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    Europe

    «La Fille inconnue», les frères Dardenne auscultent la société

    media Adèle Haenel dans «La Fille inconnue» des frères Dardenne, en lice pour la Palme d'or. Festival de Cannes 2016

    Quand « La Fille inconnue » sonne à la porte d'un petit cabinet médical près de Liège, la vie de la jeune médecin généraliste Jenny Davin sera profondément changée. Avec une histoire simple, les frères Dardenne sondent l’inexplicable sentiment de la culpabilité. En lice pour la Palme d’or au Festival de Cannes, le film réunit l’actrice césarisée Adèle Haenel, mais aussi Olivier Gourmet et Jérémie Renier, deux acteurs fétiches des réalisateurs déjà deux fois palmés.

    Comme avec Julieta de Pedro Almodovar, le moteur du film chez les frères Jean-Pierre et Luc Dardenne est le sentiment d’une culpabilité. Avec La Fille inconnue, trouvée morte, tout le monde se sentira bientôt coupable.

    « Ecoute »

    Inspirer, expirer. L’histoire commence avec des respirations profondes. Jenny, jeune médecin généraliste dans une petite ville, ausculte avec son stéthoscope le corps poilu d’un monsieur âgé. « Ecoute », dit-il à son stagiaire et celui confirme sa diagnostique d’une maladie pulmonaire.

    Conseiller une mère alcoolique, soigner des sans-papiers, venir à l’aide d’un enfant lors des convulsions, chaque fois elle agit avec discernement. « En tant que médecin, il faut être plus fort que ses émotions », assène-t-elle en direction de son stagiaire Julien, trop émotif, à son avis. Rien ne semble faire peur à la jeune généraliste que souhaite consacrer sa vie à la médecine. Et quand quelqu’un sonne, une heure après la fermeture du cabinet, elle reste de marbre : « Non, tu n’ouvres pas. Quelqu’un qui vient à cette heure-ci, se moque de notre fatigue. »

    « Les certitudes d’une jeune généraliste »

    Jenny regrettera la phrase doublement. Julien lui annonce arrêter ses études de médecine. Et le lendemain, deux policiers lui apprennent la mort d’une jeune femme, retrouvée sans identité. L’enregistrement de la caméra de surveillance du cabinet prouvera que c’était bien elle qui avait sonné. Du coup les certitudes de la jeune généraliste s’écroulent, se transforment en culpabilité. Convaincue que la fille serait encore en vie si elle avait ouvert la porte, elle met tout en œuvre pour retrouver son identité. Une quête obsessionnelle commence.

    Avec son regard à la fois ferme et insondable, Adèle Haenel incarne avec brio la jeune généraliste. Une nature simple et ambitieuse, à cent pour cent concentrée sur ses patients, habillée toujours de la même façon, c’est juste la couleur du pull qui change. Jenny mène l’enquête à partir de son cabinet, questionne ses patients, s’alerte quand un mal au ventre pourrait être en rapport avec la jeune fille inconnue.

    Ausculter la société

    Chronique sociale ou polar médical ? L’autopsie révèle que la jeune fille s’était débattue avant sa mort. Jenny mène son enquête. A travers ses patients, elle ausculte toute la société qui l’entoure : l’enfant muré dans son silence, l’étudiant traumatisé, l’homme infidèle, un réseau de prostitution. Peu à peu elle découvre que beaucoup de gens se sentent coupables par rapport à cette affaire mystérieuse…

    La culpabilité perdure, l’enquête se poursuit

    Très bien démarrée, avec la précision et la profondeur habituelles des frères Dardenne, l’intrigue s’éparpille et souffre de quelques longueurs. Le statut social des personnages est bien esquissé, mais la quête obsessionnelle de la généraliste semble trop bien trop simple et naïve pour être crédible. En revanche, les frères Dardenne font merveilleusement vivre sur grand écran cette Jenny hantée et possédée par la mort de la jeune fille inconnue : « Si elle était morte, elle ne serait pas dans ma tête ». Parce que le sentiment de la culpabilité perdure, l’enquête se poursuit.

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