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    Europe

    Fin de la première journée d'audience dans le procès LuxLeaks

    media Antoine Deltour, ancien employé du cabinet d'audit PwC, arrive au tribunal luxembourgeois le 26 avril 2016. REUTERS/Vincent Kessler

    Le procès des Luxleaks s'est ouvert mardi 26 avril à Luxembourg. Trois Français comparaissent pour avoir fait fuiter une quantité importante de données éclairant les pratiques fiscales de multinationales. Intervenant quelques semaines après la révélation des « Panama Papers », ce procès sera aussi celui de plusieurs sujets brûlants, du statut des lanceurs d'alerte au scandale de l'évasion fiscale.

    Trois Français, dont un journaliste, ont été présentés dans la matinée devant le tribunal correctionnel de Luxembourg, accusés d'avoir fait fuiter près de 30 000 pages éclairant les pratiques fiscales de grandes multinationales établies au Grand-duché. Ils encourent jusqu'à dix ans d'emprisonnement.

    Trois hommes à la barre

    Arrivé au tribunal sous les applaudissements et aux cris de « Merci Antoine, merci Antoine ! » lancés par une cinquantaine de manifestants, Antoine Deltour, 31 ans, est accusé d'avoir organisé la fuite de ces documents fiscaux du cabinet d'audit PricewaterhouseCoopers (PwC), pour lequel il travaillait à Luxembourg. Pendant cette première journée, le lanceur d'alerte ne s'est pas exprimé, mais est apparu plutôt détendu, souriant devant les photographes à son arrivée.

    « C'est un citoyen qu'il faut absolument soutenir dans son courage, dans son désintéressement », a déclaré à l'AFP son oncle, Pierre Deltour. Antoine Deltour a confié des documents au journaliste Edouard Perrin, lui aussi poursuivi, qui a révélé le scandale en mai 2012 dans l'émission Cash Investigation sur la chaîne publique française France 2.

    Edouard Perrin, 45 ans, a lui été inculpé en avril 2015 notamment pour complicité de vol domestique, violation du secret professionnel et violation de secrets d'affaires. Il lui est ainsi reproché d'avoir manipulé un autre employé de PwC, Raphaël Halet, pour organiser une seconde fuite de documents.

    M. Halet, 40 ans, est le troisième Français inculpé. Comme Antoine Deltour, il est poursuivi pour vol domestique, divulgation de secrets d'affaires, violation de secret professionnel et blanchiment.

    Leur ancien employeur, le cabinet d'audit PwC, est partie civile pour ce procès, qui doit durer jusqu'au 4 mai.

    « Puzzle »

    Le procès a débuté par le témoignage de l'auditeur interne de PwC, Anita Bouvy, qui a raconté comment Antoine Deltour avait pu avoir accès aux milliers de pages de documents confidentiels. Mme Bouvy a mené l'enquête sur plusieurs mois pour savoir qui avait pu accéder aux documents publiés dans les médias.

    A la sortie de l'audience, l'avocat d'Antoine Deltour, William Bourdon, a estimé que « la première journée s'était bien passée. Progressivement le puzzle, le grand débat s'écrit sous nos yeux ».

    Le procès, qui a démarré dans une effervescence peu commune pour la « cité judiciaire » luxembourgeoise - le parvis où sont établis les tribunaux -, doit reprendre mercredi à 13h avec l'audition du policier qui a conduit l'enquête.

    Il est suivi de près par de nombreuses ONG, alors que le Luxembourg peine à se départir de son image de havre pour les entreprises cherchant à minimiser leur fiscalité, sur fond de forte sensibilisation de l'opinion à ces sujets.

    Car si les récents « Panama Papers » ont mis au jour des montages complexes de sociétés pour dissimuler des avoirs, le scandale des LuxLeaks a lui dévoilé les pratiques fiscales de firmes comme Apple, Ikea et Pepsi pour économiser des milliards de dollars d'impôts.


    Le soutien tardif de la France

    Dans le dossier LuxLeaks, les autorités françaises s'étaient jusqu'à présent fait remarquer par leur mutisme. Deux Français sont pourtant jugés, le lanceur d'alerte Antoine Deltour et le journaliste Edouard Perrin. Mais jusqu'à ce mardi, pas un mot, pas une déclaration pour les soutenir. Alors que François Hollande lui-même avait salué les actions des lanceurs d'alertes à l'occasion des « Panama Papers ».

    Il aura donc fallu attendre le début du procès et une question à l'Assemblée nationale pour qu'enfin on entende le gouvernement sur ce sujet, en l'occurrence le commentaire est sorti de la bouche de Michel Sapin. Le ministre des Finances a assuré Antoine Deltour du soutien de la France avant de rendre hommage à « son action ».

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