara et l’Union européenne. Cette fois ce sont 124 migrants illégaux, essentiellement pakistanais, qui sont arrivés sur le port de Dikili, sur les côtes turques face à l'île de Lesbos. Ils seront envoyés dans le camp de détention de Kirklareli, à l'ouest d'Istanbul, puis seront très certainement expulsés vers le Pakistan, peut-être très rapidement : le Parlement turc a déjà approuvé dans la nuit le décret gouvernemental autorisant ces renvois, précise notre correspondant à IstanbulAlexandre Billette.

    En revanche, aucun réfugié syrien n’a fait partie de ces deux premières vagues. Ainsi, la partie de l'accord qui prévoit d'accueillir en Europe un réfugié syrien pour chaque Syrien renvoyé en Turquie n'a pas réellement commencé.

    Pas d'avancées non plus concernant les contreparties offertes à la Turquie, notamment sur les trois milliards d'euros promis, ainsi que sur la levée des visas Schengen pour les Turcs d'ici la fin du mois de juin. Le président Recep Tayyip Erdogan a tapé du poing sur la table, vendredi, et menacé de ne pas appliquer l'accord si l'Europe ne remplissait pas toutes ses promesses.

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