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    Culture

    La Palme d'or pour «Moi, Daniel Blake», le cri de cœur de Ken Loach

    media Ken Loach, Palme d’or 2016 pour « Moi, Daniel Blake ». REUTERS/Regis Duvignau

    « Je fais un cinéma de protestation. Un cinéma qui défend le peuple contre les puissants. » Il y a deux ans, en présentant « Jimmy’s Hall » au Festival de Cannes, Ken Loach avait juré que ce serait son dernier film. Et puis, il est revenu sur la Croisette en remportant ce dimanche 22 mai la Palme d'or avec « Moi, Daniel Blake », à presque 80 ans. Sans glamour et paillettes, avec une histoire simple qui vous brise le cœur. Pour cela, Ken Loach n'a nul besoin de montrer de carnages, de meurtres, d’enfants soldats ou de vies brisées de réfugiés. Et pourtant, tout cela on le retrouve d’une manière symbolique dans son nouveau film.

    Ken Loach a obtenu la Palme d'or, parce qu'il ose ce que personne n'ose faire : il va dans sa petite ville natale de Nuneaton, dans les Midlands, observe la misère qui l'entoure et en fait un film poignant comme Les Misérables de Victor Hugo. 

    Son Jean Valjean incarne aussi la bonté universelle, mais n'a même pas commis de crime. Daniel Blake (Dave Johns) est tout simplement tombé malade. Après une crise cardiaque, il a dû arrêter son métier de menuisier. Mais l'assurance chômage n’a pas l’air de l’entendre de cette oreille. « Pouvez-vous marcher 50 mètres ? Arrivez-vous à toucher avec votre main droite un chapeau sur votre tête ? lui demande sa conseillère. Alors, vous pouvez travailler ! »

    La machine impitoyable de la bureaucratie

    Les responsables, auxquels ils n’a pas droit de parler, vont lui couper les vivres s'il ne se présente pas à l'agence en charge des demandeurs d'emploi pour prouver qu'il cherche du travail. La machine impitoyable de la paperasse et de la bureaucratie se met en marche. Chaque rendez-vous est une attaque organisée contre l'intelligence et la dignité du malade. « Moi, Daniel Blake » seront ses derniers mots, condamné à mort par une société aveugle soumise à la logique du capitalisme.

    « Digne de Dickens »

    Ken Loach a enquêté pendant de longs mois dans sa ville natale et constaté que son protagoniste Daniel Blake est loin d'être un cas isolé. « Chez un jeune homme adorable, il y avait un matelas à même le sol, dans le frigo il y avait rien. C’était digne de Dickens. » Pendant le film, la caméra reste très près de Daniel Blake. Notre regard fusionne de plus en plus avec cet homme d'un certain âge et d'un certain destin.

    → A (RE)LIRE : Revivez le sacre de Ken Loach, Palme d'or du 69e Festival de Cannes

    Ken Loach explore les rouages de cette machinerie capitaliste broyant les gens éjectés du système. Devant nos yeux surgit toute la panoplie d'humiliations prévue par une société sans morale : « Le point de départ a été l’attitude délibérément cruelle consistant à maintenir les gens dans la pauvreté et l’instrumentalisation de l’administration » explique Ken Loach.

    La double peine pour les enfants

    Loach fait pleurer son public sans avoir honte. Il use de grands moyens pour défendre les petites gens : une mère obligée de se prostituer, une famille affamée à qui on propose la banque alimentaire à la place de droits acquis, la double peine pour les enfants, être pauvres et sans amis... Une économie de marché qui nous mène vers le désastre. Une chronique sociale qu'on n'est pas prêt d'oublier.

    Dave Johns (Daniel Blake) et Hayley Squires (Katie) dans « Moi, Daniel Blake » de Ken Loach, Palme d'or 2016.. Festival de Cannes 2016

    → A (RE)VOIR : "Moi, Daniel Blake" de Ken Loach et "Ma loute" de Bruno Dumont #FilmduJour #Cannes2016

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